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Blog du Comité
des sans papiers 59

Manifestation 
tous les mercredi
Place de la République 
à Lille, 18 heures 30


Régularisation
de tous les Sans Papiers!

42 rue Bernos
59800 Lille-Fives
csp59@wanadoo.fr

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"La république à l'école
des Sans Papiers"...
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à IDM, 42 rue Bernos
Lille-Fives
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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 16:26

Contre la directive de la honte votée ce mercredi par le parlement européen

 

Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du monde, je fais appel à la conscience des dirigeants et citoyens pour que ne soit pas approuvé le texte de la "directive retour".

Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe était un continent d’émigrants. Des dizaines de millions d’habitants partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques. Aujourd’hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite "directive retour".

Ce texte, validé le 5 juin dernier par les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu’il durcit de manière drastique les conditions de détention et d’expulsion des migrants sans papier, quelqu’ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.

Les Européens sont arrivés dans les pays d’Amérique latine et d’Amérique du Nord, en masse, sans visa, ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l’Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIe et le XIXe siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés. Aujourd’hui, l’Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d’espace de prospérité et de libertés publiques. L’immense majorité des migrants viennent dans l’Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l’UE.

Pour nous, nos émigrants représentent l’aide au développement que les Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum de 0,7 pc du PIB d’aide au développement. L’Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l’aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 pc de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliard de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.

Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d’œuvre qualifiée en laquelle, d’une manière ou d’une autre, nos Etats, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières. Il est regrettable que le projet de "directive retour" complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque Etat ou groupe d’Etats puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains.

La directive retour prévoit la possibilité d’un enfermement des migrants sans papier jusqu’à 18 mois avant leur expulsion - ou "éloignement" selon le terme de la directive. Dix-huit mois ! Sans procès, ni justice ! Tel qu’il est, le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948. Et en particulier l’article 13 qui énonce : "1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat. 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays." Et, pire que tout, il existe la possibilité d’emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides.

Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papiers, dont l’immense majorité travaille et s’intègre depuis des années ? De quel côté est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire ? Où est la "liberté de circuler", la protection contre les emprisonnements arbitraires ? Parallèlement, l’Union européenne tente de convaincre la Communauté andine des nations (Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou) de signer un "Accord d’association" qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu’imposent les Etats-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la "protection juridique", on nous reproche notre processus de nationalisation de l’eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs.

Je demande, dans ce cas : où est la "sécurité juridique" pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ? Promouvoir d’un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu’en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement... Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques. Dans ces conditions, si cette "directive retour" devait être approuvée, nous serions dans l’impossibilité éthique d’approfondir les négociations avec l’Union européenne et nous nous réservons le droit d’imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l’avions pas exercé jusqu’à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l’UE.

Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d’importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu’augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu’ils soient sans papiers ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n’est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe ne sont pas la faute des migrants, mais le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.

Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l’Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d’Europe, pour que ne soit pas approuvé le texte de la "directive retour". Telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est une directive de la honte. J’appelle aussi l’Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l’Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l’énorme dette historique, économique et écologique que les pays d’Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l’Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd’hui dans vos "politiques d’intégration" comme vous avez échoué avec votre supposée "mission civilisatrice" du temps des colonies.

Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les “clandestins”.

Evo Morales Ayma Président de la République de Bolivie

11 juin 2008

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 18:35

La salle Québec, plus habituée à des ambiances feutrées et clairsemées, a accueilli plus de 600 personnes ce samedi. Nous avons dû limiter l’accès de la salle Québec, pour des raisons de sécurité. Et les retardataires ont dû rester dans le salon attenant où ils ont pu suivre la présentation de Saïd Bouamama et le débat qui a eu lieu après, grâce à la sonorisation mise en place.

Notre étude met en évidence un certain nombre d'éléments portant :

Sur les profils des nouveaux arrivants qui se distinguent de manière assez notable de l'immigration classique : que ce soit en matière d'âge, de sexe, de niveau de diplômes ou de modalité du processus migratoire, des invariants se maintiennent mais des mutations importantes se révèlent également.

Sur le vécu de la période où ces personnes étaient sans-papiers ainsi que sur les conséquences de celle-ci : la prégnance d'une peur du contrôle permanent, les conditions d'emplois, les types de logements occupés, les conséquences sur la santé, etc. Tous ces facteurs indiquent l'importance de ne pas sous- estimer les effets d'une telle « expérience » sur le devenir des nouveaux régularisés

Sur les effets d'une participation à un collectif de visibilité : a contrario de l'aspect précédent, la participation à un collectif a des effets de socialisation visibles en termes d'apprentissage et de développement de savoirs et savoir-faire mais également en termes d'investissements citoyens qui perdurent après la régularisation.

Sur la « vie après régularisation » : des difficultés nombreuses sont mises en évidence dans toutes les sphères de la vie sociale conduisant à des obstacles pour un accès effectif aux droits ouverts par la régularisation. Des besoins sont mis en évidence, des demandes et revendications sont exprimées.

L’étude sera sous peu publiée.


Les premières photos du samedi 31 mai sont disponible sous le répertoire "samedi31mai"

 

 

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 23:05

La préfecture du Nord expulse ???

 

Un des rares sans papiers ayant donné ses fiches de paye, qui travaille dans la restauration depuis 2000 soutenu par son patron, qui a fait du soutien scolaire et dont le dossier a été présenté à la codrese (commission de réexamen des dossiers mise en place par arrêté préfectoral de M. Canepa) est en cours d'expulsion au Maroc.

Voilà l’information qui est tombée juste au démarrage de la manifestation traditionnelle de ce mercredi 28 mai à 18h.

C’est à croire que la préfecture du nord est hors de la République. Est-il possible que la décision gouvernementale de «réexamen des dossiers des salariés» soit une supercherie ?!

C’est quoi ce gouvernement qui annonce publiquement une chose et fait le contraire ?!

Les pratiques fourbes faites de pièges, de traquenards, de manipulations des autorités posent un vrai problème moral et de conscience. En effet, comment peut-on demander aux militants associatifs de veiller à l’exactitude des adresses des sans papiers pour le réexamen de leur dossier à la codrese et utiliser ces adresses pour aller les arrêter à domicile ou aux abords du domicile.

A la préfecture du nord «réexamen» rime avec expulsion.

Le CSP59 appelle à la mobilisation et à la protestation pour que cessent l’immoralité qui consiste de la part de l’Etat et des ses représentants d’essayer de faire passer les militants des droits de l’homme, les associations et mouvements de la société civile pour des délateurs et des collabos. C’est d’autant plus ignoble que cela se passe en France, pays qui fut envahi et occupé et jugea la délation et la collaboration comme trahison de la patrie.

Le CSP59 appelle tous les sans papiers à chercher 2 adresses et à ne fournir pour la codrese qu’une seule qui servira d’adresse postale.


Honte à l’infamie de la violation de la mémoire collective du grand peuple de France!

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 00:13

Honte au contrôle au faciès !


Mercredi 21 mai, la manifestation très dynamique des sans papiers s'achève comme d'habitude à Place de la République vers 20h15. Les sans papiers rentrent tranquillement à la maison.

Au métro Gare-Lille Flandres, une dizaine de policiers de la PAF en civil trient les sans papiers ; Sont particulièrement visés les thaïlandais(e)s. Six d'entre eux, elles sont embarqué(e)s et mis(e)s en garde à vue. Deux avaient été traqués et arrêtés dès 18h au métro Jean Le Bas.

Manifestement au vu des appels téléphoniques de policiers au moment de la dislocation de la manifestation, il s'agit d'une rafle commanditée, préparée et exécutée visant directement les thaïlandais(e)s.

A la fin de la réunion de lundi 19 mai, la rafle avait déjà été programmée, mais fut déjouée grâce au covoiturage des soutiens qui ont ramené les sans papiers chez eux.

La rafle honteuse de ce mercredi est une punition revancharde d'une préfecture qui cherche à créer la peur parmi les sans papiers, notamment thaïlandais. C'est une revanche contre la formidable et populaire marche des Ch'tis sans papiers de Lille à Paris du 19 avril au 10 mai 2008. Le gouvernement proclame le 10 mai pour commémorer les crimes contre l’humanité que furent la traite et l’esclavage des noirs, mais organise la chasse à l’homme étranger pour le maintenir dans l’esclavage moderne qu’est le travail dissimulé par les patrons négriers.

Au moment où les catastrophes naturelles endeuillent l'Asie, la préfecture du nord n'a d'autre «compassion» que la chasse aux sans papiers pour les contraindre à la clandestinité qui fabrique des «délinquants». 

Drôle de manière de «lutter contre la délinquance» que d'imposer la «clandestinité délinquante»?!

Le gouvernement français envoie des denrées alimentaires en Birmanie au nom de «l’humanitaire», mène une campagne médiatique pour dénoncer le refus du gouvernement Birman de laisser le navire de guerre français débarquer des vivres pour secourir les populations sinistrées. Le gouvernement français et les médias dénoncent la répression de la junte militaire thaïlandaise contre les manifestants, le couvre feu installé dans le pays.

Mais en même temps le même gouvernement français organise des rafles de thaïlandais en vue de les déporter vers la junte militaire et vers une zone inondée que l’on fait d’aider humanitairement. Quelle hypocrisie et quelle honte?

Ces rafles ont aussi pour but non avoué d'empêcher la mise en oeuvre de la médiation pour laquelle la marche des Ch'tis sans papiers de Lille à Paris a saisi le médiateur de la République.

En fait le comportement agressif de la préfecture du nord résulte de l'échec à invisibiliser les Ch'tis sans papiers. Y a t-il des carrières qui dépendent de telles infamies?! Question légitime?

En effet depuis le 15 juin 2007, la désapprobation populaire n’a cessé de s’exprimer contre la politique de brutes enragées et d’orgueil infatué qui ne reposent que sur l’arbitraire de la force du pouvoir, l’abus de pouvoir et piétinement des valeurs et principes qui ont prévalu à la naissance de la République.

Mais au fait, l'exclusion du CSP59 de la commission préfectorale n'est elle pas tout simplement une façon de cacher une incompétence notoire par une fuite en avant répressive? N’est-il pas clair que le cauchemar du contre pouvoir est un dénie démocratie pur et simple?

Le CSP59 appelle à une mobilisation pour ouvrir les yeux et déboucher les oreilles des aveugles et sourds de la préfecture. Envoyer vos courriers de protestation au préfet du nord : M.Daniel CANEPA, Préfet du nord : - fax: 0320305252 - mail: communication@nord.pref.gouv.fr

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 13:56

… ce 10 mai, journée commémorative de la traite et de l’esclavage des noirs, crime contre l’Humanité

Ils, elles sont arrivés dans la capitale après 22 étapes lors desquelles des collectifs d’accueil composés de CSP, des associations antiracistes de droits de l’homme, des syndicats (CGT, FSU, SUD, CNT), de l’UCIJ, du RESF, de Maires, d’élus municipaux, d’étudiants, d’élèves et leurs organisations, de citoyens, des immigré(e)s réguliers.

En tête de manifestations les Ch’tis sans papiers coiffés de bonnets phrygiens suivis des CSP, associations et syndicats et en présence d’élus au parlement, de conseillers régionaux, départementaux et municipaux, la manifestation s’est rendue auprès de sans papiers en grève et occupant la Pizzeria du Bd des Italiens.
Après les discours des CSP, des responsables associatifs, un hommage a été rendu à feu Aimé CESAIRE par la lecture d’un extrait de son texte : Discours sur le colonialisme.
La marche du 19 avril au 10 mai 2008 des Ch’tis sans papiers a ainsi coïncidé avec le déclenchement des grèves avec occupations de sans papiers encadrées et organisées par la CGT dans les restaurants de la région parisienne.
Des rencontres ont été organisées entre les marcheurs et les grévistes sans papiers.
La France entière a vu fondre comme neige au soleil les décennies de mensonges présentant «les clandestins comme des délinquants, profiteurs, escrocs responsables du déficit de la Sécu, du chômage et de l’insécurité». Les «clandestins», les sans papiers sont maintenant perçu comme ils, elles sont réellement : des travailleurs à statut d’illégaux qui participent à la richesse nationale.
L’audience accordée par le Médiateur a débouché sur un engagement de médiation entre le CSP59 et la Préfecture du nord et entre les CSP et l’Etat pour que toutes les Préfectures de France acceptent de recevoir les dossiers de demandes de réexamen de tous les syndicats, de toutes les associations et de tous les CSP.
Des créations de CSP, donc de sans papiers organisés en Collectifs de lutte pour la régularisation, sont annoncées suite à la marche des Ch’tis sans papiers.
La manifestation à l’arrivée de la marche par la présence et la participation des CSP, des associations, des syndicats et de simples citoyens, permet d’envisager un front uni de tous pour élargir la brèche ouverte, de massifier et d’unifier l’ensemble du mouvement des sans papiers et soutiens pour la régularisation.
Le CSP59 remercie tous les collectifs d’accueil à chaque étape de la marche des Ch’tis sans papiers grâce auxquels cette marche de Lille à Paris a été une formidable réussite.
Le CSP59 est heureux d’inviter tous les collectifs d’accueil de chaque étape à participer à la restitution d’une enquête quantitative et qualitative portant sur :


Le samedi 31 mai à 14 heures
«Le devenir des anciens papiers»
Investigation réalisée par un groupe d'enquêteurs
sous la direction et la coordination
du sociologue Saïd BOUAMAMA
 
au Nouveau Siècle à Lille, Salle Québec,
6 Place Mendés France, 59800 Lille, métro Rihour
 

Grand bravo à tous pour la solidarité et la fraternité qui ont marqué cette marche des Ch’tis sans papiers ! La lutte continue !

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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 17:27

Présents pour la Médiature : M. DELEVOYE, Médiateur de la République, M. LEROUX, Directeur de Cabinet, M. SAVINAS, secrétaire général de la Cour d'Appel de Paris et Responsable Juridique.

Présents dans le cadre de la Délégation du CSP59 demandeur de l'audience : Roland Diagne, porte parole du CSP59, Claude Langlet, soutien du CSP59, Mgr GAILLOT, M. Mouloud AOUNIT, Président du Mrap, S. BOUZIRI, Membre du Comité Central de la LDH.

Invités par le CSP59 : Danfakha et Diallo, délégués du CSP75.

 

Le mercredi 7 mai 2008 de 15h à 17h, le Médiateur de la République a reçu à la Médiature à Paris une délégation représentant la Marche des Ch'tis sans papiers de Lille à Paris du 19 avril au 10 mai 2008, journée commémorative du crime contre l’humanité qu'ont été la traite et l'esclavage des noirs, marche dédiée à feu Aimé CESAIRE.

L'audience s'est déroulée en deux temps :

- d'abord l'exposé par le CSP59, puis par Mgr GAILLOT, M. Mouloud AOUNIT, Président du Mrap, S. BOUZIRI, Membre du Comité Central de la LDH des motifs de la demande d'audience : - une demande de médiation entre l'Etat et la CSP59 suite au conflit en cours depuis le 15 juin 2008.

- puis après le départ des représentants du Mrap et de la Ldh, une demande de la CSP75 soutenue par le CSP59 et la CNSP : - demande de médiation pour que la procédure de réexamen des dossiers des sans papiers sur la base du critère du travail soit ouverte à tous les syndicats, toutes les associations et tous les CSP sur l'ensemble du territoire national.

Après les exposés des délégations et un échange profond, la Médiature s'est engagée à tenter une médiation :

- Rendez sera pris pour une séance de travail entre la Médiature et la Commission Juridique du CSP59 et ses partenaires Mrap et Ldh;

- La Médiature fera une démarche de médiation en direction de l'Etat, notamment la Préfecture du nord;

- et pour cela prendra contact avec les partenaires associatifs, l'Ofpra et toutes structures permettant de se faire une opinion claire et objective du « conflit Lillois ».

La Médiature après un échange avec la CSP75 a accepté une démarche en direction de l'Etat :

- demander à l'Etat que le principe que l'ensemble des associations et mouvements de la société civile puisse déposer des dossiers et suivre leur réexamen dans le cadre de la loi et des dispositions actuelles de l'Etat.

Le CSP59 réitère ses remerciements à la Médiature pour l'audience accordée.

Le CSP59 remercie le Mrap, la Ldh et Mgr GAILLOT pour leur participation à l'audience.

Le CSP59 remercie la CSP75 d'avoir saisi l'opportunité d'une démarche allant dans le sens de l'unité du front des syndicats, des associations et des CSP pour la régularisation des sans papiers.

Fait à Lille le 08/05/08

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 23:36

Cette huitième journée a commencé tôt pour que les marcheurs puissent rejoindre le cimetière de Notre Dame de Lorette. Arrivés sur place ils ont comme prévu fait une conférence de presse face à un public restreint de journalistes (la voix du nord, l’Humanité et un journaliste qui prépare un documentaire…) avec la LDH, le Griam, Un militant de Sud rail, la Coordination Communiste 59-62, RESF, la LCR, la CGT, la FSU et des soutiens lillois, lensois et valenciennois venus les rejoindre sur cette étape. Dans ce lieu tragiquement célèbre suite aux profanations racistes de ce début de mois les Sans Papiers ont rendu hommage aux combattants tirailleurs morts pour la France. Ils ont ensuite rejoint la ville d’Arras où ils ont été accueillis par de nombreuses organisations associatives, syndicales et politiques ainsi que des arrageoises et arrageois venus les soutenir. Au rythme d’une batucada «Batukak» les sans papiers ont d’abord pu se rafraîchir sur une démarche spontanée d’un bar voisin du lieu d’accueil aux Grandes Prairies. Etaient présents la FSU 59-62, la Confédération Paysanne,  Le Cercle des écrivains et poètes de St Louis, Akozal, Attac Artois-Ternois, Colères du Présent, Comité Libérez-les, CSF, Ligue des Droits de l’Homme, PCF, RESF Arras/Lens, les ROBINS DES DROITS, Solidaires Arras, SUD Education, SUD Etudiants, UL-CGT Arras, UNEF Artois,  Verts Artois-Ternois. La Confédération Paysanne a offert un pique-nique aux marcheurs et s’en est suivie une conférence de presse où étaient essentiellement présents des médias de la presse écrite locale.

A 15h30 les marcheurs accompagnés d’environ 150 soutiens arrageois, Valenciennois et  lillois ont rejoint le centre ville d’Arras en manifestation. Sur la Gd place d’Arras une délégation d’élus locaux ont accueilli les marcheurs et leur ont exprimé leur soutien, étaient présents, Catherine Genisson, Député socialiste du Pas de Calais, Jacqueline Maquet Député Socialiste de Bapaume, Hélène Flautre Député Européenne des Verts. Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur-maire d’Arras n’ayant pu être présent se propose de rencontrer les marcheurs à Paris.

Ayant appris la présence de Xavier Bertrand Ministre du travail et des affaires sociales à Arras, venu tenter de remobiliser l’UMP Local (sic la Voix du Nord) les Sans Papiers ont alors tenté de se diriger vers le lieu du meeting pour le rencontrer. Sur le trajet ils ont été stoppés par les forces de police, leur demande d’audience a donc reçu une fin de non recevoir. Il semblerait que cette fois ce fut un Ministre de la République qui fut en visite «clandestine» à Arras.

La marche a en fin d’après midi rejoint la maison des sociétés où était organisé un débat public – discussion. Ce soir les marcheurs ont été conviés par la Municipalité d’Arras à un repas au Foyer Anne Frank et ils dormiront à l’auberge de jeunesse d’Arras.

La marche continue Camarades!

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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 01:31

Déclaration du PCF 59 : Reconnaître enfin les droits des migrants !

L’exploitation et le racisme dont sont victimes les travailleurs migrants et leurs familles sont insupportables. Les arrestations de sans papiers, les expulsions se multiplient dans notre département. Derrière l’exigence de chiffres et la logique froide de «l’immigration choisie» mises en avant par Sarkozy et son gouvernement on trouve souvent une volonté délibérée de criminaliser l’action militante et syndicale.

La France doit être porteuse au contraire de l’exigence impérative de transformations économiques internationales permettant de faire cesser le pillage des pays d’origine, y compris de leurs cadres ou de leurs élites et de faire reculer l’exode de la misère.

La responsabilité des patrons voyous qui profitent de la vulnérabilité des étrangers sans papiers pour les faire travailler à vil prix et dans des conditions dégradantes, voire dangereuses, doit enfin être pointée.

Pour faire reculer les situations désastreuses de clandestinité, assurer la liberté de circulation et la régularité du séjour des migrants, la fédération du Nord du Parti Communiste français appelle à soutenir la revendication de régularisation de tous les sans-papiers, qui sera portée lors de la marche organisée du samedi 19 avril au samedi 10 mai entre Lille et Paris.

Nous apporterons notre soutien au départ de Lille, le 19 avril à 14h00 place de la République et lors des différentes étapes qui traverseront le département.

Enfin, au lendemain des élections municipales et cantonales, nous rappelons l’exigence de voir accorder le droit de vote et d’éligibilité aux élections à tous ceux qui résident sur le territoire national et contribuent à la richesse et à la diversité de notre pays.

Eric Corbeaux, Secrétaire de la Fédération du Nord du PCF.
 

 

Déclaration de l’USTM-CGT Hainaut Avesnois Cambrésis

Depuis la grève de la faim de 75 jours de l’été des sans papiers, le CSP 59 subit un acharnement répressif du gouvernement SARKOZY.

- Dossiers de sans papiers lutteurs bloqués en Préfecture,

- Arrestation et garde à vue des militants.

Le CSP 59 mène une résistance courageuse que nous saluons et a décidé une marche nationale de Lille à Paris du 19 avril 2008 au 10 mai 2008, jour commémoratif de la traite et  l’esclavage de noirs durant 5 siècles.

Le Congrès de l‘USTM CGT du Hainaut Cambrésis tenu à Beuvrages le 5 mars 2008 se déclare solidaire de la marche des sans papiers et appelle à la solidarité de l’ensemble du syndicalisme et des travailleurs pour la régularisation de tous les sans papiers !

 

 

Déclaration de la Coordination Communiste 59-62

La grève des travailleurs sans-papiers de la région parisienne est venue rappeler que les sans-papiers sont des travailleurs et que l’économie nationale a besoin d’une main d’œuvre immigrée.

Pourtant le gouvernement des patrons et de la droite décomplexée continue de les présenter comme des profiteurs et des délinquants, prétexte pour faire abattre sur eux une répression inhumaine

Au-delà d’une conception néocoloniale des relations nord/sud, la chasse aux étrangers n’a pour objectif de classe que de renvoyer les sans-papiers et les immigrés régularisés à une condition sociale d’exploités sans droits. D’ailleurs comment pourrait-il en être autrement pour un gouvernement qui s’est donné l’objectif de mettre à sac, le droit du travail, le droit à la retraite, à la sécurité sociale et tous les acquis sociaux pour tous les salariés français et immigrés.

Même si elle regroupe des travailleurs de différentes conditions, la classe ouvrière est indivisible et qui veut lutter pour l’amélioration de la politique sociale, doit s’engager pour la régularisation de tous les sans-papiers. Faute de quoi il subsistera toujours des travailleurs exploités que les patrons mettront en concurrence avec les autres pour toujours plus exploiter tous les salariés. En s’engageant dans cette marche, les sans-papiers nous rappellent ces évidences.

Plutôt que la clandestinité, les sans-papiers ont choisi les formes de lutte de leur classe, la grève et la manifestation et c’est pour cela que le gouvernement et son préfet abattent sur eux la répression.

Pour lutter, les sans-papiers se sont donné une organisation le CSP 59, c’est pour cela que le gouvernement et son représentant dans le Nord, le préfet combattent le CSP.

Les sans-papiers ont besoin d’un soutien politique, d’un soutien de classe et c’est le sens du soutien de la Coordination Communiste aux sans-papiers, au CSP et aux marcheurs.

 

 

Déclaration de la LCR 59-62 : Sarkozy-Hortefeux, ça suffit! Régularisez les Sans-papiers!

Affaibli dans les urnes, impuissant face à une crise financière et économique qui risque de s’étendre, le gouvernement veut «accélérer» la mise en œuvre de sa politique antisociale. Il a besoin de boucs émissaires pour diviser la population et joue comme chaque fois la carte du racisme en voulant encore augmenter les expulsions de Sans-papiers.

Après les écoles, les quartiers populaires et les foyers de travailleurs immigrés, les arrestations de Sans-papiers se multiplient au sein même des préfectures. Cette politique rencontre une forte résistance dont les acteurs sont sévèrement réprimés par le gouvernement et ses représentants.

Dans le Nord, le Préfet n’a pas digéré la formidable mobilisation de l’été dernier qui a permis la régularisation de 29 des 56 grévistes de la faim et impose depuis une pression judiciaire et policière incessante contre les Sans-papiers et leurs soutiens. La rafle policière dans les rues et stations de métro voisines du local du CSP 59 ce vendredi 11 avril à l’issue de la réunion hebdomadaire de son bureau montre que le Préfet est prêt à tout pour faire disparaître le Comité des Sans Papiers du Nord.

La LCR soutient la marche Lille - Paris organisée par le CSP 59 du 19 avril au 10 mai et appelle à accompagner les marcheurs lors des différentes étapes pour revendiquer la régularisation de tous les sans papiers avec la carte de 10 ans, l'arrêt de la chasse aux étrangers sans-papiers et des contrôles au faciès, la fermeture des centres de rétention, l'abrogation de la loi CESEDA, la suppression du délit de solidarité et le respect du droit d'asile ratifié par la France.

Cette marche est une occasion de poursuivre la mobilisation unitaire du 5 avril contre la xénophobie d’Etat. L’unité la plus large est nécessaire pour combattre la politique d’«immigration choisie» que le gouvernement veut mettre en place pour l’accès au travail légal au seul profit des employeurs qui exploitent les Sans-papiers dans les métiers dangereux et mal payés et les utilisent pour dégrader les salaires et les conditions de travail de l’ensemble des salariés.

Mobilisons-nous pour soutenir les Sans-papiers dans leur lutte contre la clandestinité et l’exploitation, pour la dignité de tous les êtres humains, la justice et l’égalité.

 

 

 

Déclaration de la LDH : Gérard Minet, secrétaire régional, au départ de la marche des sans papiers de Lille à Paris, samedi 19 avril

La Ligue des Droits de l'Homme apporte son soutien à la Marche vers Paris des Sans-papiers de la Région du Nord à l'initiative du CSP 59. Par ses sections locales, elle sera présente aux différentes étapes du parcours

Cette marche s'inscrit dans la logique de visibilité des sans papiers décidée, il y a plus de 10 ans lors de la création du CSP 59. Elle s'inscrit dans la lutte des travailleurs immigrés de Paris avec la CGT. Elle exprime le refus de la clandestinité honteuse par des hommes et des femmes intégrés dans la vie sociale de notre pays par le travail, par la vie familiale, par les activités militantes avec des associations comme la LDH mais aussi dans des associations de quartier, dans des associations sportives, dans des associations de parents d'élèves.

Des hommes et des femmes  souvent exploités par des patrons voyous dans le travail clandestin ou par des marchands de sommeil avides de tirer profit de leur situation, souvent sous l'œil aveugle d'autorités que l'on sait plus vigilantes et plus actives dans la chasse aux sans-papiers et à leurs enfants.

La LDH apporte sont soutien aux sans papiers en lutte parce qu'ils sont victimes des déséquilibres du développement international, de l'accumulation capitaliste, de la discrimination raciale et sociale et des campagnes xénophobes de politiciens conservateurs et réactionnaires faisant de l'étranger le bouc émissaire de tous les dysfonctionnements de la société afin d'assurer leur élection par des campagnes populiste. On l'a vu la semaine dernière en Italie, comme on l'a vu et comme on le voit en France avec les propositions du Front National et avec la politique SarKozy-Fillion-Hortefeux qui en reprend l'essentiel dans le cadre des lois pour une immigration choisie qui n'est rien d'autre que la relance de la politique coloniale, de la France-Afrique et de la dévitalisation des pays en voie d'émergence.

La LDH apporte son soutien aux sans papiers et aux marcheurs mais elle leur dit «Prudence  et discipline». Ce Gouvernement est prêt à tout. A toutes les violations des lois et des règles élémentaires de respect des droits de l'Homme – On le voit avec l'expulsion aujourd'hui de notre camarade Miloud BACHA ou avec le refus de fermer le Tribunal de Coquelles condamné par une récente décision de la Cour d'Appel.

Cette Préfecture du Nord a à sa tête les plus fervents disciples de la politique xénophobe du Président Sarkozy. Tout sera fait pour empêcher que cette marche atteigne son objectif : montrer que les sans-papiers sont des hommes et des femmes comme les autres, avec leurs besoins, avec leurs sentiments avec leur aspiration au bonheur pour eux-mêmes pour leurs familles pour leurs enfants et qu'il faut leur accorder les droits inhérents à leur présence et à leur intégration sur le sol de cette région du Nord – le pays des Ch'tis - et de cette France qui fut et doit demeurer la patrie des droits de l'Homme.

Parce que les sans-papiers se doivent d'être prudents et organisés pour éviter de tomber dans les pièges qui leur sont et leur seront tendus, la LDH appelle toutes les organisations, les partis, les syndicats, les militants, les citoyens à se mobiliser pour accompagner et mettre sous sa protection cette marche qui est aujourd'hui un acte de citoyenneté dont nous pouvons tous être fiers.

La LDH le disait il y a plus de 10 ans : «la lutte des sans papiers est une lutte étape d'une lutte globale. Comme il y a 10 ans, nous sommes à leurs côtés, pour les droits de l'Homme, pour les libertés, pour l'égalité des droits, pour la solidarité.

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 17:24

Notons tout d’abord que les marcheurs ont aujourd’hui été accompagnés par une vingtaine de Ch’tis Soutiens, le député de la seizième circonscription du Nord M. Candelier, des camarades de la CGT, du PCF et de la LCR.

Globalement la journée s’est bien passée et ce malgré le fait que la fatigue se fasse sentir un petit peu. Ce matin les marcheurs ont quitté Aniche pour rejoindre Douai en marquant une étape à Sin-Le-Noble. Etape importante de leur marche car ils ont été accueillis par le maire de cette commune M. Christian ENTEM qui était accompagné par une élue communale. Les marcheurs ont alors  été invités à déjeuner dans la ville. De plus lors de ce repas nos camarades les courageux marcheurs ont reçu la visite de journalistes de France 5 pour l’émission «C’est dans l’air» (que vous pouvez retrouver en ligne*).
Puis ils ont visité la maison d’un résistant communiste de la seconde guerre, maison qui sert aujourd’hui de local pour la section PCF de Sin-Le-Noble. Après cette halte ils ont repris la route en direction de Douai où ils ont effectué un rassemblement sur une place avant de rejoindre la maison des associations ou un débat sur la liberté eut lieu. Ils sont ce soir accueillis par l’Union Locale CGT de Douai qui a organisé un barbecue pour le ravitaillement. Dans le même temps une délégation de trois sans papiers furent reçu par un adjoint, au maire UMP de Douai, M. Bufquin Bruno. Pour cet entretien  ils étaient accompagnés de Jacques Leclercq secrétaire générale de l’UL CGT, de Jean François Larosière, Président d’IDM et de la camarade secrétaire de la section PCF de Douai. L’entretien s’est bien passé, ce fut un vrai dialogue, Mr Bufquin a interrogé les sans papiers sur les motivations qui les poussent actuellement à se mettre en marche. Ils ont trouvé en face d’eux une personne intéressée et compréhensive. Bien évidemment les sans papiers ne se leurrent pas et savent que leur lutte n’est pas finie.
Bonne soirée et «Camarades, la marche continue!»

*http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_article=2772

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 12:10

C’est ce que l’on a entendu partout à Seclin, Saint-Amand, Raismes, Valenciennes, Wavrechain… partout les travailleurs sans papiers ont reçu un accueil enthousiaste et populaire. Des syndicalistes, des militants des Droits de l’Homme, des citoyens, des élus de gauche se mobilisent pour traduire dans les faits cette valeur qui fait la France que nous aimons : terre d’accueil, de fraternité et d’égalité entre les humains.

 

A Valenciennes, coup de théâtre, Mme Phillipo adjointe UMP d’une Mairie où siègent deux Ministres du gouvernement, reçoit au nom de la Mairie les Ch’tis sans papiers marcheurs, leur distribue des boissons vitaminées et prend l’engagement de saisir à la fois le Préfet du Nord et le gouvernement pour demander le « réexamen » des dossiers. Les élus de plusieurs communes (Douchy, Tri Saint Léger, Escaudain, Wavrechain, Houdhain, Prouvy, Bouvignies, Valenciennes, Haveluy, Marly, Fresnes, Quievrechain, Raismes, Saint Amand, Anzin, Denain, etc.) environnantes sont présents pour exiger la régularisation des sans papiers.

De Bordeaux, Angoulême, Marseille, Valence, les appels se multiplient pour lancer des manifestations de soutien pour relayer et accompagner la progression des Ch’tis marcheurs sans papiers vers Paris.

L’étape de Hénin Beaumont, seule commune avec une forte présence Lepéniste, est un test véritable pour forcer l’UMP, Sarkozy/Hortefeux, à choisir entre les valeurs fondatrices de la République et le recyclage dans l’UMP des idées racistes et xénophobes de l’extrême droite fasciste.

L’étape du cimetière musulman profané de Notre Dame de La Lorette est aussi un test pour contraindre à un choix gouvernemental clair et net pour le retour à une France terre d’accueil, de fraternité, d’égalité dans le respect de l’identité multiculturelle, multiconfessionnelle et laïque.

Le Médiateur de la République, J.P. Delevoye, reçoit une délégation de marcheurs le 7 mai à la Médiature à Paris. Le CSP59 demande aussi une audience à l’arrivée de la marche à Paris le 10 mai, journée dédiée à la commémoration de la traite et l’esclavage des noirs, crime contre l’humanité, que les manifestations prévues à cette occasion fusionnent avec la manifestation appelée par la CNSP en mettant en tête d’une manifestation unique et unitaire les Ch’tis sans papiers marcheurs et les sans papiers de la restauration en grève avec occupation de leurs restaurants en région parisienne. Cette unité, nous la devons à la mémoire de feu Aimé CESAIRE, combattant émérite de la cause des esclaves, des colonisés et antiraciste.

Le CSP59 demande aussi une audience au Ministre Brice HORTEFEUX, au Président de l’Assemblée Nationale et aux Présidents de chaque groupe parlementaire de l’Assemblée Nationale. Le CSP59 demande enfin une audience au Maire de Paris.

A tous nous voulons remettre un mémorandum sur la question sociale et citoyenne des travailleurs sans papiers. Fait à Lille le 23/04/08

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