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Blog du Comité
des sans papiers 59

Manifestation 
tous les mercredi
Place de la République 
à Lille, 18 heures 30


Régularisation
de tous les Sans Papiers!

42 rue Bernos
59800 Lille-Fives
csp59@wanadoo.fr

flyer-bonhomme.jpg








Pour commander
"La république à l'école
des Sans Papiers"...
adressez vos chèques
à IDM, 42 rue Bernos
Lille-Fives
(24 euros)















Présentation

Liens

19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 23:32

Intensifions nos efforts, contre la réforme Hortefeux!!

 

En quelques jours, nous avons été plus de 50000 à nous être mobilisés contre la réforme ministérielle du 22 août dernier, qui modifie les conditions d'intervention de la société civile dans les centres de rétention et, de fait, réduit considérablement les droits des migrants.

Pour accentuer le rapport de force avec le ministre de l’Immigration, nous devons être encore plus nombreux à  lui exprimer notre désaccord et à  lui demander de renoncer à cette réforme et d'engager une concertation avec les associations concernées,

C’est pourquoi nous vous sollicitons aujourd’hui, pour relayer la pétition dans votre entourage. Beaucoup de vos ami(e)s peuvent encore signer…

Pour appuyer la pétition, regardez et diffusez largement la vidéo réalisée pour cette occasion.

La vidéo : http://www.cetaitpiredemain.org

L'appel : http://www.placeauxdroits.net/petition2/index.php?petition=5

 

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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 23:29

La compagne d'un sans-papier s'est immolée par le feu, hier matin, pour protester contre la reconduite à la frontière de son ami arménien, le jour de sa sortie de la maison d'arrêt. Un journaliste d'Ouest-France a été brûlé en lui portant secours.

« Une torche humaine ! » Les quelques témoins du drame qui s'est déroulé, hier matin, devant la maison d'arrêt du Mans, sont sous le choc. Vers 9h, Josiane Nardi, une femme d'une soixantaine d'années, s'est immolée par le feu, juste devant la grande porte grise du bâtiment. Son compagnon, d'origine arménienne, allait être expulsé du territoire juste à sa sortie de prison.


Deux journalistes présents sur les lieux ont été extrêmement choqués. Jérôme Lourdais, notre collègue de la rédaction mancelle d'Ouest-France, brûlé à la main, était, hier soir encore, hospitalisé.


Condamnations pour violences


Le compagnon de Mme Nardi, Henrik Orujyan, 32 ans, Arménien, purgeait sa peine depuis un an et demi au Mans. Entré clandestinement en France en 2001, il a été condamné plusieurs fois, selon le préfet de la Sarthe. Vols, violences avec armes, violences sur sa concubine. Il est sous le coup d'interdictions du territoire, prononcées en 2002 et 2005. Mais jamais appliquées, en raison de son refus d'embarquer.

Pour cette nouvelle tentative d'expulsion, le préfet de la Sarthe avait signé « sur réquisition du procureur de la République », un placement en centre de rétention administrative. Marié en Arménie, père d'un enfant de huit ans, Henrik Orujyan n'a jamais demandé de régularisation mais il a sollicité, quatre fois, le bénéfice du droit d'asile à la France. Refusé quatre fois.

Josiane, il l'a rencontrée en 2005, dans l'Eure. Elle a même été placée en garde à vue et condamnée à une amende de 900 € pour l'avoir hébergé, lui, un sans-papiers. Elle venait le voir très souvent au parloir. Récemment, elle a acheté, pour lui, un bar dans le centre-ville du Mans.


« Je vais les empêcher de l'emmener »


Depuis plusieurs semaines, Josiane Nardi était inquiète. Elle s'était renseignée auprès de la préfecture, avait contacté un avocat, des associations de défense des droits de l'homme. Vendredi soir, comme un dernier recours, elle prévient la presse.

Vers 8h30, samedi, elle attend les deux journalistes devant la maison d'arrêt. Ne voyant pas son compagnon sortir, et alors qu'une voiture de police entre dans la prison, elle panique. « Elle a dit : je vais les empêcher de l'emmener », raconte un témoin.

Soudain, elle se jette dans sa voiture, garée devant la prison. En ressort avec une bouteille d'essence et un briquet. Sans que personne n'ait le temps de faire un geste, elle s'asperge. Les premiers témoins, dont notre confrère Jérôme Lourdais, tentent d'intervenir. Mais elle allume son briquet.

 

État très grave


Sérieusement blessé à la main, notre collègue la voit brûler, puis s'écrouler. Avec son confrère du Maine Libre et quelques passants affolés, il hurle à l'aide. Tambourine à la porte de la prison, qui reste close. Les témoins tentent d'éteindre les flammes avant l'arrivée des sapeurs-pompiers. « Je ne veux pas mourir, je veux voir Henrik », murmure Josiane Nardi. Pourquoi personne ne sort de la maison d'arrêtà ce moment ? « De l'intérieur, les policiers n'ont rien vu », répond le préfet.

Très choqués, les deux journalistes sont transportés à l'hôpital. Pris en charge par un psychologue. Hier soir, Josiane Nardi était entre la vie et la mort, à l'hôpital des grands brûlés de Tours. « Il y a de sérieuses raisons de s'alarmer pour elle », indique le préfet.


Le compagnon arménien assigné à résidence


Dans l'après-midi, une centaine de personnes se sont rassemblées devant la préfecture du Mans, pour crier leur indignation. « Nous demandons que la lumière soit faite sur la chaîne de responsabilité qui a conduit à ce drame. » HenrikOrujyan a été transféré au Centre de rétention administrative de Rennes. Selon nos informations, la décision a finalement été prise, hier soir, de ne pas l'expulser et de l'assigner à résidence. Un espoir pour lui de pouvoir se rendre au chevet de sa compagne.


Christine CORRE et Matthieu MARIN.

http://www.ouest-france.fr/Sans-papiers-drame-devant-la-prison-du-Mans-P-/re/actuDet/actu_3636-725757------_actu.html

Ouest France (17 octobre 2008)

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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 23:15

Chers camarades travailleurs de la chimie du syndicat CGT Copenor et du Comité CGT des privés d'emplois Sotira, C'est avec émotion que nous vous remercions de votre don de bons d'achat de 500 euros.

Il s'agit là d'un geste de solidarité et de fraternité entre travailleurs qui montre que l'avenir appartient au vivre ensemble dans l'égalité des droits.

Notre collaboration tous les ans pour l'organisation du noël des chômeurs et des sans papiers illustre parfaitement ce que doivent être les relations fraternelle de classe entre travailleurs à statuts différents pour éviter les ornières des pièges patronaux de la division.
Nos actions communes permettent aussi de contrecarrer le poison de la division raciste ou « communautariste » de la société qui affaiblit les luttes sociales.

C'est aussi dans ce cadre qu'il faut situer, Samedi 25 Octobre à Lille, notre soirée de repas solidaire avec les populations, donc les travailleurs sinistrés, de la tornade du sud de notre département.

Le CSP59 vous exprime sa gratitude et son attachement à la fraternité de classe. Le combat continue !

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 17:14

Envoyez vos mails, fax, lettres au Préfet du Nord !

 

Ibou Touré,  31 ans, a été arrêté lundi 6 octobre, pour la huitième fois, rue des Postes à Lille, alors qu'il sortait de chez un ami, compagnon d'infortune sans papier comme lui. Il est maintenu depuis en rétention au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Lesquin (59).

Ibou est l’un des Ch'tis marcheurs sans papiers qui, partis de Lille le 19 avril dernier, sont arrivés à Paris le 10 mai, journée commémorative de la traite et de l'esclavage des noirs, crimes contre l'Humanité.

Ce 10 mai 2008, Ibou est arrivé à Paris avec le groupe d'une trentaine de marcheurs et marcheuses sans papiers et de quelques soutiens, après 22 étapes lors desquelles des collectifs composés de Comités de Sans Papiers, des associations antiracistes de droits de l'homme (LDH, Mrap…), des syndicats (CGT, FSU, SUD, CNT), de l'UCIJ, du RESF, de Maires, d'élus municipaux, d'étudiants, d'élèves et leurs organisations, de citoyens, d'immigré-e-s réguliers, les ont chaleureusement accueillis et soutenus dans leur combat légitime pour la régularisation.

Ce 10 mai 2008, près de 8000 manifestant-e-s, sans papiers et soutiens, membres de Comité de sans papiers, représentants d'associations et de syndicats, et en présence d'élus au parlement, de conseillers régionaux, départementaux et municipaux ont accueillis Ibou Touré et les autres marcheurs coiffés de bonnets phrygiens.

 

Maintenu en centre de rétention et expulsable à tout moment, Ibou a besoin de votre soutien. Envoyons lettres, mails et fax au Préfet du Nord pour demander sa libération et sa régularisation !

 

Ecrivez, téléphonez, faxez au préfet et à ses collaborateurs, aux différents directeurs de cabinets ministériels…

- l'ancien préfet (dont le mail est peut-être encore valide) : daniel.canepa@nord.pref.gouv.fr

- le nouveau préfet (depuis la semaine dernière), Jean-Michel Bérard : jean-michel.berard@nord.pref.gouv.fr

- le fax de la préfecture du Nord : O3 20 30 52 58

- le secrétaire général : pierre-andre.durand@nord.pref.gouv.fr

- la page accueil du site préfectoral http://www.nord.pref.gouv.fr/page.php?P=static/contact/

- Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 Standard 01 77 72 61 00

- Directeur de cabinet : thierry.couderc@iminidco.gouv.fr

- Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

- Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr

- Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr et geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr

- Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

- Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr

- Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

 

Monsieur le Préfet du Nord,

 

Monsieur Ibou Touré a été arrêté pour la huitième fois à Lille lundi 6 octobre, puis transféré au C.R.A de Lesquin, où le juge a décidé de le maintenir en rétention.

Monsieur Touré est originaire de Guinée Conakry. Il est entrée en France le 10 janvier 2004, ayant dû fuir son pays natal menacé par le contexte politique. Il a été emprisonné en Guinée et a subi des sévices qui ont laissé des traces, comme l'attestent plusieurs lettres de médecins. Ibou Touré a appris l'année dernière qu'il est sous le coup d'un mandat d'arrêt depuis 2004 en Guinée.

Dès son arrivée en France, Monsieur Touré effectue des démarches afin de régulariser sa situation administrative. Sa demande d'asile a été rejetée le 26 avril 2004.  Il fait aujourd'hui l'objet d'un Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière. Une demande d'asile politique est en cours.

Ibou Touré a de la famille en France : son frère et sa femme ont la nationalité française. Depuis qu'il est arrivé en France, il suit des cours de français à la maison de quartier de Wazemmes (Lille), La Clef, ID Formation et à la Cimade. Ces recherches d'emploi lui ont permis d'obtenir une promesse d'embauche dans une société de livraison à Sars-Poteries, dans le département du Nord. Il est également bénévole dans plusieurs associations.

De plus, les 4 dernières années passées en France ont permis à Ibou Touré de tisser de profonds liens d'amitié avec des dizaines de personnes, en particulier à Lille et plus largement dans tout le Nord de la France.

Sa vie est en France, auprès de son frère, de ses nombreux amis, de ses camarades bénévoles associatifs, tous révoltés par son maintien en rétention et cette décision incompréhensible et inhumaine d'expulsion. Cette décision le menace, car Ibou Touré est sous le coup d'un mandat d'arrêt dans son pays natal en Guinée. Une expulsion signifie donc aujourd'hui pour lui emprisonnement, sévices, voire pire !

Pour ces raisons, nous vous demandons Monsieur le Préfet, de bien vouloir reconsidérer votre décision. Nous faisons appel à votre conscience et à votre humanité. Nous vous demandons d'arrêter cette machine administrative aveugle et inhumaine, nous vous demandons de régulariser la situation de Monsieur Ibou Touré, afin de permettre à un frère de continuer à vivre auprès de son frère et à un jeune homme près de ses amis en France, parmi nous. Ibou ne souhaite qu'une chose : rester en France, travailler et réaliser ses projets d'avenir dans notre pays.

Nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de notre considération.


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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 14:01

Samedi 25 octobre, 18 heures, salle de la Halle au sucre dans le vieux Lille

 

Pendant que les amoureux du sport suivaient les impressionnants jeux olympiques de Pékin, une terrible tornade s'abattait sur plusieurs localités du sud de notre Département Nord.

Des maisons et de nombreuses infrastructures ont été détruites, des habitants, des travailleurs ayant trimés durs pour obtenir à la sueur de leur front un toit, ont tout perdu.

Même si nous Ch'tis sans papiers sommes traqués et persécutés par la politique de chasse à l'humain étranger du gouvernement, même si nous sommes encore 27 grévistes de la faim et 30 marcheurs de Lille à Paris qui attendent toujours que le Préfet nous régularise.

Le malheur qui a frappé les populations sinistrées ne peut nous laisser indifférent en tant qu'étrangers sans papiers qui demandons à travailler et vivre ici dans l'égalité des droits et de dignité.

L'indifférence au sort des autres est une sérieuse menace pour la société;

il faut donc que l'adage qui dit que « c'est dans le malheur que l'on voit ses vrais amis » triomphe de l'égoïsme déshumanisant que propage la politique de la droite dure sous influence du racisme de l'extrême droite Lepéniste.

Voilà pourquoi nous sans papiers en lutte organisons cette soirée repas multiculturel à 5 euros :

- Afrique du Nord – Afrique au sud du Sahara – Thaïlande. 

Suivi de la remise au CSP59 du tableau du Camarade artiste Chilien HERIBERTO MENA.       

- Dès 15h, projection du film Sankara, l'homme intègre et Conférence – Débat. 

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 13:55

Commémorons le crime d’Etat du 17 octobre 1961 à Paris par le préfet collabo vichyste Papon !  18 heures Place de la République


Le 17 octobre 1961 des milliers de travailleurs immigré(e)s algériens manifestaient pacifiquement pour dire non à la guerre coloniale française en Algérie. L'Etat français avait décidé un couvre feu interdisant toute manifestation contre cette guerre qui a causé 1 million 500 milles morts algériens.

Ils étaient des milliers, des dizaines de milliers, hommes, femmes, enfants, en famille à marcher dans les rues de Paris sans se douter de la barbarie qui allaient s'abattre sur eux.

La répression sauvage et macabre abattu par la Préfecture de police dirigée par le Préfet Papon, ce vichyste collabo des occupants nazis, montrait que l'origine, la couleur de la peau, le faciès, la religion, le statut « d'étranger » demeurent aux yeux de certains gouvernants les critères racistes pour diviser le monde du travail. Ce pogrom raciste d'Etat reste dans l'histoire une des tâches les plus sombres de l'histoire de la France. « La seine était rouge du sang » des algériens manifestants disent certains écrits, mais jusqu'ici l'Etat français refuse de dire exactement combien « d'immigré(e)s » ont été assassinés.

Si hier les travailleurs immigré(e)s étaient mortellement discriminés pour les intérêts coloniaux des patrons français, aujourd'hui c'est la chasse à l'étranger travailleur sans papiers pour les maintenir dans les griffes de l'esclavage moderne du travail clandestin organisé par les patrons fraudeurs du fisc. culture africaine, asiatique et latino-américaine, la religion musulmane, la couleur de la peau, le faciès des immigrants sont désignés de fait comme des « menaces pour l'identité nationale française » dans un processus de « communautarisation » à peine voilée de la société en crise.

Les mouvements sociaux, les structures auto-organisées de l'immigration sont marginalisées, exclues et persécutées parce qu'il n'est pas concevable pour le pouvoir d'Etat que l'immigration soit reconnue dans ses droits citoyens et comme interlocutrice en tant que contre pouvoir à part entière dans une démocratie qui se respecte. La répression contre le CSP59 illustre parfaitement depuis le 15 juin 2007 ce constat objectif.

Laisser faire, c'est préparer le terrain pour que les organisations françaises soient elles mêmes victimes.

Or les forces fascistes et racistes tentent aujourd'hui de relever la tête en s'installant dans nos quartiers populaires pour préparer leur retour en force alors que s'estompe « l'effet Sarkozy ».

Voilà pourquoi, il est important que l'on se mobilise pour faire du 17 octobre 2008, le point de départ d'une jonction des sans papiers en lutte avec toutes les autres secteurs organisés du mouvement démocratique, anti-raciste et antifasciste.


SAMEDI 25 OCTOBRE A 15 H A LA HALLE AUX SUCRES DANS LE VIEUX LILLE - PROJECTION DU DOCUMENTAIRE : Thomas SANKARA, L'HOMME INTEGRE - CONFERENCE-DEBAT SUR LE THEME : DES TENTATIVES DE LIBERATION ET DE DEVELOPPEMENT AUX PIROGUES DE LA MORT DE L'EMIGRATION SUBIE - SUIVI DE LA SOIREE REPAS DE SOLIDAIRTE DU CSP59 AVEC LES SINISTRES DE LA TORNADE !

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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 19:52

L'apartheid en matière d'embauche et de contrat de travail!

Communiqué de la CNSP - le 17 septembre 08

 

Lettre Ouverte aux syndicats : CGT, CFDT, FO, FSU, SUD, UNSA, CGC, CFTC, CNT, des Avocats, de la Magistrature, etc.

 

« Afin de me permettre de poursuivre l'instruction de votre dossier de demande de titre de séjour, je vous serai obligé de bien vouloir me transmettre par retour de courrier : Le contrat de travail (en 3 exemplaires) que je vous envoie par courrier afin de l'établir par une entreprise qui se trouve dans le Nord uniquement, ainsi que l'engagement du versement de la redevance auprès de l'Anaem. Je prends soin de vous préciser que la durée de ce contrat, pour être validé par la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi, ne peut être inférieur à 1 an ». Voilà ce qu'écrit maintenant la Préfecture du Nord à des sans papiers régularisés avec un récépissé les autorisant à travailler en attendant la fabrication de leur carte d'un an.

Ainsi l'Etat annonce que M ou Mme X est régularisé, lui remet un récépissé autorisé à travailler en attendant l'établissement de la carte d'un an, puis 3 ou 6 mois après, au moment du renouvellement du récépissé, la personne reçoit ce courrier discriminatoire qui l'assigne à résidence dans le Nord sur le critère de l'emploi et lui impose un CDD d'un an conditions du renouvellement.

Sarkozy/Hortefeux ont été obligés par les grèves et occupations des sans papiers CGT des entreprises de la restauration  à concéder la dite « régularisation sur le critère travail ». Ce courrier prouve que tout de suite le gouvernement dévoie  celle-ci en enchaînant le travailleur sans papiers à « son » patron en piétinant le Code du Travail.

La République française, version Sarko/Hortefeux, organise un nouveau statut administratif légal du travailleur sans papiers décidé « uniquement » par le patron d'une entreprise de la Préfecture considérée et par un CDD d'un an.

Tels sont les nouveaux principes et valeurs de la Démocratie Libérale française. Sarko/Hortefeux n'ont en fait rien inventer, ils ne font que dépoussiérer les recettes de l'apartheid qui a régné en Afrique du Sud.

Remplacer « l'immigration familiale » par «l'immigration de travail », tel est le contenu ségrégationniste de «  l'immigration choisie ». L'intention cachée est d'en finir avec la carte de séjour vie privée et familiale, donc avec la carte de résident de 10 ans en lui substituant des titres de séjour précaires allant de 3 mois, 6 mois, 1 an, 3 ans non automatiquement renouvelables. 

Cette grave atteinte raciste au droit au regroupement familial prolonge la mise en place hypocrite et dangereuse d'un « Ministère de l'identité nationale» communautariste et donc raciste, qui désigne sans le dire les noirs, les africains, les maghrébins, les musulmans comme « la menace et l'ennemi intérieur » à la France (sic !). En réalité Sarko/Hortefeux sont un vrai danger pour le vivre ensemble dans l'égalité des droits.

Cette dérive racialiste se traduit aussi par l'imposition par le pouvoir d'une « période d'essai » de 4 ans environ pour obtenir la nationalité française par mariage et de plus de 2 ans pour obtenir un titre de séjour de résident. Elle est aussi à l'origine de la fin annoncée et pratiquée du Droit d'asile en France, et dans l'UE.

C'est ainsi qu'il devient possible dans la France d'aujourd'hui par exemple qu'un étranger résident retraité qui a obtenu le regroupement familial, mais qui malheureusement décède pendant que son épouse et ses enfants attendaient l'établissement de leurs titres de séjour de 10 ans; Madame et ses enfants se voient ensuite opposés par la Préfecture un refus de séjour, un mois et demi après le décès du papa retraité, pour, tenez vous bien, « absence de vie commune ». Ce genre de situations ubuesques et scandaleuses se multiplient et deviennent la marque déposée de l'ère raciste Sarko/Hortefeux. L'offensive du racisme d'Etat est tout azimut, il faut faire face.

La CSNP appelle tous les partenaires syndicaux, associatifs, les forces politiques de progrès et les citoyens en France:

- à dénoncer l'actuelle transformation raciste de la République française;

- à exiger l'abrogation de toutes les dispositions et pratiques d'Etat qui discriminent les travailleurs sans papiers régularisés sur la base du « critère travail », notamment la dépendance du sort administratif de l'étranger aux intérêts du patronat;

- à demander le respect du Droit d'asile ratifier par la France, le respect du statut vie privée et familiale et du droit à la carte de résident de 10 ans;

La CNSP appelle l'opinion publique, les citoyens et les gouvernements des pays d'émigration;

- à exiger le respect des droits et de la dignité des étrangers, notamment de leurs compatriotes expatriés  en France.

La CNSP se souvient et rend encore une fois un hommage solennel aux militants décédés qui ont été des symboles du combat qui continue pour la régularisation de tous les sans papiers : Romain BINAZON, Professeur Léon SCHWARTZENBERG, l'Amiral SANGHINETTI, Jean Marc LAVIGNE, le chanteur populaire Denis CACHEUX, etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 14:10

La situation des occupants de l'ULB est catastrophique.

L'occupation de l'ULB où 75 sans-papiers mènent une grève de la faim depuis 52 jours est un mouroir, estime Jean-Marie Piersotte, ancien permanent national de la CNE, qui a conduit ce mardi matin une femme de 53 ans vomissant du sang à l'hôpital. « L'état de santé des grévistes se dégrade, ils ont sombré dans un pré-coma », a-t-il dit lors d'un point presse.

 

Les médecins se disent également inquiets quant à l'état de santé des grévistes, qui s'est sérieusement dégradé en une semaine. A l'intérieur du bâtiment de l'ULB occupé depuis le 7 avril, les matelas sont serrés les uns contre les autres dans différentes pièces sur plusieurs étages. Les grévistes de la faim sont alités et n'ont plus la force de parler. « Pourquoi la ministre Turtelboom nous fait ça? », peine à déclarer l'un des grévistes, en pleurs. « Je ne sais ce que la ministre Turtelboom racontera à ses enfants quand ils lui demanderont des comptes. Car des comptes, elle devra en rendre pour non-assistance en personne en danger », a réagi Jean-Marie Piersotte. « C'est non seulement indigne de provoquer des grèves de la faim et de mettre la vie des gens en danger mais encore plus de ne pas donner de réponses à ces actes. La ministre Turtelboom pratique l'amalgame en jugeant d'une même manière les personnes qui organiseraient les grèves de la faim et les auteurs de traite des êtres humains. Les grèves de la faim sont des actions spontanées que nous ne défendons pas. Mais nous accompagnons les grévistes pour éviter des accidents », a déclaré de son côté Riet Dhondt, responsable du Parti du Travail de Belgique pour le Brabant (PTB). Le porte-parole des grévistes de l'ULB, Fawzi, qui avait lui-même entamé une grève de la faim de douze jours, a demandé lundi aux autres grévistes de mettre un terme à leur action. « Je leur ai dit que les papiers n'étaient pas une fin en soi. Mais ils m'ont répondu qu'ils ne pouvaient plus reculer. Certains ont déjà des séquelles irréversibles. Ils se battent surtout pour leur dignité. J'avais commencé moi-même la grève de la faim pour mes enfants, pour qu'ils ne subissent pas ce que j'ai connu et qu'ils ne soient plus exploités au travail », a-t-il expliqué. Ce sans-papier a renoncé à poursuivre la grève de la faim pour devenir le porte-parole du groupe. (Belga)

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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 23:39

Jusqu’où ira le Préfet CANEPA dans sa traque des Sans Papiers et la criminalisation de la solidarité ?

 

Le mercredi 31 juillet dernier, à 7 heures, 3 policiers débarquent au domicile roubaisien d'un soutien des Sans-papiers. Ils tambourinent à sa porte. Notre camarade encore endormi ouvre et se retrouve nez à nez avec des policiers. L'un d'eux exhibe sa plaque et demande à vérifier son identité. Le Soutien entre dans son appartement à la recherche de sa carte d'identité. Les policiers choisissent ce moment pour entrer dans l'appartement. Ce stratagème leur permet de s'assurer que le Soutien ne cache pas un Sans-Papier qu'ils recherchent. Ils sont, disent-ils, sur les traces d'un Thaïlandais sous le coup d'une obligation de quitter le territoire, assigné à résidence et qui ne se serait pas présenté au commissariat de police. Cette traque menée au petit matin par des policiers débarquant au domicile d'un Français, solidaire de la lutte des Sans-Papiers, montre, que les atteintes aux libertés et droits des étrangers menacent de manière concrète les droits fondamentaux de l'ensemble des citoyens du pays berceau des droits de l'homme.

Alors que pendant la période des vacances, la vie politique tourne au ralenti dans l'ensemble de l'Hexagone, le Préfet CANEPA, comme le Président SARKOZY, pratique la politique du harcèlement permanent. Il espère sans doute, avant de partir, pouvoir dire , comme son mentor,  que depuis qu'il est là, « désormais, quand il y a une lutte des Sans Papiers, personne ne s'en aperçoit ». Aveuglé par cette obsession, Monsieur CANEPA amène les policiers à traquer les Sans Papiers jusqu'aux abords de leur local où la semaine dernière un Sans-Papier a été arrêté, embarqué avec la personne qui l'accompagnait à la permanence juridique. Ce harcèlement atteint son paroxysme avec les contrôles policiers au faciès devant l'entrée même de la Préfecture et qui se poursuit jusqu'aux guichets. C'est ce qu'a subi un ex Sans-Papier, régularisé en décembre dernier sur des critères d'insertion et, à qui les services de Monsieur CANEPA réclame un contrat de travail, avant de renouveler son récépissé. D'anciens Sans-Papiers, ont également signalé qu'à la place de leur carte de 10 ans qu'ils viennent renouveler, ils reçoivent des récépissés ou des cartes d'1 an !!! Le CSP59 a été également saisi par de nombreux cas de Sans-Papiers qui ont été extraits du CRA, soustraits à la justice par le Préfet CANEPA pour être expulsés en catimini. Comme on peut le voir, le contexte général de la chasse aux Sans-Papiers, conduit Monsieur CANEPA, représentant de l'Etat dans la Région à d'incroyables abus de pouvoir.

Les contrôles massifs au faciès, les enfermements et en fin de compte les expulsions, ne peuvent nous faire oublier que le rapport de force est en train de changer. Grâce à la lutte des Sans-Papiers, l'opinion publique a évolué, elle est favorable à la régularisation des travailleurs Sans-Papiers. 69% des Français estiment en effet que les Sans-Papiers jouent un rôle important dans l'économie et la société française. Le sort des travailleurs Français est donc lié à celui des Sans-Papiers, qu'il s'agisse du pouvoir d'achat, de la protection sociale, des retraites, de la précarité, des services publics, … K. Marx avait raison : « les travailleurs à peau blanche ne peuvent s'émanciper là où les travailleurs à peau noire sont marqués au fer rouge ». Comme ils l'ont démontré l'été dernier et à travers la marche de Lille à Paris, les Ch'ti Sans-Papiers et leurs Soutiens sauront passer de la situation actuelle de résistance à la contre-offensive en s'inscrivant massivement dans les luttes qui se préparent pour cette rentrée. N'en déplaise à Monsieur CANEPA.

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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 23:32

14 heures, place de la République : Départ de la marche vers Lesquin


« Oui, je cherche à séduire les électeurs du FN, j'irai même les chercher un par un, ça ne me gêne pas ». C'est l'un des derniers arguments de Nicolas Sarkozy en mars 2006 qui lui permet de prendre définitivement la tête des sondages face à ses adversaires dans l'élection qui le conduira à l'Elysée le 6 mai 2006. Dès le début de son quinquennat, il érige la politique de l'immigration au rang de priorité avec la création du Ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale. Il lance le concept d'immigration choisie et le fait adopter au Conseil Européen. Sur le terrain, se font des choses beaucoup sont plus concrètes. Un nouvel arsenal juridique toujours plus restrictif et de procédés encore plus répressifs sont mis en œuvre - traques, rafles, opérations « coup de poing », contrôles au faciès, interpellations des enfants dans les écoles, convocations-pièges au guichet des préfectures, enfermements, expulsions -. Pour de nombreux Soutiens Français de Sans-Papiers, c'est la première fois qu'on assiste en France à une répression des Sans Papiers qui évoque le sombre souvenir des persécutions antisémites des années 1940. Les divers procédés mis en œuvre  rappellent en effet la gamme des méthodes puisées dans les archives de l'époque de Vichy. Le discours de la droite décomplexée qu'incarne Nicolas Sarkozy est maintenant rodé : d'un côté, entretenir une animosité d'une partie de la population Française à l'égard des étrangers et de l'autre, maintenir un grand nombre de Sans-Papiers dans l'ombre du travail clandestin à la merci des patrons négriers.   

Cette manœuvre habile et pas toujours décelable, n'est en fait qu'un paravent d'une politique beaucoup plus agressive directement inspirée par les patrons des grandes entreprises multinationales. Pour eux, Nicolas Sarkozy incarne l'outil rêvé du retour à un mode de gouvernement autoritaire et ultralibéral. C'est le sens de la fête donnée au soir de son élection au Fouquet's à laquelle prennent part en majorité des capitaines d'industries, quelques proches des cercles mondains et des salons parisiens. C'est dans ces cercles élevés du pouvoir que se sont dessinées les politiques anti-populaires et antidémocratique du gouvernement Fillon-Sarkozy. 

Entre autres invités de cette soirée, Vincent Bolloré ami personnel du Président Sarkozy mais aussi et surtout membre éminent de la ERT en développé European Roundtable, en français Table Ronde des Industries Européennes. Beaucoup de citoyens honnêtes ignorent par exemple que toutes les mesures contre les chômeurs sont inspirées par des cercles tels que la ERT. C'est ce que révèle le rapport de la Table Ronde des Industries Européennes adopté par les chefs d'Etat et de gouvernement européen : « Les indemnités de chômage et les prestations sociales qui y sont liées, si on tient compte des interactions avec le système fiscal, finissent souvent par fournir à certains chômeurs un revenu suffisant qui les dissuade de travailler (piège du chômage) ou les empêche de travailler davantage lorsqu'ils ont un emploi à temps partiel ou mal payé (piège de pauvreté) ». (Second groupe consultatif sur la compétitivité, La compétitivité pour l'emploi, premier rapport au président de la commission aux chefs d'Etat ou de gouvernement, novembre 1997).

Table ronde des industries européennes : ERT, regroupant 50 grandes multinationales européennes, des secteurs clés tels que l'aéronautique, l'électronique, la chimie, les télécoms, le pétrole, à part la branche financière.

Dans cette logique, les associations qui s'opposent à cette politique représentent objectivement un obstacle au démantèlement des acquis des travailleurs avec ou Sans-Papiers,  conquis de haute lutte. Cela pose la question de la nécessité de la jonction des luttes de l'ensemble des travailleurs y compris des travailleurs Sans-Papiers. La CSP59 appelle l'ensemble des organisations démocratiques, syndicats, partis politiques, organisations de défenses des droits des personnes, au dialogue pour préparer des actions communes à la rentrée.

Le 14 août 2008

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