Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Blog du Comité
des sans papiers 59

Manifestation 
tous les mercredi
Place de la République 
à Lille, 18 heures 30


Régularisation
de tous les Sans Papiers!

42 rue Bernos
59800 Lille-Fives
csp59@wanadoo.fr

flyer-bonhomme.jpg








Pour commander
"La république à l'école
des Sans Papiers"...
adressez vos chèques
à IDM, 42 rue Bernos
Lille-Fives
(24 euros)















Présentation

Liens

2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 09:48

Réponse de la CNSP à l'initiative du RESF suite à la tragédie de l'expulsion des travailleurs sans papiers isolés de la bourse du Travail de Paris. La CNSP soutient l'esprit de la réunion proposée et sait que la CSP75 y sera. La CNSP joint pour rappel à cette réponse plusieurs textes qui ont jalonné les 14 mois de présence à la Bourse du Travail de nos camarades de la CSP75 pour dire qu'une des leçons à retenir est qu'on apprenne à s'écouter au sein du mouvement démocratique dans son ensemble. Mais en attendant d'y revenir amplement, la priorité est de sortir par le haut tous ensemble, y compris avec la CGT, pour que la visibilité collective des travailleurs sans papiers isolés de la CSP75 soit préservée. La lutte continue pour la régularisation de tous les sans papiers.  

 

LA CNSP SOUTIENT L’ESPRIT DE LA PROPOSITION DU RESF :

EN SORTIR PAR LE HAUT EN REPARANT COLLECTIVEMENT LA FAUTE COMMISE CONTRE LES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS ISOLES DE LA CSP75

 

En invitant à une réunion urgente réunion ce samedi 27 juin à 10 heures précises à l’EDMP, 8 impasse Crozatier 75012 Paris le Resf déclare : « Nous proposons donc de geler toutes les discussions sur les responsabilités de uns et des autres jusqu’à la résolution de la crise actuelle. Tout autre attitude qui aboutirait inévitablement à de nouveaux déchirements serait irresponsable et risquerait de conduire les ex-occupants de la Bourse à la catastrophe. La boussole, c’est que c'est le gouvernement qui est responsable de cette situation. Elle n'existe que parce qu'il refuse la régularisation. Que les ex-occupants de la Bourse obtiennent des papiers et tous les problèmes disparaissent. C’est ainsi, nous semble-t-il, que la question doit être posée. On demande des papiers au gouvernement. Point barre. Pour le reste, on verra après ».

La CNSP est d’accord avec l’esprit de la démarche et qu’il s’agit donc de sortir par le haut :

- en aidant les 600 travailleurs sans papiers isolés avec enfants à s’installer collectivement dans un lieu qui leur permet de maintenir leur visibilité collective et éviter que la répression étatique Française ne relaye la grave bavure antisyndicale du syndicalisme Français;

- en soutenant les revendications formulées par la CSP75 auprès de la préfecture de Paris pour lesquelles les expulsés de la Bourse du Travail attendent une réponse de l’Etat Français;

- une fois l’unité de notre mouvement rétablie par ces deux actes indispensables :

- revoir la stratégie gouvernementale et patronale sur la régularisation « critère travail » qui divise les sans papiers en « bons » et « mauvais », en « régularisables parce que présenté par un syndicat Français » et « non régularisables » parce que travailleurs sans papiers isolés alors que beaucoup des travailleurs sans papiers isolés de la CSP75 sont syndiqués à la CGT notamment;

- rappelons que le même danger existait lors des circulaires pour les « parents d’enfants scolarisés », le même débat avait éclaté par ci par là et selon les endroits il y avait aussi des oppositions entre Resf et les CSP sur le sort à réserver aux sans papiers sans enfants, mais jamais cela n’a conduit au drame auquel nous venons d’assister;

- faire ensemble le bilan des divisions qui se manifestent dans l’ensemble du mouvement, dans sa partie CSP et partenaires soutiens depuis 2005, et qui ont conduit à la tragédie de l’expulsion raciste et antisyndicale de la bourse du Travail.

La CNSP a déjà pris des initiatives, y compris en direction de militants CGT, pour œuvrer à réparer la faute raciste et antisyndicale commise à la Bourse du Travail de Paris.

La CNSP sait que les camarades de la CSP75 participeront à toute initiative allant dans le sens des priorités définies ci-dessus conformes aux intérêts des travailleurs sans papiers isolés.

La CNSP salue le courage, la détermination des travailleurs sans papiers qui dorment à terre en plein Paris, mais qui gardent la dignité d’hommes et de femmes, de pères et mères de famille qui supporteront toutes les souffrances pour vivre dans la légalité et refuser la clandestinité imposer par l’Etat Français.

La CNSP sait que cette infamie agressive raciste antisyndicale indigne de l’histoire plus que centenaire de la CGT sera réparée par les traditions démocratiques et internationalistes du monde du travail Français.

Fait à Paris le 27/06/09

 

 

[23 juin 2009] EXPULSION DES SANS PAPIERS DE LA CSP75

REFUGIES A LA BOURSE DU TRAVAIL DE PARIS

PAR DES NERVIS EN CAGOULE :

UN GRAVE DERAPAGE DE LA CGT ET DU SYNDICALISME FRANCAIS !

 

Selon les témoignages des sans papiers eux mêmes : « une centaine de nervis du service de sécurité de la CGT portant des cagoules armés de barres de fer, de bâtons, de gaz lacrymogènes ont pénétré vers 11h30 au sein de la Bourse, à un moment où la majorité des sans papiers étaient partis manifester pour leur régularisation, se sont jetés sur les présents, notamment des femmes et des enfants pour les jeter dehors ».

 Cette bavure antisyndicale du syndicalisme français se fait le lendemain de la nomination de Brice HORTEFEUX au Ministère de l’Intérieur, celui là même qui a négocié avec la CGT suite aux grèves des travailleurs sans papiers les régularisations précaires non automatiquement renouvelable sur le critère « travail », critère en dessous de la revendication adoptée au 48éme congrès de la CGT Confédérale : « la régularisation de tous les sans papiers ».

Cette coïncidence est –elle un hasard? Les soupçons « d’accords secrets » entre la CGT et l’Etat Français pour laisser sur le carreau les sans papiers isolés dans le travail dissimulé par les patrons négriers ne sont-ils pas prouvés par cet acte anti-travailleur raciste? Telles sont les interrogations qui viennent à l’esprit.

La CNSP a publié plusieurs déclarations à chaque tension entre les syndicats et les travailleurs sans papiers de la Bourse du Travail de Paris pour apaiser et proposer des solutions allant dans le sens de l’unité des travailleurs et de leurs structures représentatives (syndicats et CSP) contre les pièges patronaux et gouvernementaux.

La CNSP a proposé à plusieurs reprises par écrit ou verbalement lors de contacts avec les syndicats de la Bourse ou la CSP75 des actions unitaires pour la régularisation de nos camarades sans papiers de la Bourse du Travail de Paris.

Mais malheureusement l’irresponsabilité de la division des travailleurs, notamment de la division raciste, l’a emporté au profit de la politique raciste et xénophobe du gouvernement Français.

Quand le mouvement syndical à travers ses dirigeants, y compris au plus haut niveau, succombe au poison de l’opportunisme teinté de surcroît de racisme, cela n’annonce rien de bon pour les travailleurs dans leur ensemble quelque soit leur statut et leurs origines. On appelle ici opportunisme la conciliation avec la politique patronale du gouvernement au point de sacrifier les intérêts de tout ou partie du monde du travail. 

La classe ouvrière est multinationale dans ce pays, elle est multicolore et multi-religieuse. Les dirigeants syndicaux du mouvement ouvrier doivent mesurer que cela concerne près de 30% des travailleurs.

Une telle situation accroît la responsabilité et la nécessité d’une prise en compte encore plus grande du poison raciste pour le combattre et unir les travailleurs dans la lutte pour la satisfaction de leurs légitimes revendications.

Le désastre de l’évacuation manu militari par des nervis du syndicalisme accompagnés de la police du gouvernement Français doit être vite réparer pour rétablire la confiance et l’unité des travailleurs.

C’est pourquoi nous disons que l’impuissance du syndicalisme à lutter pour la satisfaction des revendications des travailleurs, pour que la crise soit payée par les patrons est la cause véritable de cette fuite en avant raciste contre la fraction la plus précaire du monde du travail que sont les sans papiers réfugiés à la Bourse du Travail de Paris.

Faisons tout maintenant ensemble pour réparer cette bavure anti-syndicale et empêcher que l’ensemble des travailleurs ne payent cette faute opportuniste du mouvement syndical Français.

REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS!

Fait à Paris le 23/06/09                 

 

 

[28 février 2009] UNE DELEGATION DE LA CNSP VISITE LES SANS PAPIERS DE LA CSP75

 A LA BOURSE DU TRAVAIL DE PARIS!

 

Samedi 28 février une délégation de la CNSP s’est rendue auprès des sans papiers de la CSP75 à la Bourse du Travail de Paris. Cette visite fait suite à la lettre de la CNSP aux syndicats et à la CA de la bourse du Travail, lesquels en date du 5 février avaient publié un communiqué bien inquiétant et menaçant.

La CNSP proposait que tous les partenaires de la lutte des sans papiers se réunissent pour examiner un plan d’action unitaire en vue de créer un rapport de forces susceptibles d’obtenir les régularisations demandées par les sans papiers qui ont trouvé refuge à la Bourse.

Sans réponse la CNSP voulait par cette visite s’enquérir de l’analyse de la CSP75 de la situation et leur faire des suggestions unitaires en vue de sortir de ce face à face avec les directions syndicales pour des actions communes en direction du SEUL adversaire de TOUS  qu’est l’Etat, le gouvernement Sarkozy/Fillon/Hortefeux/Besson.

La délégation de la CNSP a écouté avec satisfaction les sans papiers et leurs délégués et avec la CNSP, nous tenons à réaffirmer que leur présence à la Bourse du Travail résulte :

- de la politique de la chasse raciste de l’Etat à l’humain étranger qui les a forcé à trouver refuge dans la Maison des travailleurs;

- du rejet discriminatoire de l’Etat de recevoir les collectifs de sans papiers pour réexaminer leurs dossiers;

de la position ségrégationniste du gouvernement qui n’accepte le réexamen que des dossiers syndicaux et patronaux;

- du sentiment que les grèves des travailleurs sans papiers sont ainsi instrumentalisés par le pouvoir Sarkozyste pour trier les « bons » et les « mauvais » sans papiers;

- du besoin de revenir TOUS ENSEMBLE  à la revendication de la REGULARISATION DES SANS PAPIERS.

La visibilité collective des sans papiers et l’unité avec les sans papiers en lutte sont une nécessité indispensable. Ne jamais accepter de sombrer dans la clandestinité, de redevenir des dossiers en Préfecture, des individus obligés de se cacher, des travailleurs clandestins qui tirent l’ensemble du monde du travail vers le bas et parfois des faits divers de délinquance dans les médias, telle est la devise des sans papiers et des CSP qui luttent. 

La CNSP réitère sa proposition du 15 février 09, les directions syndicales et la CA de la Bourse du travail doivent accepter de sortir de la posture qui consiste à rester bloqué sur la position : « vous sortez de la bourse du travail et nous travaillons avec vous ». Si les sans papiers sont venus à la Bourse du travail, c’est pour trouver refuge et dans l’espoir qu’ensemble, sans papiers, syndicats, organisations démocratiques et partis politiques, serons à même de créer le rapport de force suffisant pour amener le gouvernement à régulariser.

Ainsi entre juillet 2008 à février 2009, 750 dossiers ont été déposés en Préfecture de Paris par la CSP75 et 110 ont été examinés sur lesquels 90 ont été régularisés. Il est clair que c’est la visibilité des sans papiers qui a permis d’obtenir ces résultats.

Rappelons que la grève des sans papiers organisée par la CGT sur la même période a donné 1000 régularisations. C’est dire que plus que jamais l’unité de toutes nos forces est nécessaires pour avancer fortement vers l’objectif adopté au 48éme congrès de la régularisation de tous les sans papiers.

La crise financière et économique actuelle exige la construction du TOUS ENSEMBLE pour gagner sur les revendications des travailleurs que la crise soit payée par les fauteurs de crise que sont les patrons actionnaires du CAC40 qui annoncent des milliards de profits. Les sans papiers ne peuvent être exclus du TOUS ENSEMBLE.

C’est cela que la CNSP espère et attend du mouvement syndicale Français, c’est comme cela que nos anciens, Français, immigrés, travailleurs avec ou sans papiers, ont pu réaliser par les luttes les conquêtes sociales et démocratiques de 1936, 1945, 1968.

Fait à Paris le 28 février 09

 

 

[15 février 2009] Sur la présence des sans papiers de la CSP75 à la Bourse du Travail de Paris : Lettre de la CNSP aux syndicats CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, UNSA, Solidaires et à la COMMISSION ADMINISTRATIVE DE LA BOURSE DU TRAVAIL!

 

La CNSP a lu avec beaucoup d’inquiétude votre communiqué, en date du 5 février 09.

La CNSP ainsi que tous les travailleurs sans papiers, et nous en sommes certains la CSP75, sont conscients des problèmes objectifs de fonctionnement que cause le fait que des travailleurs sans papiers se soient réfugiés dans la Maison des Travailleurs qu’est la Bourse du Travail.

Ce qui inquiète dans ce communiqué :

- c’est cette opposition qui apparaît entre « salariés sans papiers » défendus par les syndicats et les sans papiers qui sont à la Bourse du Travail;

- c’est la présentation de cette présence de sans papiers comme ayant pour but délibéré d’empêcher l’activité syndicale;

- c’est d’opposer « les salariés de l’entreprise de câblage » et les sans papiers en les désignant comme responsables de leur « mise au chômage »;

- c’est de faire croire comme vous l’écrivez que leur présence à la Bourse du travail résulte du fait que « patronat et gouvernement sont totalement épargnés par cette action, alors que ces salariés précarisés sans papiers sont « utilisés » par les employeurs pour tirer tous les acquis sociaux vers le bas, casser le code du travail et les conventions collectives »;

- c’est donc tomber dans le piège tendu par Sarkozy/Fillon de l’exclusion des Collectifs de sans papiers, voire des associations comme interlocuteurs des Préfectures et même la division des syndicats sur le dossier de cette catégorie de travailleurs victimes de patrons négriers et fraudeurs du travail clandestin.

Votre communiqué du 5 février 09 est dangereux pour les sans papiers et pour l’ensemble des travailleurs avec ou sans papiers de ce pays, pour l’ensemble des Français et des immigrés de ce pays parce qu’il ignore totalement le fait que si des sans papiers ont été contraints de chercher asile dans la Maison des Travailleurs, la bourse du Travail, c’est forcément :

- un acte de désespoir de sans papiers qui cherchent par tous les moyens à vivre dans la légalité;

- une demande de solidarité aux autres catégories de travailleurs;

- la conséquence de la chasse à l’homme et aux travailleurs étrangers du pouvoir Sarkoziste;

- le résultat de la faiblesse collective de l’ensemble du mouvement syndical, du mouvement social que les syndicats sont chargés d’organiser, y compris les sans papiers;

- la non transparence et la non lisibilité de l’action syndicale actuelle pour la régularisation des salariés sans papiers, lesquels dépendent en partie des patrons, en partie de la « chance » d’être à plusieurs dans une boîte à lutter, de - l’arbitraire des préfectures du gouvernement, lesquels les assignent parfois à résidence par l’emploi, ce qui est totalement illégal, ségrégationniste et contraire au Code du travail, etc.

Votre communiqué du 5 février 09 est incompréhensible, car il n’offre d’autre perspective que l’affrontement de l’ultimatum que les travailleurs sans papiers rentrent à la maison et cela après la formidable grève générale du 29 janvier 09 qui permet d’envisager un TOUS ENSEMBLE POUR QUE LES PATRONS PAYENT LEUR CRISE.

Votre communiqué fait planer le CAUCHEMAR que les Syndicats Français se TROMPENT DE CIBLE TOUT COMME LES GREVISTES ANGLAIS QUI FONT GREVENT CONTRE L’EMBAUCJE DE SALARIES ETRANGERS.

La CNSP réitère sa proposition : Réunir tous les syndicats de la Bourse du Travail, la CSP75, toutes les associations partenaires de la lutte des sans papiers et la CNSP pour examiner un plan d’action commune pour créer le rapport de forces nécessaires à la régularisation des sans papiers de la bourse du Travail. 

C’est possible, il faut de la volonté et de l’engagement avant que vous ne soyez amenés à poser un acte grave et irresponsable que nous payerons tous tôt ou tard. Nous restons confiants dans le sens des responsabilités du syndicalisme Français.

Fait à Paris le 15 février 09             

 

 

[17 septembre 2008] LES SALES DESSOUS DE CARTES DE LA LOI SARKOZY SUR L’IMMIGRATION : L’apartheid en matière d’embauche et de contrat de travail !

 

Lettre Ouverte aux syndicats : CGT, CFDT, FO, FSU, SUD, UNSA, CGC, CFTC, CNT, des Avocats, de la Magistrature, etc.

« Afin de me permettre de poursuivre l’instruction de votre dossier de demande de titre de séjour, je vous serai obligé de bien vouloir me transmettre par retour de courrier : Le contrat de travail (en 3 exemplaires) que je vous envoie par courrier afin de l’établir par une entreprise qui se trouve dans le Nord uniquement, ainsi que l’engagement du versement de la redevance auprès de l’Anaem. Je prends soin de vous préciser que la durée de ce contrat, pour être validé par la Direction Départementale du Travail et de l’Emploi, ne peut être inférieur à 1 an ». Voilà ce qu’écrit maintenant la Préfecture du Nord à des sans papiers régularisés avec un récépissé les autorisant à travailler en attendant la fabrication de leur carte d’un an.

Ainsi l’Etat annonce que M ou Mme X est régularisé, lui remet un récépissé autorisé à travailler en attendant l’établissement de la carte d’un an, puis 3 ou 6 mois après, au moment du renouvellement du récépissé, la personne reçoit ce courrier discriminatoire qui l’assigne à résidence dans le Nord sur le critère de l’emploi et lui impose un CDD d’un an conditions du renouvellement.

Sarkozy/Hortefeux ont été obligés par les grèves et occupations des sans papiers CGT des entreprises de la restauration  à concéder la dite « régularisation sur le critère travail ». Ce courrier prouve que tout de suite le gouvernement dévoie  celle-ci en enchaînant le travailleur sans papiers à « son » patron en piétinant le Code du Travail.

La République française, version Sarko/Hortefeux, organise un nouveau statut administratif légal du travailleur sans papiers décidé « uniquement » par le patron d’une entreprise de la Préfecture considérée et par un CDD d’un an.

Tels sont les nouveaux principes et valeurs de la Démocratie Libérale française. Sarko/Hortefeux n’ont en fait rien inventé, ils ne font que dépoussiérer les recettes de l’apartheid qui a régné en Afrique du Sud.

Remplacer « l’immigration familiale » par «l’immigration de travail », tel est le contenu ségrégationniste de « l’immigration choisie ». L’intention cachée est d’en finir avec la carte de séjour vie privée et familiale, donc avec la carte de résident de 10 ans en lui substituant des titres de séjour précaires allant de 3 mois, 6 mois, 1 an, 3 ans non automatiquement renouvelables. 

Cette grave atteinte raciste au droit au regroupement familial prolonge la mise en place hypocrite et dangereuse d’un « Ministère de l’identité nationale» communautariste et donc raciste, qui désigne sans le dire les noirs, les africains, les maghrébins, les musulmans comme « la menace et l’ennemi intérieur » à la France (sic !). En réalité Sarko/Hortefeux sont un vrai danger pour le vivre ensemble dans l’égalité des droits.

Cette dérive racialiste se traduit aussi par l’imposition par le pouvoir d’une « période d’essai » de 4 ans environ pour obtenir la nationalité française par mariage et de plus de 2 ans pour obtenir un titre de séjour de résident. Elle est aussi à l’origine de la fin annoncée et pratiquée du Droit d’asile en France, et dans l’UE.

C’est ainsi qu’il devient possible dans la France d’aujourd’hui par exemple qu’un étranger résident retraité qui a obtenu le regroupement familial, mais qui malheureusement décède pendant que son épouse et ses enfants attendaient l’établissement de leurs titres de séjour de 10 ans; Madame et ses enfants se voient ensuite opposés par la Préfecture un refus de séjour, un mois et demi après le décès du papa retraité, pour, tenez vous bien, « absence de vie commune ». Ce genre de situations ubuesques et scandaleuses se multiplient et deviennent la marque déposée de l’ère raciste Sarko/Hortefeux. L’offensive du racisme d’Etat est tout azimut, il faut faire face.

La CSNP appelle tous les partenaires syndicaux, associatifs, les forces politiques de progrès et les citoyens en France:

à dénoncer l’actuelle transformation raciste de la République française;

à exiger l’abrogation de toutes les dispositions et pratiques d’Etat qui discriminent les travailleurs sans papiers régularisés sur la base du « critère travail « , notamment la dépendance du sort administratif de l’étranger aux intérêts du patronat;

à demander le respect du Droit d’asile ratifier par la France, le respect du statut vie privée et familiale et du droit à la carte de résident de 10 ans;

La CNSP appelle l’opinion publique, les citoyens et les gouvernements des pays d’émigration :

à exiger le respect des droits et de la dignité des étrangers, notamment de leurs compatriotes expatriés  en France.

La CNSP se souvient et rend encore une fois un hommage solennel aux militants décédés qui ont été des symboles du combat qui continue pour la régularisation de tous les sans papiers : Romain BINAZON, Professeur Léon SCHWARTZENBERG, l’Amiral SANGHINETTI, Jean Marc LAVIGNE, le chanteur populaire Denis CACHEUX, etc.

Fait à Paris le 17 septembre 08

 

 

[20 Janvier 2009] Aux Camarades du Bureau confédéral CGT,
A la Camarade Francine Blanche,


La CNSP a reçu cette invitation qui ne lui initialement destinée. La CNSP et les CSP59 sont victimes d'un ostracisme discriminatoire de l'Etat Français, lequel a donné consigne aux Préfectures d'exclure les CSP comme interlocuteurs auto-defenseurs des sans papiers. Comme l'ensemble des partenaires syndicaux et associatifs le savent, la CNSP et les CSP vivent et luttent, malgré la répression dure que les sans papiers subissent, depuis 1996 jusque de nos jours.
La CNSP a demandé par lettre ouverte aux partenaires syndicaux que le réexamen sur la base du critère travail obtenu par la formidable mobilisation des sans papiers dans des secteurs comme la restauration notamment et l'assumation de leur responsabilité d'organisation syndicale de tous les travailleurs avec ou sans papiers notamment la CGT, que donc ce réexamen ne soit laissé à l'initiative des patrons, soit ouvert à tous (les syndicats, les associations et les CSP), que les témoignages de salariés réguliers, les promesses d'embauche, etc soient pris en compte et que la régularisation critère travail soit automatiquement renouvelable indépendamment du fait que l'embauche continue d'exister ou pas, etc.
La CNSP est étonnée que l'ensemble des associations soient conviées par la CGT à une réunion pour faire le point à l'exclusion de la CNSP et des CSP, notamment Parisiens et d'Ile de France.
Espérant que ce n'est qu'un oubli malencontreux, la CNSP demande au bureau confédéral d'inviter la CNSP et les CSP Parisiens et d'ïle de France.
Ci-joint la lettre d'invitation de la CGT et la liste des invités.
Fait le 20/01/09  

Partager cet article

Repost 0
Published by soutiens du CSP59 - dans communiqués
commenter cet article

commentaires