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Blog du Comité
des sans papiers 59

Manifestation 
tous les mercredi
Place de la République 
à Lille, 18 heures 30


Régularisation
de tous les Sans Papiers!

42 rue Bernos
59800 Lille-Fives
csp59@wanadoo.fr

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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 22:39

1961 : Le peuple Algérien lutte pour l’indépendance depuis novembre 1954. L’immigration algérienne en France soutient la libération nationale. Un couvre feu est imposé aux seuls algériens. Les travailleurs algériens à l’appel de la Fédération du FLN manifestent en famille pacifiquement. Une répression brutale sanglante s’abat sur les manifestants causant des centaines de mort : «La Seine était rouge de sang». Le Préfet de Paris auteur au nom de l’Etat du massacre s’appelait M. PAPON, celui là même qui dans le cadre de la collaboration avec l’occupant Nazi entre 1940 et 45 s’était livré à la chasse aux résistants et aux juifs.

 

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2007 : Une rafle préfectorale contre les occupants de la Chambre de Commerce Internationale de Lille déclenche la grève de la faim d’une soixantaine de sans papiers. Durant 75 jours les grévistes de la faim sont baladés des Commissariats aux hôpitaux et jetés à la rue, la brigade canine dans les hôpitaux, des perfusions arrachées, des personnels hospitaliers exécutants le diktat préfectoral, des insultes adressées aux sans papiers par certains policiers du genre «vous bramez comme des ânes tous les mercredis», «vous êtes des singes tombés de vos arbres», à ‘Elysée et au Quai d’Orsay un ambassadeur subit le chantage à la mort de grévistes de la faim dont 13 sont expulsés, des conférences de presse du préfet lui même qui jette en pâture des grévistes de la faim présentés faussement comme des «délinquants dangereux», le CSP59 calomnié, diffamé, des associations «humanitaires» bafouant tous les principes et mises au pas, etc. Le Préfet D. CANEPA, ci-devant ex-Secrétaire Général de l’actuel Président SARKOZY à l’époque Ministre de l’Intérieur a décidé par de telles exactions disproportionnées de vaincre les grévistes de la faim, d’écraser le CSP59 et de se débarrasser de l’accord DELARUE qui a permis durant 3 ans une relative paix sociale dans le département du Nord. Au plan national un Ministre HORTEFEUX annonce les quotas de 125.000 arrestations et décisions d’expulsion pour en exécuter 25.000. Résultats : 5 chutes de sans papiers cherchant à échapper aux rafles policières et le décès d’une sans papiers chinoise.

 

1927 : Des lettres de protestations signalent au Préfet de Fréjus un traitement  discriminatoire insupportable de la part de la hiérarchie militaire entre les soldats français et les «tirailleurs» africains. Les soldats ne reçoivent pas le même manger, ni les mêmes vêtements, etc. Le Préfet décide une visite surprise à la caserne des «tirailleurs» africains au moment du repas et constate la véracité des plaintes. Le Préfet décide par décret préfectoral l’égalité de traitement. Ce Préfet s’appelait Jean MOULIN, celui là même qui sera à partir de 1941/42 l’un des fédérateurs de la Résistance au nom du Général DE GAULLE l’homme de l’appel du 18 juin 1940.

 

Trois Préfets, trois attitudes différentes vis à vis des étrangers, de l’immigration à méditer pour combattre le racisme d’Etat et faire vivre le principe fondateur de la République : «les humains naissent libres et égaux en droit et en dignité». Le vivre ensemble dans l’égalité en dépend, c’est le sens du combat du CSP59.

Rassemblement mercredi 17 octobre à 18 heures, Parvis des Droits de l'Homme, place de la République à Lille!

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Published by soutiens du CSP59 - dans annonces
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Le pédagogue 02/10/2015 13:29

Le pédagogue :


Un peu partout, dans Paris et sa région des hommes, des femmes et des enfants marchent.
Pour soutenir la résistance des Indigènes contre le colonialisme français.
Des basanés.
D'habitude, ils passent inaperçus.
Ils quittent rarement leurs réserves et les lieux où ils triment.
Et les voilà subitement en masse.
Comment est-ce possible ?
Comment osent-ils devenir visibles ?
Ils marchent.
Des hommes, des femmes, des enfants.
Depuis combien de temps ?
Quelle distance ont-ils parcouru ?
Pour eux, le temps ne compte pas et ils ne mesurent pas l'espace.
Un immense souffle est en eux.
Le but est dans leur coeur et rien de ce qui est éphémère ne les atteint.
Ce qui doit être sera.
Ils s'approchent de la Seine au rythme de battements tels ceux du coeur de la mère que tout enfant béni garde en lui.
Une marche pleine d’espoir.
On aurait dit l'aurore de la vie.
Un peu partout, des rangs noirs formés par des forces dites de l'ordre.
Par moments, de lourds nuages voilent la clarté du jour.
Mais pour ces êtres qui marchent, le ciel est d'un magnifique éclat et la Seine est radieuse.
Mohammad sourit à sa mère qui lui caresse les cheveux, et serre fort la main de son père.
Les rangs noirs explosent, des véhicules ternes vrombissent.
L'arsenal du maintien de l'ordre se répand en un déversement de haine.
Les marcheurs sont encerclés.
Dans Paris et sa région, plus de douze mille arrestations.
Des camps de détention et de torture.
Des blessés.
Des tués.
Des corps d'hommes, de femmes et d'enfants jetés dans la Seine.
Des moyens dits d'information ont informé :
Des semeurs de désordre, terroristes musulmans, ont été mis hors d’état de nuire.
La liberté.
Taratata.
L’égalité.
Taratata.
La fraternité.
Taratata.
Le ciel infini est bleu.
La Seine coule.
Depuis des années, Mohammad y vient assez régulièrement.
Il s'arrête, fixe le fleuve et sourit à ses parents, et à d’autres personnes, des hommes, des femmes, et des enfants, jetés dans la Seine le 17 octobre 1961 (selon le calendrier dit grégorien).