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Blog du Comité
des sans papiers 59

Manifestation 
tous les mercredi
Place de la République 
à Lille, 18 heures 30


Régularisation
de tous les Sans Papiers!

42 rue Bernos
59800 Lille-Fives
csp59@wanadoo.fr

flyer-bonhomme.jpg








Pour commander
"La république à l'école
des Sans Papiers"...
adressez vos chèques
à IDM, 42 rue Bernos
Lille-Fives
(24 euros)















Présentation

Liens

7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 21:03

En France, dans le pays berceau historique des droits de l’homme sous le règne de Sarkozy/Fillon/Hortefeux/Besson la solidarité humaine est devenue un délit passable d’une condamnation par les tribunaux.

L’opinion publique a pu suivre avec stupeur les mises en garde à vue de Armand Watschock du CSP59, de Lenoir de Salam, de Monique Pouille de Terre d’Errance, etc.

Mettre des compétences militantes au service des sans papiers, apporter de la nourriture ou ré-alimenter les portables de réfugiés peuvent être détournés pour être amalgamer au «trafic de filière ou passeurs».

Contre de telles politiques répressives honteuses qui criminalisent la solidarité, A Lille, le CSP59 appelle au rassemblement unitaire devant le Palais de Justice de Lille,  le 8 avril 2009 à 10 heures. Avec l’Association Emmaüs, la Cimade, la LDH, le MRAP, le Secours Catholique, le Syndicat des Avocats de France, et les syndicats.

Quand la solidarité devient un délit, on est aux portes de la barbarie, de l’inhumanisation de la société.

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 18:03
En vente auprès des Sans Papiers et soutiens tous les mercredi 18 heures 30 Place de la République à Lille...

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 19:57

Trajectoire et devenir des anciens Sans Papiers » Edition L’Harmattan - Préface d’E. Terray


Prix : 20 euros  +  frais d’envoi : 4 euros = total : 2 4 euros

Pour commander l’étude, adressez vos chèques à IDM (Immigration et Droits des Migrants), 42 rue Bernos, 59.800, Lille-Fives

 

Il faut féliciter Saïd BOUAMAMA et l’équipe de chercheurs et de chercheuses qui ont travaillé avec lui de la belle enquête qu’ils ont réalisée sur Le devenir des anciens sans-papiers. Il faut de même remercier le Collectif des Sans-Papiers 59 et les associations IDM et Collectif Afrique d’avoir publié cette enquête : elle introduit la lumière du savoir vérifié dans un domaine tout envahi jusqu’à présent par les préjugés, les idées fausses, les fantasmes et les contre-vérités délibérées.

Sur un total de quelque huit mille personnes qui ont à ce jour obtenu leur régularisation par l’intermédiaire du CSP 59, les enquêteurs ont constitué selon les règles de l’art un échantillon de 209 personnes (149 hommes et 60 femmes). Ces personnes ont répondu à de multiples questions concernant leur origine, les raisons de leur migration, les circonstances de leur arrivée en France, les conditions de vie qu’elles ont connues au temps où elles n’avaient pas de papiers, et leur situation économique et sociale après leur régularisation. Leurs réponses forment ensemble  un document du plus haut intérêt : même s’il n’est sans doute pas totalement représentatif de la population considérée à l’échelle nationale – les sans-papiers interrogés sont principalement Algériens, Guinéens, Marocains, Camerounais, Congolais et Sénégalais ; on notera l’absence des Européens de l’Est et des Turcs, et la très faible représentation des Asiatiques – ce document nous apporte un éclairage précieux sur les deux « groupes » - Maghrébins et Africains – qui constituent le gros de l’immigration en France. Plutôt que de résumer un texte très riche et très complexe, j’aimerais présenter rapidement les enseignements que, pour ma part, j’en ai tirés.

Enseignements de méthode tout d’abord. On se rappelle que dans La Misère du Monde, Pierre Bourdieu avait dénoncé le mythe du chercheur « neutre », « objectif », « impartial », sachant « garder ses distances » vis-à-vis des populations étudiées ; et il avait souligné que, si le chercheur veut obtenir de ses interlocuteurs autre chose que des stéréotypes et des idées reçues, alors il doit, non seulement établir avec eux un rapport d’amitié et de confiance, mais leur témoigner sa sympathie, montrer qu’il partage leurs soucis, leurs angoisses, leurs souffrances et leurs espoirs : il s’agit là d’une condition nécessaire pour recueillir une « parole vraie ». Saïd BOUAMAMA et ses collaborateurs confirment pleinement le bien-fondé de cette recommandation : non seulement il n’y a pas d’opposition entre la participation militante des chercheurs et la qualité scientifique de la recherche, mais la première apparaît bien comme l’instrument privilégié de la seconde. En d’autres termes, c’est parce que les chercheurs se sont engagés avec les sans-papiers qu’ils ont pu accéder à leur univers et à leur vérité.

En second lieu, l’enquête nous permet de mettre à mal quelques idées aussi fausses que reçues. Et tout d’abord le tristement célèbre cliché  sur « la misère du monde » qui s’apprêterait à déferler chez nous : or il apparaît que la quasi-totalité des personnes interrogées sont d’origine urbaine ; que 47% d’entre elles possèdent un diplôme égal ou supérieur au baccalauréat ; que de par les professions très diverses qui étaient les leurs avant leur départ, elles appartiennent pour la plupart à la classe moyenne ; qu’enfin beaucoup d’entre elles maîtrisent la langue française avant même d’arriver en France. On est donc bien loin du « raz-de-marée » des pauvres : en réalité, comme le dit fort bien le rapport, les pauvres meurent ou survivent chez eux, car ils ne disposent pas des ressources matérielles et culturelles requises pour partir.

Autre cliché : celui d’un recours massif aux mariages blancs, et celui d’une procréation instrumentalisée d’enfants français, à seule fin d’obtenir un titre de séjour. En réalité, l’échantillon ne compte que 43% de personnes mariées ; et 60% d’entre elles étaient mariées avant d’émigrer ; seules 13% ont un conjoint français. D’autre part, seules 20% des personnes interrogées ont des enfants français.

Dernier cliché : celui d’un rôle capital des passeurs et des filières dans l’immigration dite irrégulière. En fait, 69% des personnes interrogées sont entrées de façon tout à fait régulière sur le territoire français, avec un visa de court séjour. Et lorsqu’on reconstitue les parcours accomplis par les sans-papiers, on constate que la quasi-totalité d’entre eux sont parvenus en France individuellement, en affrontant seuls les épreuves du voyage.

Un troisième apport majeur de l’enquête est la mise en évidence d’une nouvelle immigration. On se rappelle que, dans La double absence, Abdelmalek SAYAD avait distingué deux vagues d’immigration différentes et successives : la première était organisée par la communauté ; elle était faite de gens qui partaient sans leur famille – c’est pourquoi les sociétés d’accueil les désignaient comme « célibataires » - qui envoyaient « au pays » l’essentiel de l’argent gagné, et qui revenaient chez eux au bout de quelques années ; la seconde était au contraire formée par des gens qui désiraient échapper à l’emprise de leur communauté, qui partaient en couple ou en famille, qui envisageaient une installation de longue durée, et qui, à cette fin, conservaient par devers eux leurs gains. Ces deux émigrations existent toujours, mais une troisième catégorie vient désormais s’ajouter à elles : à la différence de leurs devanciers, les membres de cette catégorie appartiennent, on l’a vue, à la classe moyenne ; ce sont de « vrais célibataires » ; enfin ils n’ont ni famille ni relations pour les attirer sur le territoire français ; ils font preuve d’une très grande capacité de mobilité et d’adaptation ; enfin ils n’ont aucun projet de retour.

Que représente et que signifie cette troisième catégorie ? Elle incarne la forme que prend la migration à l’époque de la mondialisation, sous un double rapport : en premier lieu, le départ des intéressés est l’effet direct ou indirect des processus de désagrégation économique et sociale provoqués dans leur pays natal par la mondialisation ; en second lieu, leur mobilité et leur aptitude à l’adaptation montrent qu’ils assument pleinement les exigences d’un temps et d’un monde où désormais tout circule…

Un quatrième enseignement concerne la vie passée et présente des sans-papiers. Avant d’être régularisés, les sans-papiers connaissent d’abord la peur, quotidienne et lancinante : comme le dit très bien l’un des « interviewés », le sans-papiers est « comme un animal qui a peur du piège » (P.119). Il souffre par ailleurs de « désaffiliation », au sens donné à ce terme par Robert CASTEL : il est séparé de sa famille : quand bien même il communique de temps à autre avec elle, il lui cache sa véritable situation, afin de ne pas l’inquiéter. Enfin, la précarité de sa condition lui interdit de se projeter dans l’avenir, et il est contraint de vivre au jour le jour, avec tout ce que cela implique d’incertitudes et d’angoisses. Dans cette perspective, le Collectif de sans-papiers apparaît, non seulement comme l’instrument d’une éventuelle régularisation, mais comme la voie retrouvée d’une appartenance sociale et d’une solidarité agissante : le Collectif, c’est la fraternité renouée, c’est la dignité reconquise, quelle que soit l’issue finale de la lutte.

Enfin, l’enquête souligne très justement les vices de la régularisation telle que la pratique actuellement l’administration. On le sait, elle consiste en l’attribution d’une « carte de séjour temporaire » d’une durée d’un an, renouvelable selon le bon plaisir des préfectures, et qui peut effectivement être renouvelée plusieurs années avant l’octroi d’une carte de résident. Il est en effet évident qu’une telle carte enferme ceux qui en « bénéficient » dans la précarité la plus totale ; elle leur interdit de signer des baux de trois ans, d’obtenir un CDI, de se voir accorder un prêt, d’accéder à une formation ; plus généralement, elle freine considérablement l’accès aux droits qui sont la conséquence normale de la régularisation. Après une première période d’euphorie, le sans-papiers régularisé se retrouve bientôt confronté au provisoire, à l’impossibilité de monter un projet. Il se croyait libéré et il constate qu’il reste, à peine moins qu’avant, un individu de seconde zone.

On voudrait que Le devenir des anciens sans-papiers soit lu par un très large public : par les militants et par les chercheurs, bien entendu, mais aussi par tous ceux de nos concitoyen(ne)s qui veulent se faire une idée exacte des réalités de la migration. Il faudrait aussi qu’il soit lu par les détenteurs de fonctions administrative et par les responsables politiques – du moins par ceux – il en existe sûrement – qui ont conservé assez d’indépendance d’esprit pour se soucier de la vérité. Car cette enquête montre très bien, en creux, ce que pourrait être une politique de l’immigration respectueuse aussi bien des faits que des droits fondamentaux de toute personne humaine, migrants compris.

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 18:44

SALLE COURMONT, SAMEDI 21 MARS à 14 heures

2 RUE COURMONT, MAIRIE DE QUARTIER LILLE MOULINS, 59 000 LILLE (METRO PORTE D'ARRAS)

 

Initiative organisée par la LDH, le MRAP, la CIMADE, le SECOURS CATHOLIQUE et le CSP59

 

Bilan de la CODRESE (rencontres mensuelles en préfectures)!

Carte de 10 ans : où en est-on?

Les Lois et la politique de l’immigration: valeurs républicaines et conquêtes sociales menacée!


Soyons nombreux : sans papiers et soutiens!

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 17:59

Samedi 20 décembre 2008 à 16h30, à la MEP Place Georges Lyon à Lille


Les sans-papiers occupent souvent le devant de la scène politique et médiatique. Aux objectifs chiffrés d’expulsions gouvernementaux, répondent les luttes pour la visibilité sociale et pour la régularisation globale. Mais qui sont ces sans-papiers ? Qu’est-ce qu’une vie de sans-papiers ? Comment survivent-ils dans la précarité absolue qui leur est imposée ? Quels sont les effets d’une telle vie sur les trajectoires et les rapports au monde ?

C’est à ces questions que le groupe de recherche du Comité des Sans-Papiers 59 (CSP59) a essayé de répondre à travers une enquête sur plusieurs centaines de dossiers et la réalisation de plusieurs dizaines d’interviews. L’étude bat en brèche des idées reçues en faisant la démonstration que « toute la misère du monde » ne souhaite pas et ne peut pas venir s’installer en France. Les motivations du choix de la France comme pays d’accueil mentionnent une « connaissance de la France », ancienne puissance coloniale. C’est donc par proximité culturelle qu’est choisie cette destination.

Tous les anciens sans-papiers que nous avons rencontrés sont durablement marqués par cette période de leur vie où ils ont été sans aucun statut légal. De manière unanime, la peur permanente et la précarité absolue sont apparues systématiquement pour décrire leur quotidienneté. Prendre la mesure de ce qui se révèle dans la précarité maintenue de ces humains venus d’ailleurs suppose interroger la République dans ses fondements. La déclaration  des droits de l’homme et du citoyen garde-t-elle encore aujourd’hui toute sa validité ?

Les travailleurs à peau blanche peuvent-ils s’élever là où ceux d’autres races sont marqués au fer rouge ? Notre étude montre que les étrangers sont, au pays berceau des droits de l’homme, des non-citoyens. Comme l’avaient pressentie certains esprits au début de la Révolution, la façon dont une société traite ses non-citoyens est l’aune qui permet de mesurer le respect des droits fondamentaux. La lutte des sans-papiers est de ce point de vue une école pour la République.

 

Notre étude est aujourd’hui consignée dans un livre qui vous sera présenté :

 

Le samedi 20 décembre 2008 à 16h30

A la Maison de l’Education Permanente

Place Georges Lyon à Lille

Métro République

 

L’IDM, le Collectif Afrique et le CSP59, ont l’honneur de vous inviter à ce moment de débat, de dédicace et de signature.

La soirée sera suivie par une pièce de théâtre présentée par les sans-papiers avec l’accompagnement du T’OP Théâtre de l’Opprimé. Elle se terminera par une distribution de jouets de Noël aux enfants des sans-papiers.

 

Sont aussi invités :

Les sans papiers et ex-sans papiers, notamment ceux et celles qui font partie de l’échantillon de recherche ;

Les associations, soutiens aux sans papiers, de l'immigration, les syndicats, la société civile en générale ;

Les institutions de la République (Etat et Collectivités territoriales) ;

- Les services publics de l'éducation, de la santé, du travail, du social, du logement, etc. ;

Les personnalités soutiens et amies des sans papiers ;

La presse.

 

PROGRAMME

 

16H30      ACCUEIL

              ANIMATION

              OUVERTURE AVEC LES INTERVENTIONS DE :

Monsieur le Président du Conseil Régional ou son représentant

Madame La Maire de Lille ou son représentant

Monsieur Le Président de l’I.D.M.

Monsieur le Président du Collectif Afrique

Monsieur Roland Diagne, Porte Parole du CSP59

              MESSAGES DES ASSOCIATIONS

              MESSAGES DES SOUTIENS DE SANS-PAPIERS

              MESSAGES DES ENFANTS DE SANS-PAPIERS

17H00     PROJECTION DU FILM SUR LES TRAVAUX

17H30     PRESENTATION DU LIVRE SUIVIE D’ECHANGES

19H00     PIECE DE THEATRE AVEC LE T’OP

21H00     DISTRIBUTION DE CADEAUX AUX ENFANTS DES SANS PAPIERS, DEDICACES ET SIGNATURES

22H00     CLOTURE SUIVIE DU POT DE L’AMITIE

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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 16:35

Suite aux rafles de 70 réfugiés Afghans à Calais,

Stoppons leur déportation programmée vers Kaboul !

 

MOBILISATION NATIONALE :

Lille, Lundi 17 Novembre - 18 h : Place de la République

Calais / Coquelles - 19 h 30 : devant le Centre de rétention, Bd du Kent à Coquelles

Paris - 18 h : devant la gare de l'Est, avenue de Verdun

Lille, Mardi 18 novembre - 18 h, Place de la République pour un covoiturage vers l'aéroport de Lesquin

 

 

Jeudi 6 Novembre, sur ordre du Préfet de région, la police, dans un déploiement de force important, procédaient dans les environs de Calais à l'arrestation ciblée de personnes d'origines afghanes, dans le but de les expulser dans leur pays. Vendredi 7 Novembre, nouvelle rafle policière d'envergure: hélicoptère doté d'un faisceau lumineux pour éclairer la forêt et multiples compagnies de CRS avec des chiens pour arrêter à nouveau plusieurs dizaines de personnes afghanes.

A l'intérieur du centre de rétention de Coquelles (62), la grève de la faim entamée par une cinquantaine d'Afghans s'est vue brutalement stoppée par les autorités du centre de rétention. Sous la menace, tous ont été contraints de manger, avant de se forcer à vomir afin de reprendre la grève de la faim. De plus, une personne, de désespoir, colère et révolte, a tenté de se pendre avec une ceinture. Soulignons que l'avant-veille, deux représentants de l'ambassade d'Afghanistan étaient venus les « visiter ».

Dans le même temps, le processus de déportation des Afghans suit son cours. Il est à craindre que près de 70 d'entre eux ne soient expulsés dans les jours à venir et selon les dernières informations plus précisément Mardi soir 18 novembre, par un vol en provenance de Londres, faisant escale à l'aéroport de Lille-Lesquin, et à destination finale de Bakou puis Kaboul.

Les conséquences de ces expulsions seront dramatiques et inacceptables. D'un point de vue humain d'une part : l'Afghanistan est un pays en guerre, où la famine sévit, et où ils risquent de mourir ! Ils risquent des sévices corporels allant jusqu'à des mutilations, voire la décapitation à l'instar des derniers afghans expulsés il y un mois par l'Australie ! D'un point de vue politique d'autre part: ces expulsions se font au mépris des conventions de Genève et la France fait aujourd'hui clairement le choix de payer des amendes plutôt que de respecter ses engagements.

Le CSP 59 dénonce ces rafles policières et la déportation programmée des réfugiés afghans, commises au nom de la politique ethniciste et raciste des quotas de Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux.

Le CSP 59 exige la libération immédiate des Afghans actuellement retenus au CRA de Coquelles en vue de leur expulsion imminente par charter vers l'Afghanistan, pays toujours en guerre où ils risquent de mourir.

Dans le cadre de la vaste mobilisation entamée depuis une semaine en particulier à Calais, Lille, Paris, et partout en France, en Belgique, en Grande-Bretagne, afin de dénoncer la violation par la France de la Convention de Genève, d'empêcher l'expulsion des Afghans arrêtés à Calais, et d'exiger leur libération,

Le CSP 59 appelle les organisations associatives, syndicales, politiques, et l'ensemble des militant-e-s du mouvement démocratique à se mobiliser contre cette déportation programmée LUNDI 17 et MARDI 18 NOVEMBRE lors des rassemblements prévus à Calais, Lille et Paris. Le charter Londres-Kaboul, en escale à l'aéroport de Lille-Lesquin pour déporter 70 Afghans, ne doit pas décoller de l'aéroport de Lesquin !

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 12:39

Rassemblement Lundi 9/11 à 19h30 à Calais devant le centre de rétention de Coquelle
Rassemblement Lundi 9/11 à 19h30 devant la gare de l’Est avenue de Verdun à Paris
Manifestation mercredi 12/11 Place de la République, 18h30, à Lille

 

La situation à Calais depuis des années montre combien la France peut créer, au vu et au su de tous, des « zones grises » entre l'exception et la règle, dans lesquelles les droits les plus fondamentaux de la personne humaine sont niés, bafoués et où règne l'arbitraire le plus absolu.

Le dernier exemple en date est éloquent, emblématique et révélateur de ce contournement/détournement du politique et des règles de Droit.

Ainsi, jeudi 6 Novembre, sur ordre du Préfet de région, il a été décidé de procéder à l'arrestation de personnes d'origines afghanes, dans le but de les expulser dans leur pays. Un vaste déploiement policier dans les forêts autrement nommées « jungle », a incité les militants de l'association Salam à se rendre sur place afin de constater les faits. Ceux-ci ainsi que des journalistes de la presse et télévision locale ont été encerclés par la police sur le parking de l'hoverport, et ce durant de nombreuses heures tandis que dans le même temps la chasse aux afghans se poursuivait.

Vendredi 7 Novembre, après une manifestation en soirée devant le centre de rétention de Coquelles, les mêmes militants sont témoins d'une nouvelle opération policière d'envergure: hélicoptère doté d'un faisceau lumineux pour éclairer une des jungles, multiples compagnies de CRS avec des chiens. Plusieurs dizaines de personnes afghanes seront arrêtées.

Jean-Claude Lenoir de l'association Salam, voulant s'enquérir sur place de ce qui se déroulait s'est vu ceinturer violemment par les CRS, mettre torse nu puis menotter avant d'être mis en garde à vue.

Il a été libéré au terme de 24 heures de garde à vue pour « outrage », un prétexte bien classique. Les conséquences de cette garde à vue peuvent être redoutables. Jean-Claude Lenoir en effet, militant éminemment respectable et responsable, a déjà été victime dans le passé de l'arbitraire et placé en garde-à-vue. Il risque cette fois-ci une peine d'un mois de prison ferme !

Ce même jour, la grève de la faim menée par environ 52 Afghans s'est vue brutalement stoppée par les autorités du centre de rétention. Tous ont été contraints de manger, avant que de se forcer à vomir afin de reprendre la grève de la faim. De plus, une personne, de désespoir, colère et révolte, a tenté de se pendre avec une ceinture. Soulignons que l'avant-veille, deux représentants de l'ambassade d'Afghanistan étaient venus les « visiter ».

Dans le même temps, le processus d'expulsion des afghans suit son cours, et il est à craindre que plus d'une cinquantaine d'entre eux ne soient expulsés dans les jours à venir et selon les dernières informations plus précisément ce mardi 11 novembre.

 

Les conséquences de ces expulsions seront dramatiques et inacceptables.

 

D'un point de vue humain d'une part : la plupart des personnes afghanes n'ont jamais vécu en Afghanistan mais au Pakistan et risquent pour le mieux de se retrouver seules et isolées à Kaboul. Ils risquent des sévices corporels allant jusqu' à des mutilations voire décapitation à l'instar des derniers afghans reconduits par l'Australie !

D'un point de vue politique d'autre part: ces expulsions se font au mépris des conventions de Genève et la France fait aujourd'hui clairement le choix de payer des amendes plutôt que de respecter ses engagements.

Nous appelons à une vaste mobilisation générale afin de dénoncer la violation par la France de la Convention de Genève et la criminalisation des mouvements sociaux.

Nous exigeons la libération immédiate des personnes afghanes détenues dans le centre de rétention de Coquelles, l'arrêt des poursuites contre Jean-Claude Lenoir, l'arrêt des rafles, chasses à l'homme et expulsions.

 

Pour dénoncer toutes violations, vous pouvez :

Ecrire, téléphoner, faxer au préfet de Région et à ses collaborateurs, au ministre Hortefeux et à ses directeurs de cabinet ministériels.


Préfet de la Région Nord-Pas de Calais et Préfecture :
- Mr Jean-Michel Bérard : jean-michel.berard@nord.pref.gouv.fr
- le fax de la prefecture du Nord : O3 20 30 52 58
- le secrétaire général : pierre-andre.durand@nord.pref.gouv.fr
- la page accueil du site préfectoral http://www.nord.pref.gouv.fr/page.php?P=static/contact/

Gouvernement :
- Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 Standard 01 77 72 61 00
- Directeur de cabinet : thierry.couderc@iminidco.gouv.fr
- Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
- Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr
- Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr et geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr
- Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr
- Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr
- Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 09:16

Appel à rassemblement devant l'Hôtel de ville de Roubaix-M° Grand Place, JEUDI 30 OCTOBRE, 18 heures.


Après 2 tentatives d'expulsion avortées la semaine dernière et ce week-end, le Préfet du Nord Canépa continue son acharnement aveugle et haineux contre les sans papiers qui refusent la clandestinité.

Selon des témoignages reçus, un membre de la famille de Karamba Touré a été suivi jusqu'à son domicile et profitant de l'entrée de cette personne, la police a fait irruption pour procéder à l'arrestation. Il est actuellement en garde à vue au commissariat de Roubaix.

La formidable mobilisation citoyenne et démocratique de la semaine passée et de ce week-end des citoyens, élus, membres d'associations, de syndicats, d'organisations politiques, doit se poursuivre pour mettre fin à cet acharnement préfectoral indigne de la République et du pays berceau des Droits de l'Homme.

Le CSP 59 exige la libération immédiate de Karamba Touré.

Nous demandons à Mr Vandierendonck, Maire de Roubaix, d'intervenir en ce sens et de nous recevoir ce jeudi 30 octobre 2008 à 18 h.

Restons vigilants !

 

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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 23:29

La compagne d'un sans-papier s'est immolée par le feu, hier matin, pour protester contre la reconduite à la frontière de son ami arménien, le jour de sa sortie de la maison d'arrêt. Un journaliste d'Ouest-France a été brûlé en lui portant secours.

« Une torche humaine ! » Les quelques témoins du drame qui s'est déroulé, hier matin, devant la maison d'arrêt du Mans, sont sous le choc. Vers 9h, Josiane Nardi, une femme d'une soixantaine d'années, s'est immolée par le feu, juste devant la grande porte grise du bâtiment. Son compagnon, d'origine arménienne, allait être expulsé du territoire juste à sa sortie de prison.


Deux journalistes présents sur les lieux ont été extrêmement choqués. Jérôme Lourdais, notre collègue de la rédaction mancelle d'Ouest-France, brûlé à la main, était, hier soir encore, hospitalisé.


Condamnations pour violences


Le compagnon de Mme Nardi, Henrik Orujyan, 32 ans, Arménien, purgeait sa peine depuis un an et demi au Mans. Entré clandestinement en France en 2001, il a été condamné plusieurs fois, selon le préfet de la Sarthe. Vols, violences avec armes, violences sur sa concubine. Il est sous le coup d'interdictions du territoire, prononcées en 2002 et 2005. Mais jamais appliquées, en raison de son refus d'embarquer.

Pour cette nouvelle tentative d'expulsion, le préfet de la Sarthe avait signé « sur réquisition du procureur de la République », un placement en centre de rétention administrative. Marié en Arménie, père d'un enfant de huit ans, Henrik Orujyan n'a jamais demandé de régularisation mais il a sollicité, quatre fois, le bénéfice du droit d'asile à la France. Refusé quatre fois.

Josiane, il l'a rencontrée en 2005, dans l'Eure. Elle a même été placée en garde à vue et condamnée à une amende de 900 € pour l'avoir hébergé, lui, un sans-papiers. Elle venait le voir très souvent au parloir. Récemment, elle a acheté, pour lui, un bar dans le centre-ville du Mans.


« Je vais les empêcher de l'emmener »


Depuis plusieurs semaines, Josiane Nardi était inquiète. Elle s'était renseignée auprès de la préfecture, avait contacté un avocat, des associations de défense des droits de l'homme. Vendredi soir, comme un dernier recours, elle prévient la presse.

Vers 8h30, samedi, elle attend les deux journalistes devant la maison d'arrêt. Ne voyant pas son compagnon sortir, et alors qu'une voiture de police entre dans la prison, elle panique. « Elle a dit : je vais les empêcher de l'emmener », raconte un témoin.

Soudain, elle se jette dans sa voiture, garée devant la prison. En ressort avec une bouteille d'essence et un briquet. Sans que personne n'ait le temps de faire un geste, elle s'asperge. Les premiers témoins, dont notre confrère Jérôme Lourdais, tentent d'intervenir. Mais elle allume son briquet.

 

État très grave


Sérieusement blessé à la main, notre collègue la voit brûler, puis s'écrouler. Avec son confrère du Maine Libre et quelques passants affolés, il hurle à l'aide. Tambourine à la porte de la prison, qui reste close. Les témoins tentent d'éteindre les flammes avant l'arrivée des sapeurs-pompiers. « Je ne veux pas mourir, je veux voir Henrik », murmure Josiane Nardi. Pourquoi personne ne sort de la maison d'arrêtà ce moment ? « De l'intérieur, les policiers n'ont rien vu », répond le préfet.

Très choqués, les deux journalistes sont transportés à l'hôpital. Pris en charge par un psychologue. Hier soir, Josiane Nardi était entre la vie et la mort, à l'hôpital des grands brûlés de Tours. « Il y a de sérieuses raisons de s'alarmer pour elle », indique le préfet.


Le compagnon arménien assigné à résidence


Dans l'après-midi, une centaine de personnes se sont rassemblées devant la préfecture du Mans, pour crier leur indignation. « Nous demandons que la lumière soit faite sur la chaîne de responsabilité qui a conduit à ce drame. » HenrikOrujyan a été transféré au Centre de rétention administrative de Rennes. Selon nos informations, la décision a finalement été prise, hier soir, de ne pas l'expulser et de l'assigner à résidence. Un espoir pour lui de pouvoir se rendre au chevet de sa compagne.


Christine CORRE et Matthieu MARIN.

http://www.ouest-france.fr/Sans-papiers-drame-devant-la-prison-du-Mans-P-/re/actuDet/actu_3636-725757------_actu.html

Ouest France (17 octobre 2008)

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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 23:15

Chers camarades travailleurs de la chimie du syndicat CGT Copenor et du Comité CGT des privés d'emplois Sotira, C'est avec émotion que nous vous remercions de votre don de bons d'achat de 500 euros.

Il s'agit là d'un geste de solidarité et de fraternité entre travailleurs qui montre que l'avenir appartient au vivre ensemble dans l'égalité des droits.

Notre collaboration tous les ans pour l'organisation du noël des chômeurs et des sans papiers illustre parfaitement ce que doivent être les relations fraternelle de classe entre travailleurs à statuts différents pour éviter les ornières des pièges patronaux de la division.
Nos actions communes permettent aussi de contrecarrer le poison de la division raciste ou « communautariste » de la société qui affaiblit les luttes sociales.

C'est aussi dans ce cadre qu'il faut situer, Samedi 25 Octobre à Lille, notre soirée de repas solidaire avec les populations, donc les travailleurs sinistrés, de la tornade du sud de notre département.

Le CSP59 vous exprime sa gratitude et son attachement à la fraternité de classe. Le combat continue !

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