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Blog du Comité
des sans papiers 59

Manifestation 
tous les mercredi
Place de la République 
à Lille, 18 heures 30


Régularisation
de tous les Sans Papiers!

42 rue Bernos
59800 Lille-Fives
csp59@wanadoo.fr

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Pour commander
"La république à l'école
des Sans Papiers"...
adressez vos chèques
à IDM, 42 rue Bernos
Lille-Fives
(24 euros)















Présentation

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 23:53

Mardi 11 décembre matin, les 10 grévistes de la faim accueillis aux urgences du CHR de Lille tard dans la soirée de lundi , sont sortis par le service de sécurité du CHR et amenés dans le hall de la station de métro « Calmette ».

A la demande de Transpole, les services de police et de la PAF les emmènent au commissariat central pour, dans un premier temps, un contrôle d’identité.

A l’issu de ce contrôle, le traitement des situations de ces 10 grévistes de la faim alors au 41ème jour de grève de la faim, connaîtra l’arbitraire le plus total.

Huit d’entre eux seront jetés à la rue après s’être vus notifiés des Procès Verbaux et une amende de 132€ (l’un d’entre se verra également notifié un OQTF). Un gréviste de la faim sera envoyé vers un CHRS de Roubaix après avoir été, selon ses propos, malmené par les policiers et le dernier sera transféré au CRA de Lesquin.

L’état de santé de M.F est inquiétant, deux jours plus tôt lors du dernier contrôle connu au CH de Douai, il était en hypoglycémie avancée et présentait un état général dégradé (douleurs musculaires, douleurs aux reins). Il a perdu 14kg.

Lors de son arrivée au CRA, il demandera vainement un suivi médical qui ne sera effectif que le lendemain matin par l’infirmier du CRA.

Après avoir rencontré l’Ordre de Malte, association assurant une permanence à l’intérieur du Centre de Rétention de Lesquin, M.F apprend qu’il ne peut bénéficier d’une demande d’asile car il est sous le coup des « accords Dublin » et que son expulsion vers l’Espagne peut être rapide.

Manifestement le traitement singulier de la situation de M.F témoigne d’une volonté préfectorale de faire de ce cas particulier une victime, un otage, un outil de pression pour casser la détermination des grévistes de la faim à faire valoir leur soif de justice.

Tard dans la soirée de mercredi, M.F aura vent de la confirmation de sa réadmission en Espagne et donc de son expulsion imminente.

Contacté par le Comité des Sans Papiers très tard dans la soirée, Jean-Jacques Candelier député maire du Douaisis, bénéficiant au titre de son statut de parlementaire d’un droit de visite à tout moment dans les centres de rétention, accepte au nom de l’égalité et des valeurs de la République Française de rendre visite à M.F et de répondre à sa demande d’hospitalisation compte tenu de son état de santé lié à sa grève de la faim.

J. J Candelier entre aux alentours de 1h du matin au CRA de Lesquin, où il est reçu par le Capitaine du Centre, sa demande d’hospitalisation de M.F compte tenu de son état de santé et de son extrême faiblesse physique, sera entendue. M.F sera accompagné par ambulance escortée par les services de la PAF aux urgences du CHR de Lille dans la nuit .

Ce jeudi 13 décembre dans la matinée M.F quitte les urgences du CHR de Lille pour se voir transféré dans une unité psychiatrique de l’EPSM Métropole à Tourcoing toujours sous surveillance de la PAF.

M.F poursuit sa grève de la faim, déterminé dans sa soif de justice et malgré l’acharnement préfectoral dont il fait l’objet.

En fin d’après-midi il s’est vu remettre au centre de psychiatrie une convocation au Tribunal administratif de Lille à 8h30 ce vendredi 14 décembre.

Le CSP59 remercie chaleureusement J.J Candelier pour son soutien et sa mobilisation au service des valeurs républicaines en soutien à la juste lutte des Sans Papiers.

 

EXIGEONS  LA PRISE EN COMPTE
DES REVENDICATIONS DES GRÉVISTES DE LA FAIM !!!

Ce vendredi 14/12 le TA de Lille vient de libérer M.F  : une nouvelle victoire!

SOYONS TOUS MOBILISES DEMAIN SAMEDI 15H Place de la République

pour soutenir les revendications des grévistes.

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 16:21

SAMEDI 15 DECEMBRE A 15H PLACE DE LA REPUBLIQUE AU 46éme JOUR : GRANDE MANIFESTATION DE SOLIDAIRTE AVEC LES GREVISTES DE LA FAIM SANS PAPIERS !

SAMEDI 22 DECEMBRE A 15H PLAC E DE LA REPUBLIQUE AU 53éme JOUR : GRANDE MANIFESTATION DE SOLIDARITE AVEC LES GREVISTES DE LA FAIM SANS PAPIERS !

Tous les jours à 18h rassemblement Place de la République pour organiser le soutien aux grévistes de la faim

Dès l’évacuation du temple de l’église réformée, les grévistes de la faim sont éparpillés dans les structures d’hébergement "Grand Froid" pour la majorité et dans les hôpitaux pour la minorité qui est systématiquement jeté ensuite aux portes des urgences comme c’est le cas des 7 grévistes qui ont passé la nuit d’hier à moins 4 à terre devant l’hôpital Saint Vincent. Le message implicite : la grève de la faim n’existe pas, c’est une invention machiavélique du CSP59.

Les témoignages sont nombreux signalant que certains grévistes vomissent de la bile et du sang, qu'après avoir difficilement obtenu une ambulance, les grévistes sont emmenés dans les hôpitaux où ils sont confrontés à un chantage d'examens en contrepartie d'une perfusion. Si ils refusent la perfusion, ils se voient délivrer de facto un bon de sortie et jetés à la rue avec des données du genre « grippe ».

Certains foyers d'hébergement ont sollicité auprès des sous préfecture une antenne médicale, ils se sont vu refuser cette demande. Les inquiétudes liées à la santé de plus en plus dégradée des grévistes de la faim sans papiers s’expriment sur la situation dans laquelle les structures d’hébergement sont ainsi mises du fait de la stratégie préfectorale qui consiste à invisibiliser la grève de la faim en traitant les Sans Papiers non pas comme des grévistes de la faim nécessitant une surveillance médicale à 42ème jour aujourd’hui de grève de la faim, mais comme des SDF avec difficultés sociales (voir le certificat joint en PJ).

Dans des hôpitaux dans lesquels les grévistes ont été orientés les certificats sont truffés d'erreur. Un des grévistes est signalé comme pesant 99kg alors que pesé dans le centre d'hébergement où il est arrivé quelques heurs plus tard à sa sortie d'hôpital, il pèse 62kg!!!

Plusieurs grévistes de la faim présentent à ce jour des glycémies inquiétantes, malgré cela ils sont mis dehors des hôpitaux et jetés à la rue alors que leur état de santé nécessite une surveillance médicale (voir les documents joints) !!!

Quelle est la stratégie de la Préfecture? Ignore t- elle qu’une grève de la faim peut entraîner des séquelles pour la vie des grévistes ? Est-elle en train de jouer avec la vie de ces hommes et de ces femmes qui ne demandent qu'une seule chose : le droit de pouvoir vivre dignement dans ce pays.  

Alors que suite à la rencontre en Préfecture du 07/12 le CSP59 accompagné de la LDH, du MRAP, du GRIAM et du Collectif Afrique, il a été convenu que la liste portée par la grève de faim serait déposée en Préfecture ce lundi 10/12/12, les pressions auprès des grévistes de la faim ne cessent d'augmenter (l’un est détenu au CRA de Lesquin et d’autres ont passé la nuit et sont toujours devant l’hôpital Saint Vincent), la Préfecture et le ministre de l'intérieur poursuivent leur acharnement et refusent d'entendre la juste revendication des Sans Papiers en grève de la faim.

Il est effroyable de constater que dans le pays historiquement berceau des droits de l’homme l’hôpital est transformé en officine d’exécution des décisions de la préfecture.

L’Etat déclare son plan « grand froid », mais fait jeter à la porte des hôpitaux dans le grand froid à terre des humains parce que nés quelque part ailleurs à plus de 42 jours de grève de la faim. Le Ministre de l’intérieur M. VALS et le Préfet punissent ces hommes, ces femmes et ces familles QUI OSENT EXIGER D’EUX LA FIN VERITABLE DE L’ERE SARKOZY ET D’UNE POLITIQUE QUI FAIT D’EUX, D’ELLES LES ETERNELS OTAGES ELECTORALISTES DU LEPENISME FASCISTE.

Le CSP59 appelle les élus REPUBLICAINS, les DEMOCRATES du monde de la CULTURE, des ARTS, de la MUSIQUE, du CINEMA, du SPORT, les SYNDICALISTES, les responsables ASSOCIATIFS, les AUTORITES RELIGIEUSES DE TOUTES LES CONFESSIONS à EXIGER que s’arrête LA REPRESSION INHUMAINE SUBIE PAR LES GREVISTES DE LA FAIM. 

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 13:03

«Camarades, la victoire va arriver, on est presque arrivé. Il ne reste pas grand-chose et selon notre détermination sera le résultat. Courage mes frères et sœurs ».

Voilà le message d’encouragement par sms que les grévistes de la faim s’envoient entre eux et elles et aux manifestants sans papiers, soutiens et militants qui manifestaient ce samedi 8 décembre.

En retour les manifestants faisaient parvenir aux sans papiers grévistes les images filmées de la manifestation.

Ayant appris que 6 sans papiers grévistes avaient été expulsés du foyer de Dunkerque où la préfecture les a mis, la manifestation s’est rendue au CHR pour découvrir que les 6 avaient été transférés au foyer de la rue Lambersart.

Certes la préfecture en recevant une délégation du CSP59 le jeudi 6 décembre a montré sa nouvelle disposition de prendre en compte la revendication qui dure depuis 2007 de droit à la défense argumentée des dossiers tous les mois du mouvement social, citoyen, anti-raciste et antifasciste qu’est l’auto-organisation des sans papiers composante indéniable de la société civile.

Cette ouverture de la préfecture que le CSP59 apprécie et partage doit trouver ABSOLUMENT son prolongement par la prise en compte de la grève de la faim qui a démarré le 2 novembre dernier.

Partant des engagements électoraux du président Hollande, à savoir «  pas de régularisation massive et cas par cas juste », le CSP59 a fait une proposition de sortie de la grève de la faim qui permet de rester dans le cadre de la circulaire.

Le CSP59 demande à la préfecture d’arrêter la stratégie qui consiste à transférer les grévistes de la faim des hôpitaux aux foyers d’hébergement de la région Nord-Pas-de-Calais avant parfois de les jeter à la rue aux portes des hôpitaux sous ce grand froid et tout cela dans le but de les fatiguer, de les décourager et les pousser à l’abandon. Ce que l’utilisation du GIPN (censé être un corps d’élite spécialisé dans la lutte contre les terroristes) n’a pas obtenu lors de l’évacuation du temple de l’église réformée ne saurait être obtenu en maltraitant les grévistes de la sans papiers et en essayant de dénaturer leur lutte en besoin de sdf.

Le CSP59 demande à la préfecture de prendre en compte sa proposition afin que la souffrance et la dégradation de la santé des grévistes de la faim soient écourtées, sans compter que le risque d’accident grave devient de plus en plus important au fil des jours de grève de la faim. Les 50 jours sont toujours un tournant dans une grève de la faim qui voient certains grévistes basculer dans le suicidaire parce que voyant dans l’interlocuteur qui doit répondre à sa revendication le mépris pour sa santé et sa vie.

Le cynisme fasciste des Le Pen et du FN faisant du chantage sur les soi-disant « appel d’air des régularisation » doit être démasqué comme un mensonge manipulateur. En effet régulariser dans un contexte de grève de la faim et permettre l’exercice du droit à la défense argumentée des dossiers a permis de 2004 à 2007 sur la base de l’accord DELARUE de ne pas pousser les sans papiers au désespoir et donc à la grève de la faim. Ceci est tellement vrai que la grève de la faim a été provoquée par le préfet Sarkoziste de 2007, M. CANEPA, lorsqu’il a fait rafler 60 sans papiers occupants et mis en vain dans un avion pour les expulser trois d’entre eux dont 1 annoncés régularisés.   

Le CSP59 appelle à la poursuite de la MOBILISATION SOLIDAIRE AVEC LES GREVISTES DE LA FAIM SANS PAPIERS PAR DES MANIFESTATIONS LES PLUS MASSIVES POSSIBLES:

Dimanche 09/12/12 à 11h au Marché Wazemmes au 39éme jour

Lundi 10/12/12 à 18h à Place de la République au 40éme jour

Mardi 11/12/12 à 18h à Place de la République au 41éme jour

Mercredi 12/12/12 à 18h à Place de la République au 42éme jour

Jeudi 13/12/12 à 18h à Place de la République au 43éme jour

Vendredi 14/12/12 à 18h à Place de la République au 44éme jour

Samedi 15/12/12 à 18h à Place de la République au 45éme jour

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 11:44

Les radios et la presse font état de l’appel de l’Etat Français adressé aux Eglises et autres lieux de cultes d’ouvrir et accueillir les sans domicile fixe (sdf) en cette période de grand froid qui s’en vient.

Mais ici « l’exception Lilloise » ou l’apartheid Lillois est qu’au même moment l’Eglise Réformée est contrainte par la préfecture à présenter par un huissier une requête qui ordonne l’expulsion des grévistes de la faim à plus de 30 jours du temple protestant du 165 rue pierre Legrand.

A lire ou écouter la presse on observe l’éternel retour des rengaines racistes et colonialistes selon lesquelles les grévistes sont de « grands enfants » manipulés par des « gourous ». Mais quand un Maire se couche et fait grève de la faim, il n’arrive à aucun esprit de ces grands républicains ou démocrates auto-proclamés donneurs de leçon de rechercher quel « gourou » se cache derrière cette grève de la faim.  

La préfecture continue à rester sourde à nos revendications en nous présentant comme des étrangers qui n’ont aucun respect pour l’Etat français.

Ainsi on nous demande de « mettre de l’eau dans notre vin » parce que nous tiendrions des propos « durs », mais quand le délégué de Florange crie sa révolte en parlant de « trahison » après l’agitation par le gouvernement de la « menace » de la nationalisation, personne n’allègue des « propos durs » pour les discriminer comme le fait la préfecture pour le CSP59 depuis que M. CANEPA, ex-préfet, ex-directeur de cabinet adjoint de Sarkozy alors ministre de l’intérieur a décidé, après s’être auto-nommé préfet dans le nord, d’utiliser l’appareil de l’Etat pour en finir avec le CSP59 en liquidant l’accord DELARUE conclu sous le premier ministre RAFARIN en 2004.

La circulaire du ministre VALS donne comme directive aux préfets de permettre la défense argumentée des dossiers des sans papiers par les syndicats, les associations et les collectifs, alors l’apartheid préfectoral vis-à-vis du CSP59 qui perdure depuis 2007 peut-il encore perdurer comme « exception Lilloise » ?

Or si le préfet avait eu un minimum d’écoute et si au lieu de s’enfermer dans une vision de la société civile fondée sur le principe royaliste du « monarque qui choisit ses courtisans », il avait compris que l’autorité de l’Etat repose avant tout sur la justesse de ses actes, nous ne serions pas aujourd’hui dans une crise dont la sortie ne peut être que la régularisation « humanitaire » dont parle la circulaire VALS.

Le CSP59 réaffirme qu’il est temps et grand temps que l’administration Française se débarrasse des séquelles d’une vision colonialiste des sans papiers, des immigré(e)s, des Arabes, des Berbères, des Noirs, des Asiatiques et des musulmans.

Le CSP59 invite le préfet à lire toutes ses nombreuses déclarations entre 2004 ( accord DELARUE) et 2007 (avant que le préfet CANEPA ne vienne ici pour nous écraser) pour se rendre compte que nos déclarations sont adaptées aux attaques et agressions dont nous faisons l’objet.

Le CSP59 exige un respect et en retour sait que le respect doit être réciproque, surtout quand il s’agit de l’Etat.

Le CSP59 précise que la revendication légitime de la régularisation de tous les sans papiers ne nous a jamais, depuis 16 ans, empêché d’œuvrer dans le cadre du « cas par cas » imposé par le rapport des forces du moment à l’exercice du droit à la défense argumentée des dossiers en préfecture.

Le CSP59 appelle au sens de la responsabilité de l’Etat qui, depuis 2007, va toujours dans une dérive répressive et arbitraire vis-à-vis des sans papiers, particulièrement à Lille en acceptant le droit à la défense argumentée des dossiers tous les mois en préfecture et en acceptant une solution humaine réaliste que nous sommes à même de présenter dès que la préfecture daignera nous entendre.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 23:39

Samedi 17 novembre à 15h des centaines de sans papiers, militants, soutiens se rendent à la Bourse du Travail de Lille, le portail est grand ouvert, mais les fenêtres et les portes des bâtiments sont recouvertes de planches de bois (voir photos) comme si les lieux étaient menacés d’un tsunami ou d’un cyclone, l’eau et l’électricité ont été coupées.

Ce sabotage du concert est décidé la veille par la Mairie de Lille alors que le déménagement des syndicats vers la nouvelle Bourse n’est pas achevé. C’est dire que dès lundi 19 novembre, le tsunami étant passé, la Mairie va « libérer » les lieux pour permettre aux syndicats de poursuivre leur déménagement.

Le CSP59 a demandé aux groupes musicaux de ne pas se déplacer de Paris, évitant par là des frais inutiles et a demandé que les organisations solidaires fournissent une sono-cd, un groupe électrogène, une tente pour remplacer les groupes musicaux Cordillera, Zep, Majid que nous remercions.

Ce sabotage du concert de la solidarité et de la fraternité révèle que « l’élite » politique, médiatique et CERTAINS syndicalistes restent encore imbue de préjugés colonialistes racistes évidents. En effet quel message nauséabond se cache derrière le fait de barricader les locaux si ce n’est que les travailleurs sans papiers « bamboulas, bougnoules, fourmis » sont des « délinquants, des voyous, la racaille » dont il faut protéger les bâtiments des « travailleurs français » ?

Rappelons que la Bourse du Travail a été un haut lieu en 2000, en 2003, en 2004 de lutte sociale, démocratique, anti-raciste, antifasciste des travailleurs sans papiers, qu’elle a été le haut lieu d’une fraternité et d’une solidarité entre les syndicats et le CSP59, que c’est là où à plusieurs reprises les travailleurs français, immigrés réguliers et sans papiers ont pu manifester leur ras le bol du poison de la division raciste et ensemble dénoncer cette « élite » politique, patronale, médiatique et intellectuelle décadente qui conduit le pays à la déchéance en l’offrant par leur irresponsabilité au fasciste du FN.

Rappelons enfin que DEPUIS 16 ANS TOUT LE MONDE SAIT QUE LE CSP59 DIT CE QU’IL FAIT ET FAIT CE QU’IL DIT, au contraire des promesses et engagements des politiciens de droite et de gauche à la solde des patrons qui ne sont jamais tenus.

Voilà pourquoi le CSP59 exige solennellement à la Mairie de Lille, à CERTAINS syndicalistes indignes du syndicalisme et au Préfet :

UN PEU DE RESPECT AUX TRAVAILLEURS BOUGNOULES, BAMBOULAS, FOUMIS !

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 12:19

Ne touchez pas à nos manifestations, respectez l'engagement pour le droit de vote des immigrés et régularisez les sans papiers!

 

Le 17 octobre 1961 des milliers de travailleurs immigré(e)s Algériens manifestaient pacifiquement pour dire non à la guerre coloniale française en Algérie. L’Etat français avait décidé un couvre feu interdisant toute manifestation contre cette guerre qui a causé 1 million 500 milles morts algériens et près de 60.000 morts Français. Ils étaient des milliers, des dizaines de milliers, hommes, femmes, enfants, en famille à marcher dans les rues de Paris sans se douter de la barbarie qui allaient s’abattre sur eux. La répression sauvage et macabre abattue par la Préfecture dirigée par le Préfet Papon, ce vichyste collabo des occupants nazis, montrait que l’origine, la couleur de la peau, le faciès, la religion, le statut « d’étranger » demeurent encore des critères à partir desquels sont discriminés les être humains en France. Ce pogrom raciste d’Etat reste une des tâches les plus sombres de l’histoire de France. « La seine était rouge du sang » des manifestants Algériens disent certains écrits, mais jusqu’ici l’Etat français refuse de dire exactement combien « d’immigré(e)s » ont été assassinés et de reconnaître ce crime d’Etat. 

Si hier les travailleurs immigré(e)s étaient discriminés pour les intérêts coloniaux des patrons français, aujourd’hui des jeunes meurent entre les mains de policiers, des cimetières musulmans sont profanés, aujourd’hui c’est la chasse à l’étranger travailleur sans papiers pour le maintenir dans les griffes de l’esclavage du travail clandestin organisé par les patrons fraudeurs du fisc, aujourd’hui c’est l’instrumentalisation électoraliste raciste du thème de l’immigration, des sans papiers désignés comme bouc-émissaires de « l’insécurité, de la toxicomanie, de la délinquance », aujourd’hui c’est la politique des quotas et chiffres d’expulsion, c’est l’origine, la culture africaine, asiatique et sud-américaine, la couleur de la peau, le faciès des immigrants qui sont identifiés comme des « menaces pour l’identité nationale française », aujourd’hui le FN, banalisé par les imitations des Sarkozy/Besson/Hortefeux/Guéant, exploite et suscite à fond les provocations racistes islamophobes et la fabrication d’un « ennemi intérieur » musulman qui est désigné comme responsable de tous les maux de la société.

Toutes ces agressions, ces violences racistes, xénophobes montrent tout simplement que les soi-disant élites politiques, intellectuelles et médiatiques n’ont d’autres « solutions » à la crise, à la dette, aux déficits que de semer la haine au sein des populations faisant croire que le « bonheur viendra quand l’autre sera jeté dehors ou tué ». Telle serait la nouvelle œuvre civilisatrice de la croisade des civilisés ?! REFUSONS QUE L’ON NOUS OPPOSE LES UNS AUX AUTRES ! RELIGIEUX MUSULMANS, CHRETIENS, JUIFS, BOUDDHISTES, PAIENS, ATHEES, NOUS SOMMES DES TRAVAILLEURS, NOUS SOMMES DES HUMAINS QUI AVONS LE MÊME SANG QUI COULE DANS NOS VEINES, NOUS CONSTITUONS LA FRATERNITE HUMAINE QUI IMPOSERA, A CONDITION QUE NOUS SOYONS UNIS, LE VIVRE ENSEMBLE DANS L’EGALITE DES DROITS ET DE DIGNITE !

 

Après la cérémonie organisée par les Associations et la Mairie de Lille à 18h,

Le CSP59 organise une marche de place de République

au local de la MIERB, 42 rue Bernos Fives pour voir le film

LE SILENCE DU FLEUVE de MEDHI LALAOUI (Métro Fives)

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 22:04

Lettre ouverte au cabinet de la mairie de Lille

 

Le jeudi 14 juin les sans papiers occupaient l’OFI pour réitérer leur demande de pouvoir exercer leur droit à la défense argumentée de leurs dossiers en préfecture. Une fois expulsés manu-militari les sans papiers se rendirent à la Marie où une délégation sera reçue par le Cabinet du Maire, à l’époque 1er Secrétaire du PS, qui prit les engagements suivants : - relayer auprès du gouvernement et de M. VALS la demande pourtant simple pour tout état de droit qui se respecte du droit à la défense argumentée des dossiers en préfecture par le CSP59 – informer le CSP59 de la réponse gouvernementale. A ce jour le CSP59 attend toujours.  

Or le 21 juin 2012 Nord Eclair informe que « Le ministre de l’intérieur est arrivé hier soir à Lille pour une visite expresse et discrète dans la région sur le thème de l’immigration. Après un dîner en préfecture avec des responsables locaux, il doit se rendre à Calais ce matin pour rencontrer des acteurs de terrain. ‘Cette visite a pour but d’écouter les élus et associations, c’est une bonne idée de consulter avant d’annoncer des mesures, surtout dans ce domaine de l’immigration où la politique du précédent gouvernement a totalement échoué’, indique un responsable socialiste de la région. Manuel Valls doit se rendre à Londres ».

Parallèlement notre inquiétude est de plus en plus grande avec le constat amer des manquements à la parole du Ministre de l’intérieur : - recul sur le récépissé devant mettre fin aux contrôles au faciès – acharnement répressif contre les Rroms – promesse électorale du droit de vote aux locales du candidat Hollande déclarée comme non prioritaire – annonce d’une circulaire alors que la démocratie et l’état de droit républicain exige une loi dépouillée des durcissements xénophobes des lois Sarkozy/Hortefeux/Besson/Guéant – abrogation de l’impôt régularisation de fait que payent les régularisés et les renouvellements des titres de séjour d’un an qui peuvent atteindre 110 euros sans compter la visite médicale, etc.

Le CSP59 demande un bilan transparent, sérieux et crédible de la Codrese mise en place par Sarkozy/Hortefeux/Besson/Guéant pour en finir avec l’accord DELARUE qui faisait de la préfecture un véritable service public dont les décisions favorables ou défavorables étaient motivées dans le cadre de l’exercice par le CSP59 et ses partenaires associatifs MRAP et LDH du droit à la défense argumentée des dossiers des sans papiers.

Le CSP59 déclare aussi que les interdictions récentes de manifester qui rappellent les circulaires d’exception de 2005 et les interdits ciblés qui ont conduit au massacre du 17 octobre 1961, et qui sont des infractions gouvernementales au droit constitutionnel de manifester ne peuvent en aucun cas être des prétextes pour empêcher les sans papiers organisés en collectif de lutte sociale et démocratique d’exercer leur droit de manifestation. TOUCHE PAS A LA MANIFESTATION DU MERCREDI ET A NOS MANIFESTATIONS.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 19:05

Le dimanche 22 juillet 2012, Kamel Azzaz de nationalité Algérienne, lillois depuis 2007, fait du vélo rue de Lannoy à Lille, avec sa fille Lyliane. Des policiers, en civil, jaillissent d’une voiture pour l’interpeller. Ils l’emmèneront à la PAF sans se préoccuper de Lyliane sa fille apeurée et scandalisée, qui sera confiée à un monsieur qui passait par là et semblait connaitre Kamel.

Le lundi 23 juillet, Kamel est transféré au CRA de Lesquin après une garde à vue de 24h.

Kamel est en France avec sa fille depuis près de 5 ans. Comme en témoignent la maman de Lyliane, et le personnel éducatif de l’école où elle est scolarisée, Kamel subvient aux besoins de sa fille et est un père attentionné.

Suite au recours déposé par son avocat, Kamel reçoit une convocation au tribunal Administratif de Lille pour une audience ce vendredi 27/07 à 9h00.

Vendredi matin à 03h30 les policiers embarquent Kamel pour l’aéroport de Roissy en vue d’une expulsion.

Dans l’avion d’Air France, des passagers sensibles à son histoire et à celle de sa famille qui s’est déplacée jusqu’à l’aéroport sans pouvoir le voir, se mobilisent. Choqués et indignés par la violence de l’expulsion et les agissements des policiers envers Kamel, des passagers du vol manifestent leur mécontentement. Le commandant de bord décide alors, de débarquer Kamel de l’avion.

Les policiers ramènent Kamel au CRA de Lesquin alors que durant ce temps son avocat l’attend et plaide au tribunal en son absence. Le Tribunal administratif rejettera la requête de Kamel.

Kamel est convoqué au Tribunal de Grande Instance de Lille devant le Juge des Libertés, le dimanche 29/07/2012, si d’ici-là, il ne fait pas l’objet d’une nouvelle tentative d’expulsion comme le lui ont promis les policiers : « Tu partiras de toute façon, même par bateau ! » (sic les propos tenus par les policiers à Kamel)

Lors de ces dernières déclarations à la presse et devant la commission des lois du Sénat, M. VALLS, ministre de l’Intérieur, promettait une rupture avec la politique arbitraire du gouvernement Sarkozy-Guéant en matière d’immigration.

Une circulaire dite « plus juste et plus humaine » est annoncée pour septembre, pour autant M. VALLS est aujourd’hui au pouvoir et il ne saurait accepter que Kamel soit séparé de sa famille par l’arbitraire d’une décision prise par son prédécesseur. M. Valls vous évoquiez la prise en compte des liens familiaux, la durée de présence en France, l’insertion sociale et professionnelle comme autant d’éléments en faveur d’une régularisation.

Kamel AZZAZ cumule l’ensemble de ces critères : Il vit en France depuis 5 années, a une petite fille scolarisée dont il s’occupe quotidiennement et travaille pour subvenir aux besoins de sa famille.

M. VALLS, Mme Aubry, Kamel est sous le coup d’une décision arbitraire, injuste et inhumaine, prise par le Préfet du Nord qui à aucun moment n’a pris en compte la juste réalité de cette situation, guidé par l’effroyable loi des chiffres et des quotas d’expulsion.

Pour Kamel AZZAZ le changement de politique en matière d’immigration c’est maintenant !!!

Le CSP59 dénonce la tentative du préfet du nord de soustraire Kamel à son droit à la défense de sa situation devant la justice, exige sa libération immédiate et sa régularisation pour permettre à Kamel de retrouver sa place qui est la sienne auprès de sa famille.

Le CSP59 interpelle Le gouvernement Hollande/Ayrault/Valls et Mme Aubry première secrétaire du Parti Socialiste : allez-vous fermer les yeux face à l’arbitraire du Préfet du Nord ? Le changement s’arrêt-il aux frontières de département du Nord ? Sarkozy continue-t-il à régner sur notre région ?

Nous appelons l’ensemble du mouvement progressiste, élus, politiques, syndicats et citoyens à :

- Dénoncer l’arbitraire de cette situation, en envoyant par fax au Préfet du Nord, une demande de libération et de régularisation pour Kamel,

- Se rendre au CRA de Lesquin pour rendre visite à Kamel Azzaz,

- Etre présent à l’audience de dimanche matin (29 juillet).

Restons vigilants et mobilisés pour que Lyliane ne soit pas séparée de son papa !

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 12:15

M. K., Sans Papiers organisé au sein du CSP59, fait l’objet d’un placement en rétention en avril 2012. A l’audience du TGI de Lille le 23 avril 2012, le JLD l’assigne à résidence. Mme S., amie de M. K., soutien du Comité des Sans Papiers depuis plusieurs années, produit à la demande de l’avocat de M. K., les documents nécessaires (attestation d’hébergement, justificatif de domicile).

Le 05 mai, une première fois, 3 agents de la PAF se présentent au domicile de Mme S. qui est partie travailler et M.K. n’est pas à cette adresse.

Aucune autre manifestation de la PAF jusqu’à ce mercredi 11 juillet 12, où, de nouveau 3 agents de la PAF se présentent au domicile de Mme S. qui est, là encore, partie travailler. Dans la journée, elle reçoit un appel lui demandant de se présenter à la PAF le lendemain à 8H. Aucune précision sur le motif ni même sur l’identité de la personne l’ayant appelée. Mme S. rappelle l’accueil de la PAF en s’étonnant de ce mode opératoire et précise qu’étant salariée elle ne pourra se rendre à ce rendez-vous. La fonctionnaire du secrétariat téléphonique de la PAF sera dans l’incapacité de lui préciser les raisons de cet appel et confirmera qu’elle s’étonne du fait que Mme S. ignore l’identité de la personne qui lui a demandé de se présenter à la PAF le lendemain matin à 8h.

Ce jeudi 12 juillet, à l’heure dite du rendez-vous, Mme S. reçoit de nouveau un appel d’un fonctionnaire de la PAF qui lui rappelle sèchement qu’une « convocation » lui a été faite et qu’elle n’est pas présente. Mme S. rappelle qu’elle a pris soin de prévenir la veille par téléphone de son empêchement et demande des précisions sur les motifs de cette « convocation ». Le fonctionnaire après avoir décliné son identité lui précise qu’il s’agit d’un « entretien dans le cadre d’une enquête préliminaire contre M. K. ». Mme S. convient qu’elle se présentera ce jeudi 12 juillet à 18H30.

Mme S. se présente, comme convenu à ce rendez-vous, accompagnée d’une autre militante du CSP59 qui sur injonction du fonctionnaire de police ne pourra assister à « l’entretien » et sera invitée à attendre en salle d’accueil.

L’entretien durera une vingtaine de minutes. Après qu’une fois encore elle s’étonne d’être « convoquée » (sic les propos du fonctionnaire de la PAF) sans même n’avoir reçu de convocation officielle, et après qu’elle demande à plusieurs reprises dans quel cadre il lui a été demandé de venir, le fonctionnaire de la PAF lui répond : « vous êtes simple témoin, et il vous est encore possible de vous soustraire à cet interrogatoire mais alors la Police viendra vous chercher à votre domicile ou sur votre lieu de travail ».

Mme S. constate à son entrée dans le bureau qu’un PV à son nom et reprenant sa domiciliation est déjà rempli et que faute de « quelques questions » (sic les propos tenus le matin même au téléphone par le fonctionnaire en question) il s’agit bel et bien d’un interrogatoire. Mme S. refuse de signer le procès verbal après lecture de celui-ci et vérifie que cette mention soit précisée sur le document. Le fonctionnaire la raccompagne et à la dernière question de Mme S. sur les suites à cet interrogatoire, le policier de la PAF lui répond que le PV va être transmis au procureur de la République qui jugera de la nécessité d’une  « poursuite pour délit de solidarité » (sic le fonctionnaire de la PAF)…

Plus de 15 ans après les poursuites de Jacqueline DELTOMBE, la nouvelle majorité présidentielle,  « porteuse du changement », fait de nouveau planer la suspicion et les menaces de poursuites pénales contre les militants engagés dans les luttes pour la régularisation des Sans Papiers.

Cette majorité présidentielle, qui, hier, sous le gouvernement SARKOZY, criait son attachement aux valeurs de solidarité et de justice sociale, s’arme aujourd’hui des relents législatifs xénophobes et racistes qui font de la solidarité un délit dés lors que des citoyens engagés affichent leur soutien à la lutte des Sans Papiers, mettant ce soutien à ce combat légitime au même rang que les filières négrières du travail clandestin, bras armé du patronat.

Le CSP 59 dénonce fermement cette tentative d’intimidation policière et questionne les raisons et l’origine qui la motivent :

S’agit-il d’une ultime manœuvre d’une préfecture revancharde ? ou seraient-ce les méthodes policières du Ministre Valls dans la droite ligne des Sarkozy, Besson, Hortefeux et Guéant.

Le CSP59 réaffirme que nous ne céderont pas à cet honteux chantage de poursuite pénale.

NON la solidarité à la lutte des Sans Papiers n’est et ne sera jamais un délit !

Manifestation hebdomadaire tous les mercredis 18h Place de la République à Lille

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 12:31

Nous sommes reçus ce 8 juin 2012 de nouveau par trois représentants du Cabinet du préfet M. Dominique Bur. Comme le 24 avril le préfet nous fait recevoir pour se moquer de nous et nous mépriser.

Alors que cette audience est accordée à la suite de la seconde occupation de la DDTE, le représentant du préfet déclare d’entrée qu’une réponse négative à nos doléances a été déjà faite par le préfet. C’est donc un refus catégorique à la demande de défense mensuelle argumentée des dossiers par le CSP59 en préfecture. Il ajoute que la préfecture ne « reconnait pas le CSP59 et ces rencontres » lesquelles sont donc des rencontres de pures formes, sans valeur, juste pour faire semblant.

Pour la préfecture lorsque le TA annule même plusieurs fois la décision du préfet, « il ne demande pas au préfet de régulariser, mais de réexaminer le dossier ». On lui a rappelé que quand le Tribunal Administratif (TA) cassait plusieurs fois une décision de refus et d'éloignement, et parfois condamnait la préfecture à une amende, la moindre des choses c’est d’en tenir compte. On a aussi rappelé, à propos des 6 arrêtés après l'occupation de l'UMP, que le juge avait considéré que le Préfet avait « détourné la loi ».

La préfecture persiste et signe dans le refus de la prise en compte du « changement » présidentiel : « le dispositif RESTE le même, la Codrese a vocation à disparaître une fois le stock de dossiers vidé ». Pas à une contradiction près, le même représentant de la préfecture déclare qu’il y a « plein de régularisation » en refusant de donner le chiffre et « c’est normal que les régularisations aient diminué depuis 2007 ». 

Remarque de la délégation du CSP59 : « ne pas recevoir le CSP59, ne pas le considérer comme interlocuteur, considérer que les Sans Papiers doivent être représentés par d'autres associations (LDH, MRAP, CIMADE, et d'autres... estimables) cela revient à les considérer comme des MINEURS incapables de présenter eux-mêmes leurs dossiers avec leur commission juridique ». Interpellation aussi de la préfecture sur les différences de traitement à Paris, ailleurs où les CSP défendent les dossiers en préfecture et à Lille où le CSP59 est exclu, et donc sur la discrimination dont le CSP59 est victime.
La préfecture insiste que « la Codrese est un dispositif hors norme... destiné à écluser le stock de dossiers, et pas à être une institution permanente ».

Pour lui c'est à l'Etat de « choisir ses interlocuteurs » et le CSP59 n'en est pas un « parce que vos méthodes ne nous conviennent pas... les occupations.... ». On lui a fait remarquer qu’il est absurde  de considérer que « si le peuple n'est pas comme il faudrait, dissolvez le peuple ». Et à notre question : « alors si on n'occupe plus, on devient interlocuteur »? La réponse tombe automatiquement : « mais non, pas question ».

Une sans papière fait observer que le refus du préfet que leurs dossiers soient défendus les condamne à la « clandestinité, à la délinquance, à l’insécurité », la réponse est : « non pas du tout, nous sommes humains, mais la loi c’est si une décision négative est prise, vous devez l’exécutez ».

Et en ce qui concerne le droit à la défense argumentée des dossiers en préfecture par le CSP59 le représentant du préfet s’exclame : «  Nous entendons être maîtres de nos décisions » comme si le simple fait que les sans papiers auto-organisés puissent défendre leurs dossiers, c’est déposséder le préfet de son pouvoir de décision.

Manifestement ce préfet a des difficultés à différencier, tout comme l’ex-préfet Canepa exécuteur des basses besognes de l’ex-président Sarkozy en 2007, d’une part la loi votée par le parlement et d’autre part l’interprétation et l’application de celle-ci par l’administration préfectorale.

LA DEFENSE ARGUMENTEE DES DOSSIERS EST LE DROIT DE LA SOCIETE CIVILE DE PROUVER ARGUMENT A L’APPUI QUE L’ADMINISTRATION S’EST TROMPEE.

Le mépris, l’arrogance autoritaire et le fait du prince affiché par la préfecture du nord est le prolongement de l’arbitraire, de l’inégalité de traitement, de l’injustice, de l’irrespect et de la discrimination contre le CSP59.

Ce non respect en préfecture de l’état de droit montre en réalité comme nous l’avons dit avec beaucoup de fermeté qu’il « y a dans le comportement de la préfecture une dérive dangereuse liée au sarkozisme, qui entre les deux tours, s’est révélé indigne des valeurs Républicaines, nous ne laisserons pas les idées de Mme Le Pen tout envahir ».

Nous avons aussi dit que le préfet doit répondre à la question suivante : « quelle est la raison CACHEE, du refus de reconnaitre le CSP59, de la discrimination préfectorale visant le CSP59 ? N’y a-t-il pas un rapport avec les idées d'extrême droite développées entre les deux tours par l'ancien président »? 

Face à notre fermeté, le représentant du préfet M. Dominique Bur, a dit : « si le ministre ordonne, on appliquera », ce à quoi nous avons répondu « on va donc s'adresser au ministre ».

Le CSP59 considère que LE MEPRIS, LA DISCRIMINATION, CA SUFFIT! Il est irresponsable et dangereux de jouer à l’apprenti exécuteur de la volonté du parti fasciste auquel Sarkozy a donné sur un plateau près de 18% des électeurs du pays! Aucune justification sérieuse ne peut fonder l’acharnement préfectoral a refusé le droit au CSP59 de défendre les dossiers des sans papiers, CSP59 dont la légitimité est vérifiée par sa compétence prouvée et reconnue par 5 préfets et un conseillé d’état, par toutes les associations dignes de ce nom, y compris membres de la Codrese, et sa popularité, son ancrage populaire dans le paysage social de notre région. 

Le « changement » du candidat Hollande/Ayrault/Vals s’arrête –il aux portes closes de la préfecture du nord depuis 2007 après que Rafarin premier ministre l’ait ouverte sur la base de l’accord Delarue entre 2004 et 2007 et après les ouvertures sous Chirac/Jospin de 1997 à 2002, puis sous Chirac/Sarkozy de 2002 à 2003?

Le préfet Dominique Bur nous invite à nous tourner vers le ministre de l’intérieur M. Vals en nous rappelant qu’on lui a écrit sans réponse de sa part, eh bien nous lui disons clairement de réparer l’injustice, l’arbitraire et la discrimination décidés en 2007 contre nous par le préfet Canepa, le secrétaire général de l’Elysée d’alors M. Guéant et m. Sarkozy en demandant au préfet du nord d’accepter tous les mois la défense argumentée des dossiers des sans papiers par le CSP59.

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