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Blog du Comité
des sans papiers 59

Manifestation 
tous les mercredi
Place de la République 
à Lille, 18 heures 30


Régularisation
de tous les Sans Papiers!

42 rue Bernos
59800 Lille-Fives
csp59@wanadoo.fr

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"La république à l'école
des Sans Papiers"...
adressez vos chèques
à IDM, 42 rue Bernos
Lille-Fives
(24 euros)















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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 12:49

Il doit encore faire un petit effort pour reparer son injustice!

C
e 17 janvier 08, 11 grévistes de la faim ont rejoint les 15 du mois d’octobre 07 et les 3 régularisés de juillet 07. Cela fait un total de 29 régularisés sur 56 grévistes de la faim dont la liste avait été déposée en Préfecture avant l’évacuation manu militari de la Bourse du Travail le 1er août 07. Parmi les 13 expulsés du mois d’août, 4 figuraient sur la liste déposée et sont signataires des propositions remises à nos partenaires Ldh et Mrap de «réexamen avec bienveillance» du préfet CANEPA. 1 des 7 qui ne figuraient pas sur cette liste, mais qui ont fait la grève de la faim est d’ailleurs actuellement détenu au centre de rétention de Lesquin.

Et voilà qu’à peine les 11 régularisations prises ce jeudi 17 janvier 08, la Préfecture se fend d’un communiqué de presse pour annoncer l’inconcevable : «Etrangers en situation irrégulière : clôture du dossier des grévistes de la faim de l’été 2007», «Conformément aux engagements pris par le Préfet l’été dernier, ces décisions mettent un terme du dispositif de sortie de crise».

Faut-il ironiser sur cette pantalonnade préfectorale ?!

En effet, certains parmi les grévistes de la faim régularisés ont fait récemment, au vu et au su de tout le monde, l’objet d’arrestation et de mise en rétention rejetées par le juge des libertés qui les a libéré.

Il reste donc 27 grévistes de la faim dont 4 expulsés. Rappelons que les 4 ont été expulsés malgré les convocations que la préfecture leur avait délivrées. Tous les 4 ont fait parvenir des dossiers médicaux et les convocations préfectorales. Tous les 4 ont fait des démarches auprès des services consulaires français en Guinée et au Maroc pour s’étendre dire qu’il n’ y a aucune raison légale de leur refuser le visa de retour demandé et qu’ils attendent une confirmation de la préfecture du Nord.

Quant aux 23 grévistes de la faim, ils réunissent les critères des «critères d’embauche», de «maîtrise de la langue française» ou sont inscrits dans des structures pour améliorer leur maîtrise de la langue française, sont pour certains depuis plusieurs années sur le territoire et parfois en famille avec des enfants français ou nés en France. C’est dire que si le «réexamen avec bienveillance» n’est pas un subterfuge et que le droit à la défense argumenté des dossiers est respecté, il n’y a aucune raison valable possible pour les débouter de la régularisation.

Parmi les déboutés actuels, il y a le cas du gréviste de la faim que le Préfet lui même avait jeté en pâture aux chiens lors d’une de ses multiples conférences de presse. Celui ci était ainsi présenté comme un «délinquant dangereux», tout le monde s’en rappelle. Mais en fait comme nous l’avons montré, y compris dans le dossier remis en personne au Préfet CANEPA, voilà un sans papiers qui a sauvé la vie à un autre en blessant l’agresseur. Le jugement rendu a été un non lieu. Ce qui n’empêche pas la Préfecture ainsi démasquée d’alléguer maintenant que ce dernier aurait concocté un mariage en France tout en étant marié dans son pays. Ce qui est aussi faux que la première grave accusation. Nous avons là aussi toutes les preuves qui ont été fournies à la Préfecture. Il semble que la préfecture du Nord a quelque difficulté à réparer sa grossière erreur.

Le CSP59 déclare clairement que le contentieux de la grève de la faim déclenché par la Préfecture du Nord le 15 juin 07 par la rafle des 60 sans papiers ne peut être soldé par l’imposition du droit de la force de l’Etat. Le Préfet doit revenir au principe REPUBLICAIN de la force du droit.

Voilà pourquoi son annonce de clôture est aux frontières de l’inacceptable.         

Voilà pourquoi notre résistance contre l’injustice et l’abus de pouvoir va se poursuivre avec la puissance et la force de la légitimité absolue.

Voilà pourquoi le CSP59 demande au Préfet CANEPA de rouvrir sa copie sur les grévistes de la faim, les quelques dizaines de sans papiers qui restent à régulariser sur les 553 (merci de l’effort en catimini), mais qui subissent un chantage scandaleux pour qu’ils cessent les manifestations du mercredi et enfin de répondre à notre lettre de demande d’admission à la Commission départementale de réexamen des dossiers des étrangers en situation irrégulière.

Fait à Lille le 18/01/08

 

Tous à la manifestation du samedi 26 janvier 08 à 14h au métro CHR DRON à TOURCOING

CITOYENS RASSEMBLES POUR LA JUSTICE SOCIALE

ET LE REPSECT DES DROITS HUMAINS

POUR LA REGULARISATION DE TOUS LES GREVISTES,

DE TOUS LES SANS PAPIERS !

 

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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 12:30
Faire payer la dignité est indigne !
Tous au TGI de Lille ce dimanche 6 janvier à 10 heures ! 
 
Ce jeudi 3 janvier 08, Khairaba Cissé se rend au Funérarium se recueillir sur la dépouille mortelle de notre cher et regretté feu Jean Marc LAVIGNE. Il est arrêté, conduit à la PAF et se retrouve au Centre de Rétention. Il passe au TGI devant le juge des libertés et de la détention ce dimanche 6 janvier 08 à 10h. Le CSP59 appelle à une présence massive au TGI de l'avenue du Peuple Belge à Lille.
Pendant la grève de la faim, Cissé K. avait reçu une convocation de la Préfecture pour être régularisé. Il s'était rendu à la convocation et avait vu celle ci commuée en «entretien». Rappelons d'ailleurs que le Préfet au début lors de ses multiples conférences de presse a fait allusion à Cissé Khairaba comme «régularisé» lorsqu'il faisait semblant de ne pas comprendre les raisons de la grève de la faim.  
Cissé K. fait partie des 54 grévistes de la faim qui ont fait confiance à l'engagement «proposition» du Préfet de région «d'examen avec bienveillance» remis à nos partenaires associatifs Ldh, Mrap des dossiers des grévistes de la faim. Le dossier de Cissé K. a été discuté, tout comme les 29 cas des grévistes, en Préfecture le matin du 20 décembre dernier. Les résultats de cette commission «ad'hoc» sur les grévistes de la faim restants en dehors des 18 régularisés doivent être donnés prochainement par la préfecture. Cissé K. réuni tous les critères de l'article 10 du règlement intérieur, après amendements acceptés par la préfecture, mettant en place par le Préfet par arrêté. La Préfecture le sait parfaitement : quasiment aucun des 18 déjà régularisés ne réunit plus que Cissé K. les critères «d'attaches familiales, de potentiel d'intégration, de promesses d'embauche, de maîtrise de la langue française» que Cissé K.
La préfecture sait aussi que Cissé K. s'est particulièrement activé lors des mobilisations de la communauté guinéenne, africaine et des amis français de la Guinée lors de la répression sanglante du Général président en février 2006 (plusieurs centaines de morts).
La préfecture sait aussi que Cissé K. était un des porte parole des grévistes de la faim. Voilà tout ce que la préfecture veut faire payer à Cissé K. en l'arrêtant et en tentant de ce 3éme placement en rétention sur la même décision d'expulsion entre juillet-août 2007 et janvier 2008. 3éme placement en rétention près de la 10éme arrestation. Heureusement que dans ce pays il existe encore une justice qui l'a à chaque fois libéré ainsi que ces camarades d'infortune, mais d'un grand courage pour leur droit de vivre dans la légalité.
Après l'arrestation et la mise en garde à vue d'Armand durant 35h sans présentation devant le juge d'instruction, voilà le retour aux arrestations de grévistes de la faim en totale contradiction avec l'article 12 du règlement intérieur dont le fondement légal est l'arrêté du préfet de région lui même qui dit : «l'étranger ne fera l'objet d'une reconduite à la frontière ni d'un placement en rétention durant le laps de temps compris entre la transmission aux associations de la liste où il figure et l'annonce de la décision le concernant». Or, la rencontre à la préfecture date du 20 décembre 2007, aucune décision n'a été annoncée et pire aucune rencontre n'a été encore fixée en ce mois de janvier 2008 à ce jour. On assiste là à une mauvaise foi ahurissante de la part des autorités ou de l'incompétence, voire les deux; C'est encore plus affligeant de constater que les grévistes de la faim, certes fatigués après 75 jours de grève de la faim, ont fait confiance au Préfet.
Liberté pour Cissé K. et régularisation de tous les grévistes de la faim, y compris ceux expulsés en Guinée et au Maroc, particulièrement ceux qui avaient une convocation de la préfecture du nord pour être régularisés!
Envoyez vos lettres, vos fax et e-mail au Préfet pour qu'il respecte la parole donnée : une parole est une parole d'honneur quand on représente l'Etat.
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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 14:42

Ce jeudi 27 décembre, Nous, Sans-papiers du Mesnil-Amelot, nous déclarons en grève de la faim. Le chiffre de 25 000 expulsés devant être atteint pour le 01 janvier 2008, la police expulse tout le monde et n’importe qui! Nous nous sommes fait arrêtés pour certains lors de démarches au commissariat, pour d’autres lors de démarches administratives, pour beaucoup lors de rafles anti-immigrés. Nous refusons d’être traités comme des sous-hommes et appelons l’ensemble des gens qui pensent encore que nous sommes des êtres humains à dire «Stop» à cette politique raciste. Nous ne sommes pas des militants politiques venus foutre le bordel chez vous mais bel et bien des travailleurs désireux de vivre dignement.

Moi, Abou N’Dianor, mes compagnons d’infortune, Nabil, Paul et tous les autres vous demandons, d’exprimer votre désaccord avec la politique d’Apartheid de votre pays. Appelez-nous à l’intérieur du centre de rétention aux cabines téléphoniques dont les numéros sont : 01 49 47 49 53 ou 01 49 47 02 40 ou 01 49 47 02 50 pour connaître la réalité de notre situation. Apportez-nous des cartes téléphoniques, des cigarettes et du soutien. Fermeture immédiate des centres de rétention Des papiers pour tous Libre-circulation, libre-installation Arrêt immédiat de toutes les expulsions 06 98 70 33 49.

1) Ci-dessous le communiqué au sujet de la révolte des retenus au Mesnil-Amelot avec appel à une réunion et conférence de presse demain matin.

2) En urgence, l'appel pour M. Romanchuk, Ukrainien expulsé en juillet, revenu pour retrouver sa femme et son fils et qui est en ce moment de nouveau en garde-à-vue.

3) Rappel important: il faut écrire (courrier postal) au ministre de toutes les horreurs pour plaider de façon émouvante et percutante la cause d'un jeune ou d'une famille, mettre sous les yeux du ministre les ravages qu'il provoque (101, rue de Grenelle 75323 Paris Cedex 07). Envoyer le double du courrier à RESF 8 impasse Crozatier 75012 Paris, certains d'entre eux seront lus par des artistes lors d'une cérémonie fin janvier! Pour ceux qui n'ont pas connaissance directement d'une situation, plaider la cause de la famille Tastan martyrisée :

http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?page=recherche&recherche=tastan
4) Rappel important aussi : les étrennes du RESF sont espérées à la même adresse. Sérieusement, il faut quelques sous pour faire tourner la boutique... Chèques à l'ordre de RESF. Merci.


1) Communiqué 28 décembre 2007 - PRISON ADMINISTRATIVE POUR ETRANGERS DU MESNIL-AMELOT : LES DAMNES DE LA TERRE VICTIMES DES AMIS DES MILLIARDAIRES ET DES DICTATEURS !

Depuis bientôt une semaine, la révolte gronde parmi les 120 détenus de la prison administrative pour étrangers du Mesnil-Amelot (CRA) située pratiquement sur les pistes de Roissy. Ils protestent contre les conditions de leur détention mais aussi et surtout contre le sort fait aux sans papiers dans ce pays et la véritable chasse à l'homme dont ils sont l'objet. En effet, soumis à la pression de la politique du chiffre à tout prix, les préfectures et les services de police recourent à tous les moyens et à tous les stratagèmes pour interpeller, placer en rétention et expulser à tout va. Rafles dans les transports et dans les rues, descentes de police sur les lieux de travail et même dans les magasins comme cela s'est produit mercredi à Paris, convocations pièges, contrôles au faciès, interpellations à domicile, tout est bon pour faire du chiffre.


Si M. Sarkozy prétendait aller chercher le pouvoir d'achat avec ses dents, ce sont les sans papiers que M.Hortefeux va, lui, chercher avec ses dents pour tenter d'atteindre son objectif démentiel de 25 000 existences fracassées en 2007.

Malgré leur situation très difficile (conditions carcérales dans lesquelles la police a tous les pouvoirs, possibilité de dispersion des détenus, menaces d'une expulsion précipitée), ceux du Mesnil-Amelot ont réussi à s'organiser et à élaborer leurs revendications, essentiellement la fin de la chasse à l'homme dont ils sont les victimes, et à faire connaître leur mouvement.

Face à la révolte des détenus contre la crasse et la promiscuité dans lesquels on les fait vivre et le bannissement qui les attend, les autorités conservent le silence. Les responsables de la prison administrative du Mesnil-Amelot n'ont pas reçu l'autorisation de s'exprimer, M. Hortefeux est en vacances et M. Sarkozy claque en Egypte le fric de ses amis milliardaires ou dictateurs, ceux là même qui en contribuant à faire régner un ordre économique et politique injustes sur les pays pauvres provoquent l'immigration.

Tout un symbole!


Comme ils le disent eux-mêmes, les détenus du Mesnil-Amelot, comme la quasi-totalité des sans papiers d'ailleurs, sont des travailleurs et, ont, le plus souvent, des charges familiales, en France ou au pays.

Les persécutions dont ils sont victimes n'ont d'autre justification que l'entêtement doctrinaire et la démagogie xénophobe des Stakhanov de l'expulsion. Ils doivent bénéficier de la solidarité de tous ceux qu'indignent l'oppression et l'injustice.

Le RESF appelle à manifester sa solidarité aux détenus innocents du Mesnil-Amelot en téléphonant, en envoyant des fax et des mails au sous-préfet en charge de Roissy et au ministre en charge des rafles, du drapeau et des prisons administratives.

Il appelle les organisations désireuses d'affirmer leur solidarité aux détenus du Mesnil-Amelot à une réunion le samedi 29 décembre à 10h à l'EDMP, 8 impasse Crozatier 75012 PARIS et à une conférence de presse au même endroit à 11h.


Sous préfet de Roissy : patrick.espagnol@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

Tel : 01 48 62 79 74 / Fax 01 48 62 75 88

Fax ministère R&D : 01 55 55 49 20  Standart 01 77 72 61 00

Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr

Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr

Matignon: http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Elysée: http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

(conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr


2) Monsieur ROMANCHUK, parent d'élève Ukrainien d'Alfortville (94), a été interpellé ce matin. Il est au commissariat de Maisons-Alfort. Son fils est scolarisé au collège Léon Blum d'Alfortville. Il a déjà été expulsé en août et est revenu retrouver sa femme et son fils. Pour avoir des infos sur sa situation, voir ci-dessous quelques extraits d'un communiqué de l'époque. Téléphonez massivement au commissariat de Maisons-Alfort pour demander sa libération: 01 43 53 66 00.

Pablo Yaroslav ROMANCHUK est arrivé en France il y a sept ans, rejoint dès 2001 par sa femme, Natalia et son fils Vasy, aujourd'hui âgé de 13 ans et scolarisé en collège. Après avoir essuyé un refus de régularisation en 2005, cette famille espérait sortir de l’impasse l’an dernier avec la circulaire Sarkozy dont elle remplissait tous les critères : résidence en France depuis de longues années, un enfant scolarisé dans l’école de la République depuis sa plus tendre enfance et ne connaissant plus rien du pays d’origine, une famille qui présentait tous les signes d'une intégration prometteuse? La suite, on la connaît. Le Ministre de l’Intérieur de l’époque a fixé un quota implicite de 6000 régularisations. La famille ROMANCHUK a, comme la plupart des demandeurs, été piégée et, contre toute attente, s’est vu notifier un refus de séjour. Le recours que cette famille a formé au tribunal administratif n’a pas encore été jugé, mais qu’importe. Des quotas ont été fixés par le Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Co-développement : 25 000 expulsions annuelles, 125 000 interpellations. La politique du chiffre n’attend pas et prévaut sur toute considération humaine. Monsieur ROMANCHUK travaille dans le bâtiment et ne demande qu’à régulariser sa situation. Mais le Ministre de l’Identité nationale préfère apparemment que les sans-papiers vivent traqués et vulnérables, à la merci des contrôles, sans moyens de défense face au patronat. Cette famille brisée pourra compter sur la solidarité du RESF, des parents d’élèves, des enseignants, des élus et des voisins, pour exiger sans relâche qu’un titre de séjour «vie privée et familiale» soit attribué et que Monsieur ROMANCHUK revienne auprès de sa femme et de son fils.

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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 23:37
Monsieur Nicolas SARKOZY, Président de la République Française,

 

Le CSP59 s’adresse à vous pour vous interpeller sur les graves abus de pouvoir dont les sans papiers et militants organisés au CSP59 sont victimes. Les faits : undefined

Le 17 juin 2004 le Conseiller d’état M. DELARUE est missionné par le Ministère de l’Intérieur pour élaborer, avec le CSP59 et ses partenaires associatifs LDH, MRAP, Cimade, un protocole d’accord écrit de «sortie de crise et de prévention de nouvelles grèves de la faim». Cet accord mettait fin au spectacle incroyable d’un camp de réfugiés avec 553 sans papiers en grève la faim regroupés à la Bourse du Travail de Lille en réaction à la fermeture quasi totale de toute perspective de régularisation. Conformément à l’accord, l’Etat respecte sa parole en régularisant les sans papiers concernés.

Durant trois ans, de 2004 à 2007, l’accord DELARUE a permis que «les associations et l’Etat (mettent) en œuvre tout ce qui est en leur pouvoir pour prévenir tout retour à un mouvement de grève de la faim».

Toutefois le 5 mars 2007, le CSP59 et les partenaires associatifs LDH, MRAP et Cimade exercent en vertu des dispositions de l’accord DELARUE leur droit et devoir d’alerte. Une demande de régularisation est formulée auprès de la Préfecture du Nord d’une liste de 12% (533) qui ont «construit leur dossier» en réunissant les critères de la corbeille 2 de l’accord DELARUE.

La préfecture répond en avril après un silence, qu’elle a l’obligation de réserve en période électorale et nous donne rendez vous le 18 juin 2007.

Le 15 juin lors de l’occupation de la Chambre de Commerce Internationale (la 6éme durant les campagnes électorales présidentielle et législatives), la police procède à l’arrestation massive de 60 sans papiers. Trois des arrêtés sont même mis dans l’avion pour être expulsés en Algérie. Les Juges à Créteil et à Lille libèrent les sans papiers arrêtés. Le mercredi 20 juin 2007, l’Assemblée Générale des sans papiers, qui se tient tous les mercredis depuis le 23 août 1996, est informée par les sans papiers arrêtés, puis libérés, qu’ils ont entamé une grève de la faim.

Durant 28 jours, en vertu d’un vote des sans papiers, le CSP59 ne fait pas état de la grève de la faim espérant une solution conforme à la lettre et à l’esprit de l’accord DELARUE.

Non seulement la préfecture s’enferme dans un mutisme comme si elle cherchait la grève de la faim, pire, elle s’abat une répression contre les sans papiers qui diffusaient des tracts appelant à la conférence du Magistrat Portelli sur son dernier livre publié aux éditions l’Harmattan. Témoins des arrestations ciblées au faciès, des élus protestent par écrit au Préfet.

Le 25 juillet2007 les grévistes de la faim sont accueillis à la Bourse du travail de Lille. Le Préfet, par voie de conférence de presse, lance un «ultimatum» le 31 juillet 2007, puis dès le soir même enferme dans la Bourse du Travail par un «blocus» policier 179 sans papiers et 30 soutiens avant de les évacuer dès 6h du matin le 1er août 2007.

Les grévistes de la faim sont triés puis évacués vers les hôpitaux, les commissariats et les centres de rétention de Lille, Bordeaux, Toulouse et Rennes. Les juges libèrent les sans papiers grévistes de la faim sauf certains à Toulouse et Rennes qui n’ont pas été présentés aux juges. La Bourse du travail est encerclée nuit et jour par des compagnies de policiers.

Les grévistes amenés dans les hôpitaux sont, à l’exception notoire de l’hôpital d’Armentières, baladés des hôpitaux à la rue et aux commissariats. Nous épargnons le récit détaillé des traitements dégradants subis par les sans papiers grévistes de la faim, mauvais traitements largement couverts par la presse locale, nationale et internationale durant tout le mois d’août 2007. Des régularisations lors des rencontres mensuelles sont remises en causes, des sans papiers sont menacés de ne pas recevoir leurs récépissés «si ils, elles manifestent», il est exigé aux régularisés vie privée et familiale  un contrat de travail lors du renouvellement, etc. 

Notons surtout avec beaucoup de satisfaction et de gratitude la formidable solidarité citoyenne des habitants des quartiers populaires. Beaucoup nous ont déclarés : «j’ai voté Sarkozy, mais pas pour ça». Plusieurs concerts ont été organisés avec l’aide et le soutien des associations de la société civile, de syndicats, de partis politiques Républicains. Des élus, y compris de votre bord politique, ont interpellé le préfet choqués par les exactions subies par des sans papiers. Le concert de solidarité du 30 septembre 2007 a réuni de 10.000 à 15.000 participants.

Le préfet, après avoir coupé toutes relations avec le CSP59, a finalement fait une proposition de «sortie de crise» par l’intermédiaire de nos partenaires LDH, MRAP dans laquelle il s’engage au «réexamen avec bienveillance». Sur 59 sans papiers grévistes de la faim, 18 ont été régularisés à ce jour, 4 ont été expulsés sur les 13 en Guinée et Maroc.

Le préfet par arrêté met en place une commission départementale de réexamen de la situation administrative des étrangers en excluant le CSP59. Les amendements de nos partenaires de la LDH et du MRAP sont pris en compte.  

Et, voilà que ce 17 décembre 2007 à 6h du matin, des policiers arrêtent et mettent en garde à vue l’un des militants bénévoles de la commission juridique de notre mouvement d’illégaux sans papiers jamais hors la loi durant 35h pour le libérer sans le présenter devant le juge d’instruction. Ainsi la «commission rogatoire» permet sans accès au dossier des enquêtes dont l’impartialité est pour le moins douteuse. Son épouse, ses enfants dont une vient d’être admise à la nationalité française sont interrogés.

A chaque acte arbitraire, à chaque abus de pouvoir, le CSP59 a saisi l’opinion publique comme témoin de pratiques attentatoires à l’état de droit. Et vous en êtes le premier garant en tant que Président de la République du pays berceau des droits de l’Homme.

C’est à ce titre, garant de la constitution, que le CSP59 s’adresse à vous pour que le respect des principes et valeurs de la République, pour que l’éthique et la morale en politique, pour que nos droits citoyen de militer soient de rigueur.

Dans l’attente d’une prise en compte, recevez, Monsieur SARKOZY, Président de la République Française, l’assurance de notre attachement indéfectible aux fondements de la REPUBLIQUE.

En cette fin d’année 2007, nous vous prions d’accepter nos vœux de bonheur à vous, à votre famille et à la République.

 

Fait à Lille le 25 décembre 2007     

 

 

PROGRAMME D’ACTION ET APPEL A MOBILISATION DU CSP59

 

Lundi 31 décembre 2007,  à partir de 20 heures,  au local du 42 rue Bernos, Lille Fives, métro Fives : Bonne année aux Sans Papiers en lutte! Tous les Sans papiers et soutiens sont invités au repas et à la fête du nouvel an ! Fête multiculturelle - Chacun ramène un ou des plats de son pays, la boisson de son pays et la musique de son pays.

 

Vendredi 11 janvier 2008, à l’occasion du conseil des ministres décentralisé à Lille en présence du Président Sarkozy :

Appel du CSP59 à un rassemblement à 18 heures Place de la République, pour dire :

Non à la répression policière et judiciaire contre le CSP59 !

Non à l’arbitraire et aux abus de pouvoir contre les militants du CSP59 !

Non au salissage des militant(e)s dont le « crime » est d’avoir des convictions !

Non au chantage préfectoral sur les sans papiers annoncés régularisés !

Non à l’intimidation et à la prise en otage des sans papiers par la préfecture du Nord !

Non à la punition collective des sans papiers qui refusent la clandestinité imposée par l’Etat !

Oui au retour des expulsés, à la régularisation des grévistes de la faim, des sans papiers de la liste des 533!

 

Samedi 26 janvier 2008 : MANIFESTATION A PARTIR L’HÔPITAL DRON A TOURCOING, 14H : Retour sur les lieux où les grévistes de la faim ont été jetés à la rue aux portes des urgences des hôpitaux pour dire merci aux populations et exiger la régularisation !

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Dimanche 27 janvier 2008 à 14h dans une salle de Lille (sous réserve): Appel à un forum témoignage public de près de 8.000 sans papiers régularisés en 11 ans de lutte après le scandale de la garde à vue d’Armand durant 35 heures sans présentation devant le juge d’instruction. 

 

Vendredi 8 février 2008 à partir de 17 heures 30 à la MEP, 1 Place GEORGES LYON à LILLE, métro République, à l’initiative de la Région Métallurgie CGT en partenariat avec le SDEN CGT et LE CSP59 - Thème : Guy Môquet : Sarkozy et le patronat révisent l’histoire pour casser nos acquis sociaux et démocratiques ! Les métallos et les immigré(e)s dans la résistance et la résistance dans les manuels scolaires ! Projection du film sur la traque du Groupe Manouchian par la police de Pétain. Conférence avec Annie Lacroix Riz sur son ouvrage magistral : Le choix de la défaite en 1940 par les élites économiques et politiques !   

 


Samedi 9 février 2008
 : Le CSP59 est invité par les voisins français du local à leur mariage – Une délégation représentera le CSP59 aux festivités du mariage qui se déroulera dans le local du 42 rue Bernos.
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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 20:58

ARRESTATION ET MISE EN GARDE A VUE D’ARMAND DE LA COMMISSION JURIDIQUE

En 1898, Dreyfus, juif sous officier de l’armée française est accusé de "trahison au service de l’Allemagne". Le dossier est vide, la rumeur et la manipulation sur fond d’un antisémitisme propagé au sein du tissu social et politique français en fond un bouc émissaire tout désigné. Il est condamné à la peine de mort puis en 1935 après des décennies de mobilisation des forces démocratiques il est acquitté à titre posthume.220px-Degradation-alfred-dreyfus.jpg

L’arrestation et la mise en garde à vue d’Armand Nwatschock, membre de la commission juridique du CSP59 rappelle cet épisode honteux de l’histoire de France. Depuis des semaines, Armand est mis sur écoute (ce qui doit être le cas de tous les militants du CSP59), il est filé, puis comme il nous l’a dit en réunions plusieurs personnes (une vingtaine) lui ont signalé avoir été convoquées à la Police de l’Air et des Frontières (PAF) pour s’entendre questionner sur : pour les hommes «est ce que vous avez donné de l’argent à Armand ?», pour les femmes «est ce que vous avez couché avec Armand?», pour les responsables associatifs «pourquoi tel chèque a été fait à Armand?». Ce matin à 6h du matin, c’est la descente de police chez Armand. Le porte parole du CSP59 est appelé pour être entendu à 16h30. Une perquisition est faite dans les locaux de l’IDM financés par la Mairie de Lille et le Conseil Régional 59/62, locaux qui abritent le CSP59 où un tract, celui qui annonce l’arrestation, est pris par les policiers. Les questions au porte parole du CSP59 portent sur «la position d’Armand dans la commission juridique qui le mettrait en situation de trafic d’influence», «comment est organisé le CSP59?», et patati et patata, etc. L’épouse d’Armand et ses enfants sont entendus. A l’épouse il est demandé d’où viennent les 1670 euros trouvés à la maison. Cette somme correspond à la partie non dépensée de la tontines à laquelle participe la femme d’Armand. Aux enfants il est révélé que, lors d’une écoute téléphonique d’octobre dernier, Armand a demandé à sa fille de 17 ans de lui «descendre une enveloppe». Ce qu’elle a fait faire par son frère de 14 ans. «Que contenait cette enveloppe?», «Papa amène t-il des enveloppes à la maison?» et patati et patata.

Les policiers enquêteurs font état de dénonciations (?!) d’Armand pour le délit très grave qui motiverait l’arrestation. Le CSP59 réitère que la charge de la preuve est impérative. En effet, comment croire au sérieux de telles allégations quand on a subit la surenchère répressive sarkosiste des mois de juillet/août dernier qui est notoirement connu? Comment croire au sérieux de telles allégations quand on voit les sans papiers annoncés régularisés subir le chantage de la préfecture qui tente de faire passer pour des "menteurs" ceux qui allaient en préfecture et ramenaient les décision prises par le préfet. Quand on assiste au chantage «vous arrêtez d’aller aux manifestations sinon vous ne serez pas régularisés». Comment ne pas penser que ces pratiques inqualifiables au nom de la REPUBLIQUE trouvent UN PROLONGEMENT DANS CETTE TENTATIVE DE DISCREDITER LE CSP59. L’objectif qui nous apparaît clair dans cette arrestation est de discréditer le CSP59 pour nous faire passer devant l’opinion pour des «trafiquants, des voyous». En attendant que le peuple se rende compte où est la voyoucratie, le CSP59 revendique le droit à adhérer et participer comme nos camarades de la LDH et du Mrap à la commission préfectorale.

Il y a aussi dans cette affaire quelque chose qui semble charrier tous les clichés colonialiste sur le «bacshish inhérent à la culture des africains». A notre connaissance jusqu’ici c’est la préfecture du nord qui a été éclaboussée par ce type de pratique étrangère à notre mouvement social, citoyen, démocratique, anti-raciste et antifasciste. Dans nos assemblées générales, un travail de conscientisation sur le principe que seule la lutte paye est mené depuis 12 ans bientôt. Les sans papiers savent, c’est dit et répété à volonté, qu’ils, qu’elles peuvent interpeller l’assemblée générale sur toute dérive, toute injustice quelle qu’elle soit. «Tout le monde n’a pas le courage face aux chefs» peut-on nous rétorquer. Mais si cela est en partie vrai, alors est-il possible que «tout le monde» se taise? Cela nous semble impossible.

Des questions ont été posées sur la «trésorerie» du CSP59. Le porte parole du CSP59 a expliqué que durant plusieurs années c’est la mamie Suzanne qui a tenue celle-ci, que des commissions sont mises en place selon les besoins comme par exemple pour le concert du 30 septembre 07 financé par le PS, le PCF, les Verts, la LCR, la FSU, Le SDEN CGT, Sud, CGT et Sud cheminots, etc. Il en a été de même pour l’argent collecté pour les expulsés, de l’ordre de 1800 euros, qui ne sont pas encore envoyés parce que justement le CSP59 a demandé à la CGT confédérale et à la FSU d’acheminer cet argent par l’intermédiaire de syndicats ou d’associations officielles au Maroc et en Guinée aux expulsés avec des preuves officielles. Ce projet est en cours.

Comme il est question que les membres de la commission juridique soient entendus, le CSP59 demande que tous les camarades de la LDH, du Mrap, de la Cimade qui allaient en Préfecture soit aussi entendus, si on veut vraiment que la vérité et la justice éclate au grand jour dans cette incroyable et ubuesque affaire d’arrestation d’Armand.

Le CSP59 déclare aussi : - l’arrestation d’Armand ne nous détournera pas de l’objectif de la régularisation et de la lutte intransigeante pour le maintien de la visibilité collective des sans papiers. – Plus que jamais au moment où le parlement européen doit se prononcer sur le projet de passer la rétention des sans papiers de 32 jours à 18 mois, au moment où Hortefeux annonce 125.000 arrestations pour 25.000 expulsion, les sans papiers doivent affirmer concrètement qu’ils, qu’elles ne se cacheront pas, qu’ils, qu’elles refusent la clandestinité et agir collectivement en conséquence. – Donc mobilisation des sans papiers et soutiens tous les mercredis. – Mobilisation pour que justice soit rendue dans le scandale inqualifiable de l’Arche de Zoé le samedi 22 décembre à 14h à la place de la République à Lille. – Organisation de la défense judiciaire d’Armand pour que justice lui soit rendue. 

Voir des magistrats et des avocats français gazés au lacrymogènes par la police à Carpentras, ville où à plusieurs reprises des cimetières juifs ont été souillés, montrent que laisser faire parce que c’est des étrangers, des sans papiers, c’est  préparer sans le savoir son propre tour dans la marche forcenée d’un régime né du ralliement de l’électorat lepéniste dont la VRAIE RUPTURE EST D’AVEC LES VALEURS QUI ONT FAIT DE CE PAYS LA REPUBLIQUE BERCEAU DES DROITS DE L’HOMME. Le CSP59 est fier de son rôle indéniable de résistance à toute épreuve contre les projets de mise à mort de la REPUBLIQUE.

Lille, le 17/12/07

 

Message de soutien du CSP92

 

Le CSP92  soutien le CSP59  dans cette situation de turbulence créée par la Préfecture du Nord qu’il traverse en ce moment avec l’arrestation d’un de ses membres les plus actifs qui est Armand NWATSOCK. Le CSP92 connaît très bien Armand NWATSOCK, un personnage qui a donné sa vie et tous son temps à la lutte des sans papiers, nous l’avons depuis toujours rencontré au cours des manifestations nationales à Paris et ailleurs, un honnête homme dévoué à la lutte des sans papiers. Le CSP92  exige des autorités du nord la libération immédiate du camarade Armand NWATSOCK, qu’il retrouve très vite sa famille dans cette période de fêtes familiales.

 

Message de soutien de l’UL CGT-Douai

 

Les syndicats CGT du douaisis apportent tout leur soutien aux camarades menacés par la police et surtout le préfet Canepa.

Nous sommes prêts à agir pour leur défense. Tout est bon pour affaiblir le mouvement des sans papiers, nous ne les laisserons pas faire. Bon courage !

Jacques LECLERCQ, Secrétaire général UL CGT du douaisis

 

Message de soutien CGT Renault-Douai

 

Le syndicat CGT Renault Douai condamne avec la plus grande fermeté la machination ourdie contre nos camarades Armand Nwatsock et Roland Diagne par le pouvoir sarkozyste, visant à décrédibiliser le légitime combat des bénévoles oeuvrant à la régularisation de nos camarades sans papier. Cette cabale fait suite à celle formentée contre notre camarade Gérard Six, pour avoir avec notre syndicat apporté un soutien sans faille aux initiatives organisées par le CSP59. Sarkozy et Hortefeu restent fidèles aux attentes des électeurs du Front National, ils entendent ainsi accroître le capital sympathie des électeurs du F.N, quitte à bafouer les fondements et les valeurs de la république. Le syndicat CGT Renault Douai appelle l’ensemble des démocrates à se mobiliser et à soutenir le CSP59. Cuincy le 18 décembre 2007.

Message de soutien CGT Cegelec

L’Union Nationale des syndicats CGT de Cegelec apporte toute sa solidarité et son soutien à Armand Nwatschock, membre de la commission juridique du CSP59 et militant reconnu pour la cause des sans-papiers, ainsi qu’à sa famille et ses proches. Nous apportons aussi toute notre solidarité à l’ensemble des sans papiers en lutte pour les papiers, contre l’exclusion, les expulsions,les discriminations, le racisme et la xénophobie. Nous apportons aussi notre soutien à Roland Diagne, lui aussi victime des rumeurs et des manipulations fomentées par un appareil «hortefien et sarkozien», chargé de haine et d’idéologie rétrograde.

Il est clair que le gouvernement des multinationales a décidé de mettre en place un état policier, basé sur la haine, le racisme, la xénophobie, la délation et l’individualisation. Ainsi tout « est bon » pour manipuler les esprits, pour semer le doute, pour créer les conditions qui amènent à cette répression tous azimuts.

Tout ceci ressemble étrangement aux conditions politiques des années trente, quand l’état frappait impunément, dans un pays en proie au réformisme, à la collaboration de classe et à la division syndicale et politique, ceux qui tentaient de s’opposer à sa politique réactionnaire.
Nous connaissons la suite, les ligues fascistes, l’unité dans les grèves ouvrières victorieuses de 36 suivies d’une guerre atroce où les troupes «coloniales» sont venues en force pour délivrer le sol de France du joug nazi et où les FTP MOI rassemblant 83 nationalités ont résisté dans la douleur à cet occupant raciste et violent.. Aujourd’hui, emprunt au «peoplisme» politique, le gouvernement des multinationales agit sans complexe pour détruire les droits fondamentaux du peuple et les droits sociaux gagnés de hautes luttes.

Les sans papiers ont ce droit d’obtenir des papiers pour vivre dignement, et Armand Nwatschock fait parti de ces militants qui œuvrent à faire respecter ce droit, sans en tirer, nous en sommes sûrs, aucun profit, aucun bénéfice.

Aujourd’hui, la police du gouvernement des multinationales s’emploie à créer la psychose et l’intimidation, elle agit, non pas comme protecteur des citoyens, mais comme une milice qui veut mettre au pas les citoyens.  Pas une journée ne se passe sans qu’il n’y ait une répression violente contre des grévistes, des étudiants, des militants associatifs, syndicalistes ou progressistes et bien sûr contre les sans-papiers et les réfugiés.
Pas une journée se passe sans qu’il n’y ait un mort suite à un accident du travail, mais là l’impunité patronale est protégée et trop d’enquêtes sont bafouées et classées sans suite. Mais aujourd’hui, les «bonnes sans papières», travailleuses de l’ombre des beaux quartiers bourgeois sont miraculeusement régularisées (tant mieux): la peur du scandale? (et à ce prix là Monsieur, il faut garder cette marchandise rare Monsieur!)
Nous réitérons toute notre solidarité aux sans-papiers, à ceux qui les soutiennent dans leurs démarches et dans leur lutte dure mais héroïque face à un gouvernement policier des multinationales.  La solidarité est une arme.

L’Union Nationale des syndicats CGT de Cegelec et Filiales.

 

Message de soutien du SDEN-CGT 59

 

Notre organisation syndicale – le SDEN CGT Nord, syndicat CGT des personnels enseignants - proteste contre le harcèlement judiciaire du Comité des Sans-papiers 59 et de ses principaux militants.

L’arrestation d’Armand Nwatsock, membre de la Commission Juridique du CSP 59, à 6h du matin ce lundi 17 décembre dans le cadre d’une «commission rogatoire pour trafic d’influence», suivie d’une garde à vue prolongée de 35 heures, s’inscrit pour nous dans une volonté délibérée des pouvoirs publics de déplacer sur le terrain judiciaire une bataille politique qu’elles ont du mal à gagner face à la détermination des sans-papiers et de leurs soutiens toujours plus nombreux. Visiblement pour certains, tous les coups sont permis pour essayer de discréditer le CSP 59 et le combat républicain qu’il mène pour la défense des droits de l’homme et contre l’esclavage du travail non-déclaré dont ne profitent que les patrons.

Armand Nwatsock est un militant bénévole de longue date du CSP 59, un militant que notre organisation syndicale connaît bien. Nous savons également – comme tout à chacun devrait le reconnaître - que le CSP 59, depuis sa fondation maintenant il y a 11 ans en 1996, ne mise que sur le combat politique et citoyen au grand jour, par ses propres mobilisations de rue et en convergence avec l’ensemble du mouvement social. Nous sommes ainsi loin du  scandaleux sous-entendu préfectoral qui est que les responsables du CSP 59 toucheraient de l’argent pour favoriser les intérêts de tel ou tel sans-papier !

Le SDEN CGT Nord dénonce l’acharnement dont est victime le Comité des Sans-papiers 59 et appelle à participer massivement au rassemblement hebdomadaire organisé par le CSP ce mercredi 19 décembre à 18h devant la Préfecture. Face à ces manœuvres de basse police visant à discréditer la lutte des sans-papiers et leur organisation légitime, nous serons là pour dire STOP.

 

Message de soutien SUD Education 59-62

 

refusons la criminalisation du mouvement des sans-papiers !

Lundi 17 décembre 2007 à 6h du matin, la police a débarqué chez Armand  Nwatsock membre de la commission juridique du Comité des Sans Papiers  59 et l’a embarqué dans le cadre d’une « commission rogatoire pour  trafic d’influence ». Il a ensuite été placé en garde à vue. Un des portes-parole du CSP, Roland Diagne, a été lui aussi convoqué par téléphone au cours de la journée. Il s'est rendu à la convocation et  est ressorti libre. Dans le même temps, une perquisition a été  effectuée au local qu'utilise le CSP, rue Bernos, sans même en avertir  le Président d'Immigration et Droits des Migrants (IDM), association  locataire du local où la police est intervenue.

Ces enquêtes visent clairement à salir les responsables du CSP en  insinuant qu'ils reçoivent de l'argent des sans-papiers pour favoriser  leurs intérêts. Cet acharnement fait suite à l'acharnement estival du  préfet Canepa à l'encontre des grévistes de la faim. L'enjeu est  évident : il s'agit de briser la lutte des Sans-Papiers en démantelant  leur organisation représentative.

En conséquence, Sud éducation 59/62 dénonce cet acharnement et  appelle à participer massivement au rassemblement de ce mercredi 19  décembre à 18 heures devant la Préfecture pour manifester son soutien  aux sans papiers ainsi qu'aux organisations qui les représentent.

 

Message de soutien de la FSU

 

Ce lundi matin 17 décembre 2007 à 6h, la police a débarqué chez Armand Nwatsock membre de la commission juridique du Comité des Sans Papiers 59 et l’a embarqué dans le cadre d’une « commission rogatoire pour trafic d’influence ». Il a été placé ce soir en garde à vue. Dans la journée, le porte parole du CSP, Roland Diagne a été lui aussi convoqué par téléphone. Il s'est rendu à la convocation téléphonique et est ressorti libre. Dans le même temps, une perquisition a été effectuée au local qu'utilise le CSP, rue Bernos sans même en avertir le Président d'Immigration et Droits des Migrants(IDM) association locataire du local où la police est intervenue. Il est clair que depuis quelques temps, des enquêtes sont menées auprès de sans- papiers ou d'ex sans-papiers et qui vont toutes dans le même sens: salir les responsables du CSP en insinuant qu'ils reçoivent de l'argent des sans-papiers pour favoriser leurs intérêts ce qui est la définition du trafic d'influence! On ne peut pas ne pas rapprocher cet acharnement policier de l'acharnement estival du préfet Canepa à l'encontre des grévistes de la faim. A n'en pas douter, il s'agit de porter un nouveau coup à la lutte des Sans-Papiers à travers leur organisation représentative. La FSU appelle à participer massivement au rassemblement de ce mercredi 19 décembre à 18 heures devant la Préfecture pour manifester son soutien aux sans papiers et à leurs représentants harcelés et son refus catégorique de la politique gouvernementale en matière d'immigration.

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 17:52

nous-ne-sommes-pas----vendre--C.jpgManifestation  le samedi 22/12/07 
à 14h Place de la République à Lille 
Débat à partir de 16h30 à l’Espace Marx, 6 bis rue Roger Salengro, métro Marbrerie / Avec Ley Gardigal, militant de gauche tchadien. 
Les images des Français et Européens assis à terre, menottés au Tchad ont rappelé à beaucoup de sans papiers noirs, maghrébins, asiatiques et roms des souvenirs choquants d’humiliations. La différence ici est que les étrangers subissent cette honte et cette brutalité au quotidien parce qu’ils, elles sont simplement sans papiers alors que les Français sont accusés « de trafics, de tentatives de vols d’enfants tchadiens ».  L’Arche de Zoé - France enregistrée en préfecture de Paris sous le numéro 05 / 2346 / 00171192 se présente sur son site comme «une association à but non lucratif dédiée aux enfants orphelins». Surfant sur le sentiment humanitaire de certaines familles cherchant à adopter des enfants orphelins, l’Arche de Zoé a lancé «un cri d’alarme» à propos du Darfour en ces termes : «Il faut sauver les enfants du Darfour pendant qu’il est encore temps. Dans quelques mois, ils seront morts !» (www.archedezoe.fr/). On peut comprendre que des familles françaises, à la fois pour des raisons humanitaires, mais aussi parce qu’elles voulaient adopter des enfants orphelins, aient pu en toute bonne foi se laisser abuser par l’Arche de Zoé.  Mais la double identité – Arche de Zoé en France et Children Rescue au Tchad – apparaît comme un élément accablant pour cette association « humanitaire ». En France les enfants volés ont été présentés aux familles candidates à l’adoption comme étant des «enfants du Darfour». Au Tchad les témoignages des parents des enfants éclairent encore plus la tentative de kidnapping : «Sans hésiter, sur une photo publiée en "une" du Monde, Abderhamane Idriss pointe deux visages : celui d'Emilie Lelouch, la compagne d'Eric Breteau, responsable de L'Arche de Zoé, connue ici sous le nom de Children Rescue, et celui d'un blond barbu surnommé "Pépé". Abderhamane en est sûr : ces deux-là sont venus chez lui, à Gilané, lorsqu'il a été question d'envoyer ses trois enfants, Noura, 3 ans, Ibal, 5 ans et Yaya, 6 ans, à l'école d'Adré, à 10 km de sa maison de pisé. Ils ont peu parlé. C'est l'imam du village, très respecté, qui a mené la discussion et a réussi à convaincre Abderhamane, 28 ans, pauvre cultivateur de mil et d'arachide, de donner leur chance à ses trois petits. Ils allaient apprendre le français, l'arabe et, surtout, recevoir une éducation coranique.» (LE MONDE 05.11.07).  Le Président Sarkozy est allé chercher une partie des inculpés par la justice tchadienne avant de déclarer cette monstruosité qui révolte la conscience humaine : «J’irai les chercher quoi qu’ils aient fait». Plusieurs centaines de Français sont emprisonnés à l’extérieur pour divers délits. Jamais un président n’a osé s’adresser ainsi à un Etat et à un peuple souverain. Il n’y a que l’Afrique, les Africains que l’on peut se permettre d’insulter ainsi en toute impunité. Auparavant le dictateur «ami» de la françafrique, Idriss Deby, après son cinéma sur la « fermeté », a retiré contre l’avis des populations concernées le dossier judiciaire au tribunal départemental d’Abéché où l’enlèvement des enfants tchadiens a failli se faire. Après le transfert des inculpés à la capitale, Ndjamena, I. Déby a capitulé en libérant sans enquête ni jugement les présumés «innocents ou coupables» de captures illicites d’enfants en vue d’expatriation.  L’Assemblée Nationale française a aussi résonné d’exigences de «retour de nos concitoyens» sous le prétexte qu’au «Tchad, il n’y a pas de justice». Dans cette illustre Assemblée des représentants du grand peuple français, certains semblaient découvrir ainsi «qu’il n’ y a pas de justice sous la dictature de I. Déby» en oubliant de préciser que cela n’est vrai que pour les Tchadiens, en oubliant de rappeler que ce sont les mirages de l’armée française qui ont bombardé et chassé en avril 2006 les opposants à la dictature qui étaient entrés armés dans la capitale tchadienne pour chasser l’autocrate «ami» et pur produit de la françafrique, en oubliant de signaler que des milliers de sans papiers tchadiens demandeurs d’asile politique sont déboutés parce que jusqu’ici «le Tchad est un pays démocratique où règne le multipartisme».  Cette terrible tentative de rapt d’enfants en terre africaine du Tchad et la terrible chasse aux enfants sans papiers et à leurs parents en France révèlent le deux poids deux mesures et l’incroyable humiliation que les puissants font subir aux faibles en toute impunité. Mais au fait n’est ce pas là la véritable signification honteuse de «l’immigration choisie»?! Immigré(e)s et Français(e)s, travailleurs de toutes origines, citoyens, démocrates nous ne pouvons rester indifférents, nous devons réagir pour faire respecter la seule vraie valeur humaine : «les humains et les peuples naissent libres et égaux en droit et en dignité». Vivent les relations fraternelles, justes, solidaires et vivent l’égalité, le respect mutuel de la dignité entre les peuples! 

Fait à Lille le 08/11/07

 

Signataires : CSP59, Collectif Afrique, Les Indigènes, ATNF, Mémoire Vive, RESF, IDM, Mrap, Awana Africa, Griam, Cordillera.

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 23:24

Après la grève de la faim, solidarité active avec les sans papiers du CSP59 : Faisons ensemble des actions de Roubaix, Tourcoing, Villeneuve d’Ascq, et Lille, de grands moments de fraternisation et de lutte !

En 1619, dix ans après l'installation de la colonie anglaise des Amériques, quelques Noirs furent débarqués sur les côtes de Jamestown, en Virginie. Une foudre cosmique aurait dû accueillir ce tournant historique mais, comme le déplora Thomas Jefferson : « Le ciel demeura muet».

A cette époque, un chroniqueur laconique nota sans autre commentaire : «Un guerrier hollandais entra nous vendre vingt nègres »: L'esclavage américain venait de commencer.

D'innombrables africaines, arrachés à leur terre furent transportées de l'autre côté de l'Atlantique dans les cales des navires à esclaves.

La comparaison avec la situation des sans papiers aujourd'hui peut paraître excessive. Personne ou presque n'ose aujourd'hui remettre en cause l'humanité des Etrangers en particulier celle des Noirs. L'été dernier, l'opinion a été témoin des traitements dégradants dont ont été l'objet des Noirs et des Maghrébins en grève de la faim pour demander au Préfet leur régularisation conformément aux critères DELARUE. Les humiliations et les cruels sévices physiques et moraux subis pendant 75 jours, les rafles des enfants à la sortie de l'école, les chutes mortelles et les suicides pour échapper à l'expulsion, bien que dramatiques, n'atteignent pas les horreurs de l'esclavage, mais la logique reste identique. Celle du policier qui arrache les perfusions, assène des coups de pieds aux sans papiers inoffensifs, qu'il traite de singes et de branleurs qui brament comme des ânes.   esclavage.jpg

La grève de juillet-août 2007 fût une occasion pour de nombreux soutiens de démontrer leur profond attachement aux valeurs universelles des droits de l'Homme. A Roubaix sur La Place du Travail, à la Bourgogne à Tourcoing, au CHR de Lille, la résistance à l'acharnement policière a été possible grâce à la solidarité active des nombreux soutiens.

Cette solidarité, nous souhaitons qu'elle se poursuive jusqu'à la régularisation pleine et entière des grévistes, des annoncés régularisés qui subissent un chantage préfectoral, à la liste des 12% et des dossiers réexaminés. Elle est non seulement possible mais nécessaire. Possible parce que sans la lutte, les sans papiers n'auraient rien arraché de ce Préfet venu dans le Nord avec pour mission la liquidation du CSP59. Nécessaire, parce qu'elle ouvre des perspectives, pour les victimes des traitements inégalitaires, arbitraires et injustes de la part du Préfet Canepa.

Sur 56 grévistes, 4 sur 13 ont été expulsés dont certains après plus de 70 jours de grève de la faim. Seule notre lutte, notre mobilisation tous ensemble, permettra la réparation d'une telle injustice par leur retour et leur régularisation. Elle permettra le retour de Miloud El Jabri victime ainsi que ses camarades en Guinée et au Maroc d'une expulsion destinée uniquement à donner l'exemple, à faire peur et à terroriser les sans papiers.

Elle permettra le réexamen et la régularisation de la situation des 22 grévistes dont le refus sans cause réelle est destinée à appâter les électeurs du FN à l'approche des municipales.

Elle permettra la régularisation des dossiers en cours d'examen.

Vous avez le droit en tant que citoyen français d'interpeller le Préfet à ce sujet. A vos plumes, citoyens ! Ensemble jusqu'à la régularisation des tous les grévistes !

Fait à Lille le 30 novembre 2007

 

- Rassemblement le dimanche 9 décembre 2007 à 15 heures, Place de l'Eglise Saint Martin, métro Roubaix Grand Place ;

- Manifestation le lundi 10 décembre 2007 à 18 heures à Roubaix-Eurotéléport

- Vendredi 14 décembre 2007, Salle des Acacias-Hellemmes, avec le MRAP et Survie nord, métro Hellemmes ;

- Manifestation samedi 26 janvier 2008 à Tourcoing.

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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 11:29
David expulsé...

Nous avons appris ce matin que
David avait été conduit du Centre de Rétention Administrative de Lesquin jusqu'à l'aéroport Charles De Gaulle. Il est probablement arrivé à Tbilissi en Géorgie.
David, c'est ce jeune Géorgien interpellé en décembre 2006 avec Gela, lycéen. David est yéside, il a des cousins, des amis en France, en situation régulière. David a quitté la Géorgie pare qu'il était menacé : sa mère a été assassinée, son père est en prison à la suite d'un simulacre de procès.
David a essayé de se débrouiller seul . Seul, il rempliTsa demande de régularisation. Seul, il a essayé de survivre. Par peur de se montrer, il se tenait éloigné des actions en faveur des sans-papiers.
Aujourd'hui David est en Géorgie..
Nous tenons les autorités géorgiennes responsables de sa vie.

sur FR3 Lille métropole jeudi 25 octobre un sujet sur David.
http://nord-pas-de-calais-picardie.france3.fr/videojt/
Oui, il y a des rafles en France!

apparemment la police prend les quotas à respecter très au sérieux...
Communiqué de presse de la CIMADE :
Cela s 'appelle une RAFLE !!!
Cela vient de se passer cette fin de matinée, entre la rue de la République
et le Cours Gambetta :

Des policiers qui arrêtent les bus systématiquement, qui contrôlent certains
passagers au faciés, c'est à dire qui ressemblent à des étrangers, qui font
descendre, femmes, hommes ,poussette, qui embarquent sans discussion et sans
ménagement, et même violemment comme cette femme (qui pourtant avait des
papiers) qui allait chercher ses enfants à l'école (qui attendent toujours
leur mère dont nous n'avons aucune nouvelles 3 heures après)...

Nous l'avons vu de nos propres yeux puisque nous la CIMADE avons pris des
photos et avons même été controlé et villipendé pour ce fait... Nous avons
appelé le cabinet du Préfet pour lui dire notre émotion devant cette femme
en pleurs qui a assisté à l'embarquement de son amie pourtant en règle.

Cela porte un nom : Une rafle. Tout simplement. Le terme est approprié. Et,
nous ne pouvons même plus mettre des guillemets.

Et, nous ne confondons rien...nous ne faisons pas ici de parallèle entre
1942 et 2007.

Les situations ne sont pas comparables. Rien à voir. Les raflés ne sont pas
envoyés vers l'indicible. Ils disposent encore un peu, de recours d'un état
de droit. Le pouvoir qui a donné ces consignes a été légitimement élu. Etc.

De même que nous n'amalgamons pas, comme un premier réflexe, ce qui revient
de la chasse systématique des étrangers qui a tendance à ce developper :
objectifs chiffrés d'expulsions donnés par le pouvoir à sa police, des
policiers forçant une porte au petit matin, ou encore des convocations-piège
à la préfecture...

Mais n'en déplaise à quiconque... ce à quoi nous avons assisté...et nous en
sommes meurtri que cela se passe en France aujourd'hui...

Cela s'appelle une RAFLE!!!

Afin de faire l'autopsie de cette rafle, la CIMADE lance un appel à témoin.

Tous ceux qui ont assité à ces faits peuvent appeler au tel : 0467065502

Contact : Jean Paul NUNEZ : 0608328413


Nous relayons ici l’appel de nos camarades belge en grève de la faim 
Communiqué de presse
Des médecins alertent : 31 personnes en très grave danger après 36 jours de grève de la faim - Bruxelles, le 25 octobre 2007

Plusieurs de mes collègues médecins et moi-même suivons régulièrement sur le plan médical 31 sans-papiers qui ont entamé une grève de la faim dans un local exigu pour un tel nombre situé sur Evere 1040, 55 rue Georges de Lombaerde. Ils en sont aujourd’hui au 37e jour de jeûne.

En dehors de cas particuliers liés à des caractéristiques de santé personnelles (notamment certains facteurs de risques préalables à la grève de la faim, ce qui était le cas pour plusieurs des grévistes), l’évolution médicale, en cas de jeûne complet, présente une série d’étapes chronologiques qui se succèdent systématiquement. Il est à noter que, globalement, la majorité des grévistes présentaient d’emblée un mauvais état général rendant ces différentes étapes plus rapides et plus sévères, certains en étant à leur 3e grève de la faim en quelques mois.

Voici les étapes de l’évolution médicale :

Sur le plan métabolique, pour assurer l’apport énergétique minimal, de 1200 à 1800 kcal/jour, essentiellement sous forme de glucose :
La première phase, d’habitude assez courte, se caractérise par la consommation des réserves en sucre (glycogène), réserves peu importantes et destinées à faire face à des besoins énergétiques ponctuels.
La deuxième phase correspond à la consommation des graisses (lipides) ; sa durée est très variable et dépend de la masse grasse totale : elle sera donc potentiellement longue chez les obèses, beaucoup plus courte chez les grévistes maigres au départ (ce qui est la situation générale actuelle ici à Evere).
La troisième correspond, elle, à la consommation des protéines, et touche donc les tissus « nobles » de l’organisme, et de manière progressivement irréversible.

Sur le plan clinique :
Les premiers jours sont d’habitude assez bien supportés, malgré la sensation de faim et des spasmes gastriques importants, symptômes qui disparaissent d’habitude après une dizaine de jours.
Ensuite et jusqu’à 3-4 semaines de jeûne, le poids diminue de manière régulière (10-20 kgs en un mois), et plusieurs symptômes pénibles se développent : hypotension avec vertiges surtout en position debout (forçant à la position couchée), bradycardie (cœur lent), diminution de l’activité, des capacités de concentration et de réflexion, fatigue extrême, douleurs musculaires, diminution de la température corporelle, hoquet, crampes abdominales, insomnies, maux de tête.
La phase de maladie apparaît ensuite, avec des dégâts parfois irréversibles : vomissements, ictère (jaunisse), problèmes d’audition et de vision (vue double ou diplopie, hémorragies rétiniennes conduisant à la cécité, mouvements oculaires anormaux puis paralysie), hémorragies des gencives et de tout le tube digestif, lésions cutanées, troubles du comportement et lésions cérébrales.

La dernière phase (terminale), pouvant commencer dès le 40e jour : euphorie, confusion, somnolence, troubles respiratoires et coma, le tout pouvant entraîner la mort en quelques heures.

Il faut noter que d’autres complications peuvent apparaître, de manière non systématique mais parfois très précoce : altération de la fonction rénale, hypertension artérielle, troubles métaboliques (ioniques), convulsions, délire, lésions cérébrales (encéphalopathie de Wernicke), oedèmes de carence, etc.
Actuellement, les grévistes de la faim d’Evere ont dépassé leur 5e semaine de jeûne total, et leur état de santé en témoigne, que ce soit au niveau des symptômes qu’ils présentent, au travers des examens cliniques pratiqués quotidiennement (montrant notamment la perte de poids régulière) ou des dosages sanguins réalisés. Leur évolution est strictement superposable à celle décrite ci-dessus.
De plus, apparaissent depuis quelques jours, de manière progressive, un début d’altération des fonctions cognitives, des manifestations dépressives menant à des positions politiques extrêmes de plus en plus fermes quant à la poursuite du jeûne.  Tout ceci est très probablement renforcé par un effet de groupe, et le peu d’espoir (ou même l’absence d’espoir) de solutions dignes pour eux-mêmes qu’ils entrevoient. Mis au courant hier soir des conséquences de la privation calorique totale et prolongée sur le plan de la santé , ils m’ont exprimé leur détermination collective à continuer « jusqu’au bout » et à ne dorénavant plus appeler d’ambulance.
Survenant après 5 semaines de grève de la faim, cette volonté ne peut qu’entraîner des conséquences critiques, irréversibles et potentiellement mortelles à court ou moyen terme, aucun gréviste de la faim n’ayant jamais survécu plus de 70 jours, la majorité pas plus de 50-60 jours, en fonction de l’état physique de départ.
Tout en respectant la volonté des grévistes, et indépendamment de toute position politique, religieuse ou philosophique, nous tenons, d’un point de vue strictement humanitaire et déontologique, à faire savoir cette situation et à en informer le monde politique et la société civile.
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 17:35
Cet instituteur, militant RESF, risque trois ans de prison pour avoir empêché l’expulsion d’un père de famille sans papiers et de ses deux enfants scolarisés à Marseille.
Cet homme est dangereux. Accusé de «violences avec arme par destination», il est passible de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Il a commis son méfait le samedi 11 novembre 2006 à l’aéroport de Marignane en empêchant l’expulsion d’un père de famille sans papiers et de ses deux enfants scolarisés à Marseille. Ce jour-là, ils sont 200 (militants syndicaux, associatifs, politiques, élus) à s’être mobilisés. Mais c’est lui, Florimond Guimard, qui sera placé en garde à vue plus d’un mois après les faits. Le pouvoir en place n’a pas fait les choses au hasard. Ce jeune professeur des écoles, adhérent au SNUipp, est en effet la cheville ouvrière du Réseau Éducation sans frontières (RESF) dans les Bouches-du-Rhône.

«Criminalisation de l’action syndicale»

Il est donc appelé à comparaître ce vendredi à 14 heures devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence. Dès 10 heures, plusieurs milliers de personnes sont attendues à la Rotonde, près du fameux cours Mirabeau, pour un rassemblement de soutien au militant. Face à un procès qu’ils jugent «national», les organisateurs veulent promouvoir «une manifestation nationale». Mercredi, les organisations départementales des syndicats CFDT, CGT, FSU, UNSA et Solidaires ont rendu public un communiqué commun dans lequel elles s’élèvent «contre la criminalisation de l’action syndicale. Nous entendons publiquement dire stop, ensemble, à cette chasse aux militants syndicaux, aux dérives autoritaires (…) Lorsqu’un militant est attaqué, diffamé, licencié, emprisonné, c’est en fait le droit de tout salarié qui est bafoué, supprimé».
Le SNUipp a lui aussi vivement réagi : «Après le placement en garde à vue d’une directrice d’école à Paris, cette poursuite judiciaire d’un militant constitue une nouvelle menace vis-à-vis des enseignants, des parents et de tous ceux qui agissent en faveur du droit à l’éducation pour tous les enfants de parents sans papiers.» Tous ont le sentiment qu’avec le cas de Florimond Guimard, le gouvernement veut faire un exemple. «Il veut couper des têtes. Des parents aussi sont victimes de cette criminalisation», assure Marie-Christine Pélissier de la FCPE 13. Un responsable du syndicat Solidaires souligne « le ridicule de l’accusation». «C’est une décision qui a été prise à un autre niveau. À Marignane, il n’y avait pas que les manifestants, les passagers aussi se sont opposés à cette politique inhumaine.»

Il ne devait pas y avoir de poursuites
  
Le 11 novembre 2006, aucune violence n’a en effet été constatée. Seul un policier a écopé d’un jour d’ITT pour un pouce meurtri suite à un choc avec une barrière. Il est reproché à Florimond d’avoir suivi à distance la voiture de police au volant de son propre véhicule transformé, depuis, pour les besoins de la cause gouvernementale, en «arme».
Ce jour-là, «la police et la préfecture s’étaient engagées à ne pas lancer de poursuites, témoigne Jean-Marc Coppola, secrétaire de la fédération du PCF des Bouches-du-Rhône, appelé à la barre comme témoin. L’accord était oral, mais ça compte dans ce pays quand même. C’est bien la preuve qu’il s’agit d’un procès politique». Pour Aminata Diouf, porte-parole des sans-papiers, «être solidaire de la cause des sans-papiers, ce n’est pas être délinquant. Tout ce qui arrive, c’est voulu». Outre une condamnation scandaleuse, l’enseignant risque également une sanction de l’éducation nationale, qui peut aller jusqu’à la radiation, rappelle Jean-François Longo, secrétaire départemental de la FSU.
Face à ce «procès de la solidarité», la mobilisation est allée crescendo. Une pétition a déjà recueilli 10 000 signatures, tandis que 248 personnes ont rempli une attestation de présence à Marignane, le jour de l’expulsion programmée. Une façon pour eux de dire : «Florimond Guimard, c’est moi aussi».

Christophe Deroubaix - L'Huma

Ce 22 octobre 2007, Florimond passe en procès à Aix en Provence pour s'être opposé à l'expulsion d'un parent d'élève.

 

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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 17:23

article-lyon.jpgUne famille albanaise, en séjour irrégulier, a été arrêtée par les gendarmes ce mardi matin au Centre d’accueil des demandeurs d’asile (Cada) de Fontaines-Saint-Martin, au nord de Lyon, avec l’assistance des sapeurs-pompiers. Trois gendarmes sont venus chercher la famille Ali, et leurs deux enfants de 4 ans et un an et demi, vers 7h, sur réquisition de la préfecture. 
La famille s’est d’abord barricadée dans son appartement avant de menacer de se jeter du 3e étage. Pour intervenir, les gendarmes ont appelé des renforts. Puis fait appel aux pompiers qui ont acheminé une ambulance, une grande échelle et déployé une toile de sauvetage sous la fenêtre. Un équipage d’homme du feu s’est posté face à la fenêtre pour empêcher tout accident, avant que les gendarmes n’enfoncent la porte peu après 10 h. La famille Ali a été conduite au centre de rétention de l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry.
Tentative de défénestration… «Le mari a été menacé de mort dans son pays, un de ses frères a été tué. On travaillait à une nouvelle solution d’hébergement», explique Sylvie, bénévole de RESF (Réseau éducation sans frontière), qui suit cette famille depuis son arrivée au foyer en 2006. 
Déboutée du droit d’asile et invitée à quitter le territoire depuis juillet, la famille Ali était restée à la résidence du Petit Bois, faute d’un autre logement. Son dossier doit être réexaminé en novembre sur «la base d’éléments nouveaux», selon RESF. 
«La présence des pompiers, c’est une sécurisation, liée aux récents accidentsdans ce genre d’intervention», a indiqué la gendarmerie. «Nous ne sommes pas intervenus pour assister les gendarmes. Nous avons répondu à une tentative de défenestration», ont précisé les pompiers. 
(Frédéric Crouzet - Lyon - 20 minutes)

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