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Blog du Comité
des sans papiers 59

Manifestation 
tous les mercredi
Place de la République 
à Lille, 18 heures 30


Régularisation
de tous les Sans Papiers!

42 rue Bernos
59800 Lille-Fives
csp59@wanadoo.fr

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"La république à l'école
des Sans Papiers"...
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à IDM, 42 rue Bernos
Lille-Fives
(24 euros)















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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 11:29
David expulsé...

Nous avons appris ce matin que
David avait été conduit du Centre de Rétention Administrative de Lesquin jusqu'à l'aéroport Charles De Gaulle. Il est probablement arrivé à Tbilissi en Géorgie.
David, c'est ce jeune Géorgien interpellé en décembre 2006 avec Gela, lycéen. David est yéside, il a des cousins, des amis en France, en situation régulière. David a quitté la Géorgie pare qu'il était menacé : sa mère a été assassinée, son père est en prison à la suite d'un simulacre de procès.
David a essayé de se débrouiller seul . Seul, il rempliTsa demande de régularisation. Seul, il a essayé de survivre. Par peur de se montrer, il se tenait éloigné des actions en faveur des sans-papiers.
Aujourd'hui David est en Géorgie..
Nous tenons les autorités géorgiennes responsables de sa vie.

sur FR3 Lille métropole jeudi 25 octobre un sujet sur David.
http://nord-pas-de-calais-picardie.france3.fr/videojt/
Oui, il y a des rafles en France!

apparemment la police prend les quotas à respecter très au sérieux...
Communiqué de presse de la CIMADE :
Cela s 'appelle une RAFLE !!!
Cela vient de se passer cette fin de matinée, entre la rue de la République
et le Cours Gambetta :

Des policiers qui arrêtent les bus systématiquement, qui contrôlent certains
passagers au faciés, c'est à dire qui ressemblent à des étrangers, qui font
descendre, femmes, hommes ,poussette, qui embarquent sans discussion et sans
ménagement, et même violemment comme cette femme (qui pourtant avait des
papiers) qui allait chercher ses enfants à l'école (qui attendent toujours
leur mère dont nous n'avons aucune nouvelles 3 heures après)...

Nous l'avons vu de nos propres yeux puisque nous la CIMADE avons pris des
photos et avons même été controlé et villipendé pour ce fait... Nous avons
appelé le cabinet du Préfet pour lui dire notre émotion devant cette femme
en pleurs qui a assisté à l'embarquement de son amie pourtant en règle.

Cela porte un nom : Une rafle. Tout simplement. Le terme est approprié. Et,
nous ne pouvons même plus mettre des guillemets.

Et, nous ne confondons rien...nous ne faisons pas ici de parallèle entre
1942 et 2007.

Les situations ne sont pas comparables. Rien à voir. Les raflés ne sont pas
envoyés vers l'indicible. Ils disposent encore un peu, de recours d'un état
de droit. Le pouvoir qui a donné ces consignes a été légitimement élu. Etc.

De même que nous n'amalgamons pas, comme un premier réflexe, ce qui revient
de la chasse systématique des étrangers qui a tendance à ce developper :
objectifs chiffrés d'expulsions donnés par le pouvoir à sa police, des
policiers forçant une porte au petit matin, ou encore des convocations-piège
à la préfecture...

Mais n'en déplaise à quiconque... ce à quoi nous avons assisté...et nous en
sommes meurtri que cela se passe en France aujourd'hui...

Cela s'appelle une RAFLE!!!

Afin de faire l'autopsie de cette rafle, la CIMADE lance un appel à témoin.

Tous ceux qui ont assité à ces faits peuvent appeler au tel : 0467065502

Contact : Jean Paul NUNEZ : 0608328413


Nous relayons ici l’appel de nos camarades belge en grève de la faim 
Communiqué de presse
Des médecins alertent : 31 personnes en très grave danger après 36 jours de grève de la faim - Bruxelles, le 25 octobre 2007

Plusieurs de mes collègues médecins et moi-même suivons régulièrement sur le plan médical 31 sans-papiers qui ont entamé une grève de la faim dans un local exigu pour un tel nombre situé sur Evere 1040, 55 rue Georges de Lombaerde. Ils en sont aujourd’hui au 37e jour de jeûne.

En dehors de cas particuliers liés à des caractéristiques de santé personnelles (notamment certains facteurs de risques préalables à la grève de la faim, ce qui était le cas pour plusieurs des grévistes), l’évolution médicale, en cas de jeûne complet, présente une série d’étapes chronologiques qui se succèdent systématiquement. Il est à noter que, globalement, la majorité des grévistes présentaient d’emblée un mauvais état général rendant ces différentes étapes plus rapides et plus sévères, certains en étant à leur 3e grève de la faim en quelques mois.

Voici les étapes de l’évolution médicale :

Sur le plan métabolique, pour assurer l’apport énergétique minimal, de 1200 à 1800 kcal/jour, essentiellement sous forme de glucose :
La première phase, d’habitude assez courte, se caractérise par la consommation des réserves en sucre (glycogène), réserves peu importantes et destinées à faire face à des besoins énergétiques ponctuels.
La deuxième phase correspond à la consommation des graisses (lipides) ; sa durée est très variable et dépend de la masse grasse totale : elle sera donc potentiellement longue chez les obèses, beaucoup plus courte chez les grévistes maigres au départ (ce qui est la situation générale actuelle ici à Evere).
La troisième correspond, elle, à la consommation des protéines, et touche donc les tissus « nobles » de l’organisme, et de manière progressivement irréversible.

Sur le plan clinique :
Les premiers jours sont d’habitude assez bien supportés, malgré la sensation de faim et des spasmes gastriques importants, symptômes qui disparaissent d’habitude après une dizaine de jours.
Ensuite et jusqu’à 3-4 semaines de jeûne, le poids diminue de manière régulière (10-20 kgs en un mois), et plusieurs symptômes pénibles se développent : hypotension avec vertiges surtout en position debout (forçant à la position couchée), bradycardie (cœur lent), diminution de l’activité, des capacités de concentration et de réflexion, fatigue extrême, douleurs musculaires, diminution de la température corporelle, hoquet, crampes abdominales, insomnies, maux de tête.
La phase de maladie apparaît ensuite, avec des dégâts parfois irréversibles : vomissements, ictère (jaunisse), problèmes d’audition et de vision (vue double ou diplopie, hémorragies rétiniennes conduisant à la cécité, mouvements oculaires anormaux puis paralysie), hémorragies des gencives et de tout le tube digestif, lésions cutanées, troubles du comportement et lésions cérébrales.

La dernière phase (terminale), pouvant commencer dès le 40e jour : euphorie, confusion, somnolence, troubles respiratoires et coma, le tout pouvant entraîner la mort en quelques heures.

Il faut noter que d’autres complications peuvent apparaître, de manière non systématique mais parfois très précoce : altération de la fonction rénale, hypertension artérielle, troubles métaboliques (ioniques), convulsions, délire, lésions cérébrales (encéphalopathie de Wernicke), oedèmes de carence, etc.
Actuellement, les grévistes de la faim d’Evere ont dépassé leur 5e semaine de jeûne total, et leur état de santé en témoigne, que ce soit au niveau des symptômes qu’ils présentent, au travers des examens cliniques pratiqués quotidiennement (montrant notamment la perte de poids régulière) ou des dosages sanguins réalisés. Leur évolution est strictement superposable à celle décrite ci-dessus.
De plus, apparaissent depuis quelques jours, de manière progressive, un début d’altération des fonctions cognitives, des manifestations dépressives menant à des positions politiques extrêmes de plus en plus fermes quant à la poursuite du jeûne.  Tout ceci est très probablement renforcé par un effet de groupe, et le peu d’espoir (ou même l’absence d’espoir) de solutions dignes pour eux-mêmes qu’ils entrevoient. Mis au courant hier soir des conséquences de la privation calorique totale et prolongée sur le plan de la santé , ils m’ont exprimé leur détermination collective à continuer « jusqu’au bout » et à ne dorénavant plus appeler d’ambulance.
Survenant après 5 semaines de grève de la faim, cette volonté ne peut qu’entraîner des conséquences critiques, irréversibles et potentiellement mortelles à court ou moyen terme, aucun gréviste de la faim n’ayant jamais survécu plus de 70 jours, la majorité pas plus de 50-60 jours, en fonction de l’état physique de départ.
Tout en respectant la volonté des grévistes, et indépendamment de toute position politique, religieuse ou philosophique, nous tenons, d’un point de vue strictement humanitaire et déontologique, à faire savoir cette situation et à en informer le monde politique et la société civile.

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Published by soutiens du CSP59 - dans communiqués
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