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Blog du Comité
des sans papiers 59

Manifestation 
tous les mercredi
Place de la République 
à Lille, 18 heures 30


Régularisation
de tous les Sans Papiers!

42 rue Bernos
59800 Lille-Fives
csp59@wanadoo.fr

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"La république à l'école
des Sans Papiers"...
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à IDM, 42 rue Bernos
Lille-Fives
(24 euros)















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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 18:44

Évacuation musclée de la direction du travail occupée par les s ans-papiers 

vendredi 24.02.2012, 05:24 - La Voix du Nord

 

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L'occupation de la direction du travail, rue Gambetta à Lille, s'est conclue

de façon mouvementée, hier. Tout commence pourtant dans le calme. Peu après 10 h 15, 80 personnes envahissent pacifiquement les locaux, situés à deux pas de la préfecture, à l'appel du CSP 59 (comité des sans-papiers) et s'installent dans la cafétéria.

« C'est pour souhaiter la bienvenue à Sarkozy (dans la métropole hier) et lui rappeler que les sans-papiers sont toujours là , explique un membre du CSP. On réclame une régularisation pour tous afin de rentrer dans la légalité et d'accéder au droit du travail. On ne supporte plus le travail en cachette et de subir le poids des patrons. » Quelques sans-papiers, « travailleurs invisibles », sont restés devant l'immeuble, fermé. Karim, Algérien de 35 ans, à Lille depuis six mois, raconte sa vie de galère. « Je bosse au noir dans le bâtiment, payé en liquide. La rémunération varie, mais j'ai déjà travaillé sur des chantiers pour 25  E les 12 h de boulot par jour. C'est rien mais je ne veux pas voler, je n'ai pas le choix. » Sa vulnérabilité en fait la proie de tous les abus : « J'ai bossé huit jours en décembre, je n'ai toujours pas été payé. L'employeur me dit d'attendre. Je ne peux rien faire, il sait que je suis sans papiers... » Plus ou moins SDF, il dort où il peut : « Chez des amis, dans le métro... En janvier, j'ai passé la nuit sur un chantier avec deux couvertures, il faisait -7 °C. Mais je "préfère" la misère ici plutôt qu'en Algérie. » Pendant ce temps, à l'intérieur du bâtiment, les sans-papiers réclament une entrevue avec le préfet. « La police s'est présentée, on a décidé de rester jusqu'à ce que le préfet fa sse un geste, note Karim, porte-parole du comité. Il y avait des femmes, des enfants... »

Réactions indignées  

Vers 11 h 30, des renforts policiers arrivent pour évacuer tout le monde. Un à un, plusieurs sans-papiers, assis en se tenant les bras, sont expulsés sans ménagement. L'un d'eux porte des traces au visage : « J'ai été maltraité, j'ai reçu des coups, mes lunettes sont cassées... » Les pompiers le conduisent à l'hôpital pour des douleurs aux côtes. Une femme, après un malaise, est aussi hospitalisée. Finalement, les dizaines d'autres sans-papiers partent dans le calme et manifestent dehors. « On est déterminés, on n'a rien à perdre », souligne le porte-parole. Il fustige la « violence » de l'intervention policière.

Autre réaction indignée, celle de trois syndicats (CGT, SUD, SNUTEFE-FSU) de la direction du travail soutenant les revendications des sans-papiers : « Alertés par les cris, les agents sont sortis de leur bureau pour voir ce qui se passait et témoigner de leur solidarité. Ils ont été scandalisés par une telle brutalité. » La préfecture, elle, « rappelle qu'il s'agit d'une manifestation non déclarée » et « regrette que les manifestants n'aient pas accepté de mettre un terme à cette occupation de manière volontaire ».

L'après-midi, les sans-papiers sont allés à Tourcoing pour la venue de Nicolas Sarkozy, mais ont été bloqués par la police à la sortie du métro. Un rassemblement place de la République à Lille a signé la fin d'une journée agitée. • B. DU.

LIEN (cliquer ici)

 

Déclaration de protestation des syndicats CGT, SUD, FSU des agents de la Direction Départementale

BRUTALE EXPULSION DE TRAVAILLEURS SANS PAPIERS DANS LES LOCAUX DE L’UNITE TERRITORIALE NORD-LILLE (DIRECCTE NPDC)

Aujourd’hui 23 février 2012, quelques dizaines de femmes, d’hommes et d’enfants sans papiers sont entrés pacifiquement et courtoisement dans les locaux du ministère du Travail, rue Gambetta à Lille pour en occuper la cafétéria et demander une entrevue au préfet. La seule réponse, du préfet a été d’envoyer immédiatement les services de police qui se sont attachés à les expulser brutalement. Alertés par les cris, les agents du ministère sont sortis de leur bureau se rendre compte de ce qui se passait et témoigner de leur solidarité. Ils ont été scandalisés par une telle brutalité dans la réponse et dans les méthodes :

- une personne a été trainée dans les escaliers, certains policiers n’hésitant pas à lui écraser les mains pour le faire avancer,

- d’autres ont tenté d’arracher un enfant des bras de sa mère,

- cette violence a provoqué un malaise chez une femme enceinte nécessitant l’intervention urgente des pompiers.

Face à une telle violence, les travailleurs Sans Papiers sont finalement sortis des locaux aussi pacifiquement qu’ils y étaient entrés.

Les organisations syndicales CGT, SNUTEFE-FSU et SUD sont outrées par un tel déploiement des forces de Police dans les locaux mêmes de l’administration du Travail, chargée de la protection des travailleurs avec ou sans papiers.

Nous condamnons l’attitude du Préfet qui a préféré la violence au dialogue demandé par les Sans papiers.

Nous soutenons entièrement le combat et les revendications des travailleurs sans-papiers.

A Lille, le 23 février 2012

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 18:13

Les sans papiers font le constat amer que la préfecture du nord tout comme le président Sarkozy et son ministre de l’intérieur Guéant ne manifestent aucun respect pour leur dignité et leurs droits.

Les régularisations sont devenues rares, presque nulles à cause de la politique des quotas annuels d’expulsions qui cachent mal des quotas annuels de régularisations toujours en baisse.

La Codrese, mis en place en préfecture du nord pour remplacer l’accord DELARUE (entre le CSP59 et ses partenaires Ldh, Mrap et l’Etat) est devenue une machine pour rejeter les sans papiers dans la clandestinité par des refus suite à deux prétendus « réexamens » des dossiers lors desquels l’arbitraire, l’abus de pouvoir se doublent de l’incompétence qui s’abritent derrière la non motivation des rejets.

C’est donc cette administration réduite à imposer ses vues et ses décisions sans les justifier ?

Est-ce donc cela le nouvel « état de droit à la française » ?

Est-ce donc cela « les valeurs républicaines » tant vantées ? 

Les sans papiers vont subir en plus le nouvel « impôt » pour payer la soi-disant « dette » et les soi-disant « déficits » à chaque demande de régularisation 110 euros sans remboursement.

Multipliez 110 euros par les 400.000 sans papiers supposés être en France selon les chiffres avancés par le président Sarkozy et ses ministres de l’intérieur Hortefeux (condamné en première instance pour propos racistes), Besson, Guéant et vous vous rendrez compte que la nouvelle taxe sans papiers de l’Etat vient s’ajouter à la fraude fiscale des patrons qui exploitent le travail non déclaré. Voilà à quoi a été ramené le pays « berceau des droits de l’homme ».

A cette arnaque « républicaine » des 110 euros il faut ajouter la nouvelle taxe de 19 euros à chaque renouvellement du titre de séjour d’un an. Non seulement le titre précaire d’un an peut être retiré en cas de perte de son emploi par un licenciement, mais en plus un tel titre donne tous les prétextes aux patrons pour contourner le code du travail en maintenant éternellement son détenteur en situation de cdd ou autres contrats précaires. Voilà comment l’Etat, ses lois et ses politiques racistes répressives, est au service des patrons qui utilisent cette concurrence fabriquée entre catégories de salariés pour tirer tous les droits des travailleurs vers le bas.

Trop, c’est trop, en plus des maltraitances dénoncées par les organismes internationaux des droits humains, en plus des lois et politiques xénophobes qui visent à nous contraindre à la clandestinité au profit des patrons qui s’en enrichissent, voilà le vol par des taxes, des impôts de l’Etat que seuls les sans papiers et l’immigration légale payent.

C’est injuste, illégal et scandaleux et les sans papiers en lutte sont révoltés et déterminés à dire NON !    

Les sans papiers demandent à nouveau que ses représentants soient reçus en préfecture pour y exercer le droit à la défense argumentée de nos demandes. Notre demande est que la préfecture respecte l’état de droit et notre dignité humaine en tant qu’usagers de ce qui doit être un service public pour tous.

 

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 09:43

75 sans papiers ont occupé le hall de la fac de Lille II la maison du droit de 10h 30 à 15h à l’occasion des vœux du président Sarkozy en préfecture du nord adressés aux fonctionnaires.

Les déclarations publiques électoralistes des quotas chiffrés d’expulsions destinés à faire peur pour clandestiniser les sans papiers et à séduire un certain électorat lepéniste de M. GUEANt et avant de M. BESSON et M. HORTEFEUX sont scandaleuses.

Sont aussi insupportables et inhumaines les résultats proches de zéro régularisé de la Codrese en préfecture du nord.

A l’arbitraire s’ajoutent les inégalités de traitements des demandes, les abus voire les tromperies qui consistent à quasiment n’accepter que des demandes d’asiles en refusant pratiquement toutes les autres demandes en préfecture.

Les annulations des décisions préfectorales par les tribunaux sont quasi systématiquement suivies de refus après un bref délai de mise sous récépissé.

Le CSP59 a demandé d’être reçu par le préfet du nord pour lui faire part des graves atteintes aux droits des sans papiers qui sont devenues monnaies courantes.

Le CSP59 réitère sa demande, car non seulement il y va de la vie d’humains, mais aussi parce que les pratiques actuelles d’arbitraires et d’abus sont des infractions graves à l’exigence de sérieux, de rigueur, de compétence et donc de justice que seul l’exercice assumé du droit à la défense argumentée des dossiers permet de rétablir.

L’expérience concrète montre que le CSP59 et ses partenaires associatifs ont été garants du respect de l’état de droit en préfecture lors de l’application des accords DELARUE, alors que les faits actuellement prouvent que la codrese devient un cadre de non droit fonctionnant sur le principe ANTI-REPUBLICAIN du « diktat et des rares cadeaux préfectoraux ».

Le CSP59 appelle à la mobilisation ce samedi 14 janvier à la place DEYGETER dans le quartier populaire de Lille Fives, du nom de cet auteur du chant des travailleurs l’INTERNATIONALE, que les fascistes sont venus souillés et que l’on va nettoyer pour que prospère l’égalité des droits et de dignité entre les humains et les peuples.

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 11:40

Le 17 octobre 1961 plus de 30.000 travailleurs immigré(e)s Algériens manifestaient pacifiquement pour dire non à la guerre coloniale française en Algérie. L’Etat français avait décidé un couvre feu visant exclusivement les Algériens et interdisant toute manifestation contre cette guerre qui a causé 1,5 millions de morts Algériens. Ces manifestants pacifiques, hommes, femmes, enfants, familles marchaient dans les rues de Paris sans se douter de la barbarie qui allaient s’abattre sur eux. La répression sauvage et macabre abattu par la Préfecture dirigée par le Préfet Papon, ce vichyste collabo des occupants nazis, montrait que l’origine, la couleur de la peau, le faciès, la religion, le statut « d’étranger » conduit certains gouvernants au meurtre raciste. Ce pogrom raciste d’Etat reste une des tâches les plus sombres de l’histoire de France. « La seine était rouge du sang » des manifestants Algériens disent certains écrits, mais jusqu’ici l’Etat français refuse de dire exactement combien « d’immigré(e)s » ont été assassinés: étaient-ils plus 200 tués et plus de 11700 arrestations ? Silence radio des autorités d'Etat devant les exigences de vérité, de devoir de mémoire et de justice.

Si hier les travailleurs immigré(e)s étaient discriminés pour les intérêts coloniaux des patrons français, aujourd’hui des jeunes meurent entre les mains de policiers, des cimetières musulmans sont profanés, aujourd’hui c’est la chasse à l’étranger travailleur sans papiers pour le maintenir dans les griffes de l’esclavage moderne du travail clandestin organisé par les patrons fraudeurs du fisc, aujourd’hui c’est l’instrumentalisation électoraliste raciste du thème de l’immigration, des sans papiers désignés comme bouc-émissaires de « l’insécurité, de la toxicomanie, de la délinquance », aujourd’hui c’est la politique des quotas et chiffres d’expulsion, c’est l’origine, la culture africaine, asiatique et sud-américaine, la religion musulmane, la couleur de la peau, le faciès des immigrants qui sont identifiés comme des « menaces pour l’identité nationale française » dans un processus de « communautarisation et d'ethnicisation» à peine voilée de la société en crise dont le symbole honteux a été la création du « ministère de l’identité nationale ». Hortefeux a tout simplement fait un lapsus révélateur : « quand il y a un, pas de problème, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ». Besson a lancé la campagne électorale des régionales en raflant les réfugiés afghans et Irakiens de Calais chassés de chez eux par la guerre, Guéant poursuit la surenchère anti-immigrée dans la course effrénée aux électeurs du parti fasciste le FN.   

Les mouvements sociaux, les structures auto-organisées de l’immigration sont marginalisées, exclues et persécutées parce qu’il n’est pas concevable pour le pouvoir d’Etat raciste que l’immigration soit reconnue dans ses droits citoyens, dans son droit de constituer un contre pouvoir reconnu dans une démocratie qui se respecte. La répression contre et l’exclusion du CSP59 illustre parfaitement depuis le 15 juin 2007 ce constat objectif.

Premiers signataires : CSP59, Collectif Afrique, Algériens du Nord pour la Démocratie, …

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 21:18

En France il y a des lois qui condamnent le racisme, la discrimination et le fascisme, mais celles ci ne sont pas respectées et appliquées par l’Etat, par le gouvernement Sarkozy-Fillon-Juppé-Guéant-Hortefeux-Besson. C’est ainsi que les groupuscules ethno-identitaires fascistes peuvent utiliser ce laxisme électoraliste de la droite dure qui singe le discours du FN le parti fasciste pour manifester.

Déjà en juin dernier ils avaient appelé à manifester contre le concert de solidarité du CSP59 animé par le groupe ZEP. Plus de 1000 travailleurs et démocrates de la France laïque patriotique mutlicolore, multiculturelle et multireligieuse avait répondu présent à l’appel de mobilisation antifasciste.

Nous étions près de 3000 manifestants ce samedi 8 octobre du quartier populaire de Wazemmes à la place de la République pour rappeler à l’Etat et à la droite extrême au pouvoir la valeur DEMOCRATIQUE REPUBLICAINE proclamée par Saint Just : « pas de liberté pour les ennemis de la liberté ».

Manifestation multicolore exemplaire par la discipline et la conscience que la force du nombre peut et doit dénoncer le piétinement des lois justes par l’Etat et les fascistes.

Fusaient à plein poumons d’une jeunesse mobilisée les slogans : « interdiction, dissolution des groupes fascistes », « le racisme, le fascisme ne passeront pas », « la France c’est comme une mobylette, il faut du mélange pour qu’elle avance », « nous sommes tous Rroms, Noirs, Arabes et musulmans », « pas de liberté pour les ennemis de la liberté », « F comme fasciste, N comme nazi, à bas, à bas, à Bas Front National », « le peuple, uni, jamais ne sera vaincu », « fachos, ethnicistes, communautaristes, racistes, islamophobes, hors de nos quartiers, hors de nos villages, hors de nos villes », « y en a marre, y en a marre, y en a marre de ce pouvoir, de Sarkozy », « droit de vote aux immigré(e)s », « sans papiers, régularisez ».

Les fascistes ethno-identitaires venus en bus du 62, du 25 et de Lambersart ont disloqué leur cortège à Fives à 50 mètres du local du CSP59 en souillant et salissant l’illustre Deygeter dont la place de Fives porte le nom, cet auteur compositeur qui a mis en musique à l’usine métallurgique de Fives le chant international des travailleurs du monde entier : l’International.

Dans cette chanson écrite par E. Potier il est question de « foule esclave, debout, debout » comme sont esclaves aujourd’hui des patrons négriers du travail non déclaré les sans papiers que haïssent ces « fous » ethnofascistes identitaires, de «  debout les damnés de la terre, debout les forçats de la faim » comme les sans papiers aujourd’hui écraser par des lois racistes qui les condamnent à survivre dans la France souterraine en dessous de leur frères et sœurs travailleurs de la France d’en bas, de « l’internationale sera le genre humain » qui appelle à la fraternisation des travailleurs de toutes les couleurs, de toutes origines, de toutes cultures, de toutes croyances contre les patrons et leurs serviteurs gouvernants fauteurs de déficits, de dettes, de crise et de guerres.

Nous avons fait échec au gouvernement de la droite extrême qui souhaitait et rêvait que la manifestation antifasciste ne dégénère en violence pour pourvoir ensuite utilisée les médias à sa botte et criminaliser les démocrates antifascistes en établissant une équation mensongère fasciste = antifasciste.

Citoyens et citoyennes, syndicats, associations, partis démocratiques qui ont hésité à venir en masse et en famille parce que subjugués par la propagande médiatique manipulée par la droite extrême au pouvoir sur « les fascistes et antifascistes tous violents » ou parce qu’il « ne faut pas donner d’importance à ces racistes fanatiques fous furieux », nous étions près de 3000 à faire la démonstration que le premier antidote contre le poison de la haine raciale, communautariste et ethnique qui vise à diviser et donc affaiblir les travailleurs dans leur lutte contre une société patronale socialement injuste et prédatrice est :

La force du NOMBRE ORGANISE DISCIPLINE PARCE QUE CONSCIENT et la nécessité que quand l’Etat, le pouvoir ne fait pas respecter ces propres lois justes (qui interdisent et condamnent le racisme le fascisme),

L’ACTE PREVENTIF DE SALUBRITE PUBLIQUE  EST DE NE PAS LAISSER LE TERRAIN OCCUPE PAR LA BETE IMMONDE ETHNO-IDENTITAIRE FASCISTE ET SA DEMAGOGIE POPULISTE RACISTE.

Voilà pourquoi le CSP59 est fier d’avoir été partie prenante, juste derrière la banderole unitaire sur laquelle était inscrit « hier et aujourd’hui, résistance antifasciste », de cette belle démonstration populaire civique, fraternelle et porteuse d’avenir parce qu’aussi jeune et multicolore de la France que l’on aime.

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 22:25

cspcampagnecitoyenne.jpgNous, sans papiers en lutte avec nos soutiens, sommes tous les mercredis à partir de 18h devant la préfecture du nord place de la république/parvis des droits de l’homme pour rappeler aux populations et à l’Etat Français notre droit à l’existence légale.

Depuis 2007 la droite extrême a fait ce que dit l’extrême droite fasciste : nous traquer, nous chasser, nous expulser, nous clandestiniser par la peur. Le président Français, M. Sarkozy, a donné l’ordre d’écraser et d’éliminer les CSP en particulier le CSP59 en l’expulsant de la Codrese (commission départementale de réexamen des situations administratives des étrangers).

Résultat de cette discrimination : c’est quasiment la fin des régularisations, 2 rejets de ton dossier en Codrese = clandestinité définitive, promesses ou engagements d’embauche sont demandés et pas pris en compte, des dossiers presque pareils : l’un est régularisé et l’autre rejeté, parfois des personnes de la même famille, des dossiers qui doivent être régularisés normalement le sont par la codrese comme les documents de circulation pour mineurs (dcm) ou les conjoints de Français(e)s, l’arbitraire des décisions préfectorales est illustré par le refus de motiver les rejets et l’incompétence est cachée par l’interdiction de toute défense argumentée des dossiers, etc.

Nous sans papiers en lutte avons marché de Lille à Paris en 2008 pour dire au Médiateur de la République notre colère contre l’injustice de la répression préfectorale contre notre volonté de vivre dans la légalité.

Nous sans papiers en lutte avons marché en 2009 de Neuf-Mesnil à Lille pour réaffirmer que régulariser des sans papiers qui ont sauvé de la noyade un enfant Français autiste est une application humaniste de la loi qui doit aussi s’appliquer à nous qui avons organisé une soirée de solidarité et remis 1000 euros aux sinistrés de la tornade du Maubeugeois.

Nous avons résisté à tous les mauvais coups du pouvoir qui ne cherche qu’une seule chose : nous faire accepter la clandestinité imposée nommée « immigration choisie » et continuer à nous faire payer ainsi qu’à tous les autres travailleurs légaux la crise au nom de la dette et des déficits.

Plus nous serons nombreux - hommes, femmes, familles – à refuser de nous cacher et à agir pour une solution humaine et civilisée à notre drame, plus nous pourrons exiger la prise en compte de notre revendication de régularisation.

Plus les ex-sans papiers qui restent 5, 8, 10, 15 ans avec un titre de séjour d’un an qui est renouvelé en payant un « impôt régularisation », qui ne dit pas son nom toujours plus cher, nous rejoindront nombreux dans la lutte, plus on pourra exiger le respect de la conquête sociale et démocratique que fut la carte de 10 ans votée à l’unanimité au parlement en 1984.

Plus les travailleurs avec et sans papiers seront solidaires, unis, plus nous pourrons ensemble exiger que les vrais responsables et bénéficiaires de la dette, des déficits payent la crise et non les victimes collectives que sont les travailleurs avec ou sans emploi et avec ou sans papiers.

TOUS LES SANS PAPIERS DOIVENT SORTIR POUR :

- DIRE  TROP D’INJUSTICE, CA SUFFIT !

- GAGNER LE DROIT AU RESPECT ET A LA REGULARISATION !

rendez vous :DIMANCHE 16 OCTOBRE A 11H AU MARCHE WAZEMMES/LILLE

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 16:51

Samedi 23 juillet 2011, 9H.

A l’appel du CSP59, de nombreux soutiens et Sans-Papiers investissent les abords du Palais de la Justice, avenue du Peuple Belge à Lille pour soutenir DIAKHABY LAMIN que le Préfet BUR a assigné au pénal pour refus de collaboration !!! Ce représentant de l’Etat dans notre Région reproche à DIAKHABY LAMIN d’avoir refusé de signer un document l’obligeant à se réclamer de la protection de la Guinée pour pouvoir l’expulser. Parti de son pays la Guinée, depuis 2001 ; où il courait des risques vitaux sous le dictateur LANSANA CONTE que soutenait la France, DIAKHABY LAMIN revendique son intégration au terme d’une présence permanente et ininterrompue de 10 ans. Depuis 2001 qu’il est en France, il travaille dans le bâtiment pour subvenir aux besoins de sa modeste famille, sa conjointe en situation régulière et une fille de 9 mois. Il possède en effet des compétences réelles en tant que peintre. Sa compagne possède un diplôme d’agent d’entretien, elle attend leur deuxième. DIAKHABY LAMIN garde encore des séquelles de la grève de faim de 2007 à laquelle il avait participé. Evacué de la bourse du travail de Lille et transféré au Centre Hospitalier de Valenciennes, il avait été « jeté » sur les trottoirs de cet hôpital sur l’ordre de Daniel CANEPA, le Préfet de l’époque, pour l’obliger à capituler. Dans le même temps, l’Elysée avait convoqué l’ambassadrice de Guinée en France dans le même but.

Alors qu’on apprenait du greffe pénal l’assignation à résidence de DIAKHABY LAMIN ce samedi 23 juillet vers 18heures, et sa comparution fixée au 9 août à 14 heures, 4 policiers de la BAC, descendaient d’une Ford Mondeo Bleue, immatriculée 32CYD59, et pénétraient dans le Hall de l’immeuble où se trouve le local des Sans-Papiers, géré par l’association IDM pour tenter d’y effectuer des contrôles d’identité.

Il y a quelques semaines, le CSP59 avait dénoncé auprès du cabinet du Préfet une tentative de rafle sur le seuil du local des Sans-Papiers. Le CSP59 rappelle à Monsieur BUR que la loi n’autorise aucunement des policiers d’effectuer des contrôles aux faciès même s’ils interviennent dans le cadre d’un contrôle d’identité ou d’une enquête préliminaire.

Cette intrusion est un acte arbitraire, un abus d’autorité et comme le CSP59 l’avait déjà dit dans sa lettre au Préfet BUR (lettre restée à ce séjour sans suite – démontrant le peu d’égard que ce Préfet a pour des étrangers parce que Sans-Papiers) comme une remise en cause des libertés publiques que même la crise économique actuelle ne saurait justifier. Le CSP59, avec ses partenaires et ses soutiens se réserve le droit d’intenter toute action qui de droit.

« L’histoire nous a appris, que l’arbitraire ne s’arrête jamais aux catégories que l’on visait à l’avance. Bien sûr, les deux séquences 1940-1945 et 2000-2011, ne sont pas globalement comparables : les circonstances diffèrent et la première séquence est beaucoup plus tragique puisqu’elle se terminait par l’extermination des juifs. La différence précise entre les deux situations tient pour l’essentiel à la présence des hitlériens et dans les ordres qu’ils donnaient. Ce sont eux qui déportaient les juifs que la police française avait raflés. Du côté de l’Etat français cependant, plus précisément du côté des procédures administratives et policières qu’il avait mis en place pour traquer les juifs, on constate des similitudes remarquables avec ce que l’on voit aujourd’hui, à l’encontre des immigrés irréguliers : arrestations au petit jour, rafles, contrôles d’identité, convocations pièges, interpellations des enfants dans les écoles. »

Le CSP59 demande au Préfet de régulariser DIAKHABY LAMIN notamment pour les motifs évoqués et de faire cesser les contrôles sélectifs que les policiers ont pris l’habitude d’effectuer aux alentours du local associatif où les Sans-Papiers se rendent pour « construire » leur régularisation. Parallèlement à cette lepénisation clairement assumée jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, de plus en plus de Français s’indignent de ce traitement réservé aux humains parce que nés ailleurs et rejoignent la lutte des Sans-Papiers, s’organisent, et sauront bientôt répondre à cette agression. Et victorieusement.

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 22:22

Monsieur le Préfet,

Par lettre en date du 5 mai 2011, votre directeur de cabinet nous a transmis votre réponse au courrier par lequel le CSP59 sollicitait une audience à l’occasion de votre nomination dans notre belle Région du Nord/Pas-de-Calais, réputée pour son hospitalité et sa solidarité.

A notre demande d’audience vous répondez « qu’aucun élément nouveau n’est intervenu depuis 2007 » pour refuser de nous accorder l’audience demandée. Puis vous précisez que « 26.000 titres de séjour ont ainsi été délivrés par les services de la préfecture du Nord en 2010 » avant de déclarer : « je réfute de la manière la plus ferme vos allégations concernant le caractère arbitraire des décisions qui sont prises par les services de la préfecture ». Pour étayer votre affirmation vous citez à la Commission Départementale de Réexamen des Situations Administratives des Etrangers (CODRESE) qui, selon vous « depuis sa mise en place en octobre 2007, …à laquelle participent neuf associations bénéficiant d’une notoriété et d’une représentativité nationale ou locale, examine en toute transparence les dossiers qui lui sont présentés et éclaire ainsi les décisions de l’administration…approche équilibrée a conduit à un réexamen permettant la régularisation de plus de 1100 étrangers ». Enfin vous accusez notre « Comité, dénué de tout statut juridique, (de) continue(r) de privilégier un positionnement public contraire à l’esprit de dialogue et d’ouverture, indispensable au traitement de ces dossiers » pour nous inviter à soumettre nos dossiers aux associations de la CODRESE avec lesquelles nous aurions des liens.

Votre courrier appelle de notre part la réponse suivante :

Depuis la mise en place de la CODRESE, en octobre 2007, 3 des organisations membres de cette Commission ; historiques soutien des sans-papiers ont organisé, conjointement et en partenariat avec le CSP59, 4 conférences de presse largement ouvertes au public et relayées par la presse régionale pour tirer les signaux d’alarme sur les dysfonctionnements de ce dispositif.

Ces organisations, avaient accepté pour certaines - après d’âpres débats internes - d’intégrer la CODRESE, malgré que celle-ci était régie dès le  départ, par un règlement intérieur extrêmement restrictif, comparé à l’accord « DELARUE » qui avait servi de modèle aux régularisations entre 2004 et 2007. Tout le monde s’accorde à dire que cet accord avait contribué à ramener l’esprit de dialogue, de l’espoir et une paix relative entre l’administration préfectorale et les sans-papiers dans la Région.

Le 30 mai 2008, soit 6 mois après l’installation de la CODRESE, ces organisations, en ont, au cours d’une première conférence de presse, tiré les enseignements qui démontrent que le bilan de cet exercice est largement négatif. Le constat démontre que bien que restrictifs, les critères de régularisations existent, mais durcissent au fil des rencontres mensuelles pour devenir cumulatifs alors que le règlement intérieur ne le mentionne pas. Ce qui constitue un abus d’autorité. La régularisation par le travail agitée maintes fois, médiatiquement par les différents Ministres de l’Immigration, et inscrits dans les différents textes légaux sur l’immigration, fait l’objet d’interprétation et d’application toujours plus défavorables aux usagers sans-papiers. Ainsi au début, il suffisait d’une certaine durée de séjour, d’un potentiel d’insertion et d’une promesse d’embauche crédible pour être régularisé ; progressivement, ne pas remplir ses trois conditions est devenu un obstacle quasi infranchissable.

Le samedi 21 mars 2009, à l’appel du CSP59 et de ses partenaires, la salle Courmont est pleine à craquer. La presse, les syndicats, les partis politiques et bien entendu les sans-papiers, sont venus en grand nombre. Ces deniers, victimes de l’arbitraire préfectoral, sont venus en masse témoigner de leurs cas devant la presse, les élus, les représentants des partis politiques et des syndicats.

Devant l’accélération de la dégradation de la situation, le CSP59 et ses partenaires convoquent une nouvelle conférence de presse le 21 avril 2010. Les associations dénoncent l’apparition de nouveaux critères qui rendent la régularisation pratiquement impossible : « Les promesses d’embauche sont d’abord limitées au Département, l’entrée en France doit avoir eu lieu avec un visa délivré par le consulat de France et non plus par un Etat Européen, aucun membre de famille ne doit être resté au pays, à la condition de présence obligatoire dans le Nord depuis au moins un an s’ajoute l’obligation d’avoir fait les démarches administratives dans le Département, celles-ci devant être récentes. Dans le même temps, aux guichets, des agents « zélés », refusent d’enregistrer une simple demande d’examen ou de réexamen de dossier… ».

Des décisions négatives arbitraires et des motivations stéréotypées : « Pas d’élément nouveau, pas d’élément convainquant, n’a pas fait de démarche depuis un an ». Des dossiers en tous points identiques obtiennent des décisions différentes. C’est le cas des deux dossiers de jeunes ressortissants Tunisiens (bien avant la révolution de jasmin), tous deux célibataires, ayant contrats de travail et potentiels d’insertion semblables. L’un a été régularisé, l’autre a reçu un refus, au mépris du principe républicain d’égalité de traitement. Les promesses d’embauche vérifiées, accompagnées de l’engagement de l’employeur à payer la redevance de l’OFII, ne semblent plus constituer un critère emportant la conviction, au nom d’une lecture à géométrie variable des « métiers en tension ».

On le voit ici, le contrat de travail perd son caractère probant. Autrement dit, alors que les textes réglementent l’immigration par le travail, la Préfecture du Nord renvoie objectivement les travailleurs sans-papiers dans l’ombre du travail clandestin à la merci des patrons négriers.

La rencontre préfecture/associations du 13 avril dernier confirme l’évolution extrêmement restrictive de la CODRESE. Elle révèle que les régularisations sont passées de 40 à 27%, taux qui, bien qu’en baisse, peut paraître encore « généreux » pour certains, mais qui, en réalité est artificiellement « gonflé » par la prise en compte des DCM, des titres de visiteurs, ceux d’accompagnants de malades et bien d’autres situations qui, logiquement, ne devraient pas relever de la CODRESE. Autre révélation de cette rencontre : la consécration officielle des refus d’accueil aux guichets, les usagers éconduits étant invités à saisir les tribunaux ! De leur propre aveu, plusieurs associations de la CODRESE n’osent même plus présenter de dossier, de peur d’être retoquées par l’administration. De 854 en 2009, le nombre de dossiers présentés en CODRESE est, en effet, passé à 517 en 2010 !!! A la dernière CODRESE, les 9 associations ont présenté seulement 16 dossiers !!! Comment ne pas évoquer ici le cas des femmes immigrées battues par leurs conjoints, à qui la Préfecture retire leurs titres de séjour lorsqu’elles décident de divorcer ? C’est aussi le lieu de dénoncer cette pratique observée en préfecture dont a été victime un sans-papiers à qui on a remis un récépissé de 6 mois sur lequel la photo et l’identité correspondent à deux personnes différentes ; et lorsqu’il demande rectification, l’administration préfectorale lui remet un récépissé non autorisé à travailler alors qu’il est muni depuis 2004 d’un titre de séjour l’autorisant à  travailler.

En fait « d’allégations » du CSP59, vous conviendrez, Monsieur le Préfet qu’il s’agit là des faits avérés ayant été publiquement dénoncés à travers notamment nos conférences de presse dont il est fait largement mention dans ce courrier. Ceci dit, la question qui se pose est de savoir si oui ou non, le nouveau Préfet de Région cautionne ses pratiques arbitraires et manifestement destinées à vider de sa substance la régularisation par le travail, et dans le cas contraire, prendrait-il des mesures pour y mettre un terme ?

Le traitement complètement inacceptable réservé par l’administration préfectorale du Nord aux étrangers dans une France berceau des droits de l’Homme, nous amène à nous interroger sur le rôle « d’éclairer…les décisions de l’administration » que vous attribuez aux associations admises à la CODRESE, rôle que vous définissez comme une « approche équilibrée…permettant la régularisation de plus de 1100 étrangers » ; ce chiffre étant avancé sans la moindre précision de la période à laquelle il se réfère. Paradoxalement, les associations de la CODRESE et les agents de guichet de la Préfecture, envoient régulièrement des sans-papiers dans nos permanences, en tout dernier recours, lorsque toutes les voies de recours sont épuisées ; ce qui constitue un aveu de la compétence et du rôle du CSP59 en tant défenseur et représentant légitime des sans-papiers pour la régularisation de leur situation administrative. La conception du rôle de la société civile, telle que le laisse paraître vos propos, est une négation de ce que doit être un contre pouvoir face à un Etat qui prend la forme de Léviathan, monstre froid, en particulier devant les usagers sans-papiers ; représentant pourtant la catégorie la plus précaire de la France d’en bas. En tant que représentant des sans-papiers dans le Nord, le CSP59 est, depuis 1996, partie prenante du mouvement démocratique dans sa lutte citoyenne, contre le racisme, la xénophobie et pour le vivre ensemble dans l’égalité des droits.

En 2004, le CSP59 et ses partenaires associatifs ont été forces de proposition et garants de l’Etat de droit, en contribuant à la mise en place de l’accord « DELARUE » qui a permis jusqu’en 2007 que l’administration préfectorale dans le Nord soit un véritable service public pour les usagers étrangers avec ou sans papiers. Force est malheureusement de constater que depuis 2007, le mouvement de recul des droits des immigrés d’une manière générale est globale. Le CSP59 réaffirme qu’il y a la loi et l’application de celle ci et la justice, la rigueur, la compétence exigent de l’administration le respect des contre pouvoirs que sont les mouvements et associations de la société civile. 

Quand à l’allusion sur le CSP59 « dénué de statut juridique », elle est de la même nature que le mouvement de reniement des droits des citoyens, des atteintes répétées aux libertés publiques auxquelles nous assistons depuis 2007. Ceci est d’autant plus incongru que lors de la mise en place de la CODRESE, en octobre 2007, la Pastorale des Migrants, association sans statut juridique, figurait sur l’invitation du Préfet de l’époque. Partenaire du CSP59, la Pastorale des Migrants avait décliné l’invitation par solidarité, rappelant d’ailleurs qu’elle était sans statut juridique tout comme le CSP59. En revanche, le Préfet du Nord avait opposé une fin de non recevoir au Collectif Afrique, association loi 1901, dite « issue de l’immigration » ; ceci expliquant sans doute cela. Ce regard sur les immigrés rappellent aux sans-papiers qui sont dans leur majorité ressortissants des anciennes colonies françaises le « code de l’indigénat » qui fut une négation ségrégationniste coloniale du principe constitutionnel selon lequel « les humains naissent libres et égaux en droit et en dignité ».

Enfin, en ce qui concerne notre « positionnement public » qui serait « contraire à l’esprit de dialogue et d’ouverture », qu’il nous suffise de dire que nos rassemblements et manifestations de chaque mercredi  Place de la République/Parvis des droits de l’homme, sont conformes à la constitution du pays qui reconnaît le droit d’association et de manifestation ainsi que le droit à la libre expression. « L’esprit de dialogue et d’ouverture », loin s’en faut, ne sont pas incompatibles avec manifestation, libre expression et dénonciation des dysfonctionnements administratifs.  

Nous voulons insister sur le fait que nos propos ne visent aucunement votre personnalité et les éléments de réponse ci-dessus font justement partie de l’esprit de dialogue et d’ouverture que le CSP59 a mis en avant pendant 15 années de lutte citoyenne et populaire. Ce dialogue et cette ouverture sont nécessaires pour éviter que le désespoir  des sans-papiers ne conduise à des situations de crise dommageable pour tous. Nous revendiquons surtout, ainsi que nous l’avait dit le cabinet du Ministre de l’Immigration en 2010, le même droit que tous les Collectifs des sans-papiers à être reçu et à exercer la défense argumentée des dossiers des personnes que nous représentons.

Dans l’attente d’une prise en compte de nos observations ci-dessus mentionnées, nous vous prions de croire à l’assurance de notre haute considération et de notre conviction que quand l’Etat, à tous les niveaux, reconnaît l’utilité d’une société civile critique et exigeante, la République et l’Etat de droit s’en trouvent affermis et renforcés.

Assemblée Générale du CSP59

Lille, le 23 mai 2011

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 22:07

Un homme est mort suite à une arrestation musclée par la police Française à coups de gaz lacrymogène et de taser ce pistolet à jet électrique. Cet humain est apparemment sans identité personnelle, sans nom, ni visage, n’aurait pas non plus de famille, ni père, ni mère, ni frères et ni sœurs, ni cousin(e)s pour pleurer sa mort si l’on en croit la manière dont cette mort est présentée par la presse Française. Laquelle a décidé de le baptiser « le Malien » ou le « forcené » selon une méthode d’information, pardons de désinformation devenue monnaie courante. En effet les origines supposées même des sportifs « Français » sont dévoilées par la presse objective française selon qu’ils, elles gagnent ou perdent. Ici il s’agit d’un numéro de dossier en préfecture devenu un « banal fait divers » mortel pour cet humain n’est quelque part ailleurs et qui est présenté comme une mort accidentelle par « asphyxie dans un ascenseur entre deux policiers ».

« Le Malien » a un nom, c’est Mahamadou Maréga, est âgé de 38 ans, a une famille comme tout français, mais il est sans papiers. Rappelons l’expulsion massive des 101 Maliens par le délinquant de la Françafric ex-Ministre de l’intérieur Charles Pasqua en 1986.

Certes de telles mises à mort engagent bien entendu la responsabilité individuelle de chaque agent chargé d’exécuter les missions d’arrestations qui leurs sont confiées, mais elles résultent avant tout de la politique du chiffre et des quotas pré-établis d’expulsions qui sont fixés par le Ministre de l’Intérieur, lequel vient encore une fois de donner dans la surenchère au regard de laquelle la vie humaine, en tout cas celle d’un « Malien », d’un sans papiers vaut manifestement zéro: «L'immigration illégale doit baisser et elle baissera» (Figaro, 07/12/10).

Les vies humaines ne se valent pas pour les plus hautes autorités de la République Française.

Cela a été illustré encore par la médiatisation irresponsable de la terrible décision du défunt « Ministère de l’Identité Nationale » de faire venir les « chrétiens d’Irak pour les soigner en France » alors que les Irakiens de toutes les confessions sont victimes d’une sale guerre coloniale des USA et que d’autres qui arrivent ici sont chartérisés comme indésirables.

Cela se voit aussi par l’impunité judiciaire frappante de ce que la presse appelle les « bavures » mortelles de policiers qui s’en tirent toujours avec des sursis laissant les familles des jeunes victimes dans une douleur indicible causée par une justice à double vitesse.

Cela n’est-il pas illustré par la couverture médiatique de cet incendie criminel du foyer des travailleurs immigres de Dijon très vite rangé au placard des affaires classées des médias, mais au départ présenté comme accidentel causé par un malade mental. Le serait-il que l’on est en droit de se demander n’est ce pas là une conséquence des politiques racistes d’Etat en France depuis 2002 et surtout depuis 2007?!  

Mahamadou Maréga, comme tous les sans papiers, ne cherchait qu’à vivre de son travail pour soutenir sa famille, il a trouvé la mort au bout d’un contrôle de police à coups de taser.

La CNSP présente ses condoléances les plus attristées à sa famille et exige :

-         que le corps soit rendu par l’Etat Français à sa famille

-         que la justice se saisisse pour juger sérieusement ce acte criminel

-         que s’arrête cette politique criminogène du chiffre et des quotas d’expulsions

-         que les critères de réexamen du MRTSP soutenus par la CNSP proposés au Cabinet de M. Besson soient prises en compte par M. Hortefeux.

La CNSP se félicite de la mobilisation de ses camarades du CSP92 et de toutes les associations pour que justice soit rendue à notre frère Mahamadou Maréga. 

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 10:16

Aux syndicats : CGT, CFDT, FO, Sud SOLIDAIRE, CNT, FSU, UNSA, SAF, SM, Unef, Sud Etudiants, etc. Aux associations : Griam, Safia, Voix de Nanas, Emmaüs, CCFD, ATD quart monde, Dal, APU Moulins, Vieux Lille, Top Théâtre, Salam, Belle Etoile, Terre d’Errance, Secours Catholique, Secours Populaire, Amnesty International, Collectif Afrique, FSQP, IDM, etc.

 

Suite à la grève de la faim de 2007, une commission a été mise en place en novembre 2007 en remplacement de la précédente mise en place en 2004 dite commission DELARUE pour examiner les possibilités de régularisation de sans papiers. A l’origine, le but de cette commission(CODRESE) était de traiter le cas de sans papiers ne pouvant obtenir de titre de séjour parce qu’ils ne remplissaient pas totalement les critères législatifs et réglementaires nécessaires, mais qui pouvaient être considérés comme intégrés et insérés en France ou ne pouvaient retourner dans leur pays d’origine pour des raisons humanitaires ou de risques encourus. C’était un recours ultime quand il n’y avait plus aucun espoir, aucune perspective de régularisation.

Aujourd’hui, la CODRESE aboutit, par ses règles et son fonctionnement à créer à nouveau une situation où les Sans Papiers n’ont plus aucune perspective de régularisation, alors qu’ils peuvent légitimement y prétendre.

Les critères mis en place au démarrage étaient déjà extrêmement restrictifs. De nouveaux critères sont apparus progressivement et sont aujourd’hui presque insurmontables : les délais pour soumettre des dossiers sont de plus en plus contraignants, une promesse d’embauche dans le département du Nord qui était déjà  discriminatoire n’est plus un critère suffisant, pour une régularisation ou pour l’ouverture d’un nouveau dossier, l’entrée en France doit avoir eu lieu avec un visa délivré par une autorité française (et non plus seulement un visa Schengen), aucun membre de la famille ne doit être rester au pays, etc.

Des Sans Papiers se présentant à la Préfecture pour essayer d’obtenir un dossier de première demande de titre de séjour, se voit opposer un refus pour des raisons très souvent ridicules et scandaleuses; le sort est le même pour ceux qui, après deux passages sans succès à la commission, justifient de nouveaux éléments sérieux, poignants, convaincants et déterminants.

Dans cette Commission (CODRESE), les décisions sont motivées de plus en plus sous une forme stéréotypée : pas d’élément nouveau, pas d’élément convaincant, n’a pas fait de démarche depuis un an, etc. Des dossiers complets sont rejetés pour des raisons qui s’apparentent à des prétextes, pendant que des dossiers semblables obtiennent des résultats différents. Et pourtant des promesses d’embauche sérieuses et des éléments déterminants sont souvent présentées.

On a l’impression que tout est fait pour développer le travail au noir des Sans Papiers. Aujourd’hui , la CODRESE ne joue pratiquement plus son rôle de recours possible.

Nous dénonçons fermement cette évolution au nom du respect des Droits et demandons un retour à des pratiques dignes du pays des Droits de l’Homme. Nous demandons un réexamen des dossiers sur la base de critères lisibles acceptés par tous et objectifs, et aussi souples que possible, et tenant compte de l’évolution de leur situation. Nous demandons que soit créé un nouvel espoir pour les Sans Papiers actuellement déboutés après deux présentations CODRESE, sans possibilité de présenter une nouvelle demande.

Pour ces nombreux Sans Papiers dont les demandes ont été refusées aux guichets de la Préfecture, nous avons décidé, avec bien entendu leur accord, d’organiser un dépôt massif de dossiers à la Préfecture du Nord le 16 juin à 10 heures, avec un accompagnement individuel et citoyen de chaque Sans Papier; c’est dans ce cadre que nous avons besoin de votre soutien et de votre solidarité afin que nous soyons nombreux ce mercredi 16 juin à 10 heures à la Place de la République pour les accompagner à la Préfecture. Nous vous remercions de confirmer votre participation par courrier électronique ou par téléphone au csp59@wanadoo.fr ou au 06.80.57.50.61.

 

Donc rendez vous le mercredi 16 juin à 10h,

Place de la République/Parvis des Droits de l’homme à Lille

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