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Blog du Comité
des sans papiers 59

Manifestation 
tous les mercredi
Place de la République 
à Lille, 18 heures 30


Régularisation
de tous les Sans Papiers!

42 rue Bernos
59800 Lille-Fives
csp59@wanadoo.fr

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"La république à l'école
des Sans Papiers"...
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à IDM, 42 rue Bernos
Lille-Fives
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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 17:13

Coquelles, le 14 avril 2008 11h30…

Les sans papiers arrêtés témoignent : «les policiers de la paf qui nous arrêtent, possèdent un trombinoscope sur lequel on peut voir des photos de grévistes. Les menaces envers CSP 59 et le Porte Parole sont clairement proférées. Le mouvement des sans papiers, disent les policiers doit disparaître. Les Sans Papiers sont à l'origine des embouteillages dans Lille et font du tapage nocturne alors que les gens dorment. Nous avons reçu l'ordre du Préfet de vous envoyer à Toulouse ou Rennes parce qu'à Lille «les juges et les avocats vous libèrent toujours». Finalement, usant de mensonges éhontés comme ils en ont l'habitude, ils nous expédient à Coquelles au motif que le centre rétention de Lesquin est plein. Sur place la réalité était bien plus tragique. Le CRA de Coquelles est plein comme un œuf des sans papiers dont la plupart ne parlent qu'anglais. Une vérification rapide révèle le mensonge policier : le CRA de Lesquin est presque vide. Mais comme disent les policiers, à Coquelles les jugent ne libèrent pas les sans papiers comme à Lille».

 

Coquelles : ce n'est pas un tribunal d'exception, mais ça y ressemble

 

Témoignage d'un soutien: Il faut contourner le commissariat pour y arriver. Pas le moindre affichage comme on en trouve souvent dans les tribunaux. Il n'y a pas de registre d'audience. Impossible de savoir qui passe en audience. Pour cela il faut se rendre au centre de rétention et interroger les sans papiers qui attendent dans l'angoisse leur tour d'audience. Les avocats n'ont aucune raison de se réjouir de leurs conditions de travail. La petite salle qui tient lieu de parloir est squattée par les policiers. Pour s'entretenir avec leurs clients, les avocats doivent se rendre dehors aussitôt escortés par des policiers. Ils sont ici chez eux. Et ils le font sentir par d'incessants va et vient pendant les audiences ou commenter bruyamment leurs exploits.

 

Présidente du tribunal : au service de la justice ou du Préfet ?

 

Alors que la compétence du JLD s'étend d'habitude à décider si une personne interrogée par les policiers, doit être libérée ou détenue, la juge du tribunal de Coquelles ouvre le dossier de Cissé et de Sanoussi et prend la place du représentant du Préfet. Commence un interrogatoire surréaliste sur des questions de vie privée, humiliantes et condescendantes. «De quoi vivez-vous? Pourquoi avez-vous laissé femmes et enfants dans votre pays ? Pourquoi refusez-vous de rentrer dans votre pays ?» Cet acharnement de Madame la juge sur les sans papiers alors que la détention par décision administrative est considérée comme attentatoire aux droits de la personne et fondamentalement anti-démocratique, cache mal ses véritables intentions. La réponse est sans doute dans ces instructions du procureur général de Bordeaux à ses procureurs pour aider au mieux les préfectures à expulser les étrangers. Il leur est demandé d'évoquer avec le préfet les recours possibles «lorsqu'une décision des libertés et de détention lui paraîtrait critiquable». Autrement dit, c'est le préfet qui donne des ordres au procureur. (Canard enchaîné, mercredi 2 avril 2008). Là se trouve la raison fondamentale qui oblige Daniel CANEPA, Préfet de Région, à se tourner vers les JLD aux ordres qu'ils poussent à transformer les situations légales en situations arbitraires. L'acharnement répressif vise surtout à vaincre l'audace et l'intrépidité du CSP59, des anciens grévistes toujours debout, en rangs serrés avec leurs soutiens, prêts pour la marche nationale du 19 avril. Les sans-papiers et leurs soutiens  sauront surmonter avec une inflexible volonté les humiliations, le mépris, la répression, jusqu'à la régularisation conformément aux promesses préfectorales de l'été dernier.

Ils ont une fois de plus triomphé d'une action répressive délocalisée à Coquelles par le Préfet CANEPA débordé par le nombre toujours croissant d'actes de résistance. Ils consolideront les liaisons avec les travailleurs français qui ont montré qu'une véritable solidarité est bien plus qu'une sympathie platonique passive.

 

Le Samedi 19 avril à 14h,

Tous ensemble pour marcher avec les 35 marcheurs de Lille à Seclin où la Mairie et l'UL-CGT nous recevront - Première étape de la marche de Lille à Paris, du 19 avril au 10 mai!

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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 16:19

La préfecture tente d'empêcher la marche nationale des Ch'tis sans papiers par la terreur!

Les témoignages s’accumulent sur les conditions d’arrestation de 4 sans papiers à la sortie de la réunion du bureau du CSP59 ce vendredi.

«Plein de policiers en civil et en tenue au métro Caulier» ; «plein de policiers au métro Fives, à l’extérieur aux alentours du local» ; «Les sans papiers noirs sont désignés directement par les policiers qui entrent dans le métro à Caulier, et font un contrôle d’identité» ; «Des sans papiers protestent dénonçant l’illégalité du contrôle interdit par la loi, ce qui permet à plusieurs d’échapper» ; «4 sont arrêtés et mis en garde à vue pour la nuit: Cissé N’Famara, Touré Sanoussi, Cissé Sana, Dansokho Sankoumba». Sur les 4, 2 sont relâchés le lendemain, Sankoumba et Sana et 2 autres sont toujours détenus, N’Famara et Sanoussi.

Ces témoignages sont corroborés par d’autres témoins dont plusieurs jeunes noirs selon lesquels «les policiers étaient excités à la gare Lille Flandres », des jeunes blancs « les policiers font le chiffre», des salariés de Transpole «les policiers étaient plein à Caulier, nous pensions que c’était pour les jeunes qui se donnent rendez vous pour se bagarrer parfois avec armes blanches, mais pas pour un contrôle au faciès de sans papiers». L’indignation des passagers du métro est légitime, le CSP59 les invite à l’exprimer pacifiquement, mais fermement à chaque forfait honteux comme la rafle raciste d’hier.

Le CSP59 demande aux salariés de Transpole de téléphoner au CSP59 dès qu’ils voient dorénavant une concentration suspecte de policiers en civil ou en tenue dans le métro. Le métro ne doit devenir une souricière pour traquer et arrêter les Ch’tis sans papiers.

Le CSP59 demande aux soutiens d’affréter selon leur disponibilité leurs voitures pour que comme hier les courageux Ch’tis sans papiers puissent rentrer paisiblement chez eux après les réunions et manifestations.

Cette semaine sera «chaude» parce que le Préfet CANEPA fera n’importe quoi pour empêcher la marche nationale des Ch’tis sans papiers.

Le CSP59 revendique la libération des 2 sans papiers raflés d’hier qui sont aussi des ex-grévistes de la faim. Le Préfet Canepa doit respect sa promesse écrite de «réexamen avec bienveillance» du mois d’août 07.

Honte à des expulsion comme celle de DIABY Mohamed Lamine à partir d’un «titre de voyage» raturé, caviardé par qui : l’Ambassade de Guinée? ou la Préfecture du nord ?

Au lieu de chasser les citoyens Ch’tis sans papiers comme des bêtes traquées et piégées, les populations Ch’tis dans leur ensemble attendent que soient mis fin aux bagarres avec armes blanches de groupes de délinquants dans le métro. Voilà ce que doit être le boulot normal d’une Préfecture qui se préoccupe de la sécurité des honnêtes gens et non détourner cela pour faire la chasse à l’étranger sans papiers qui luttent à visage découvert pour avoir le droit à la régularisation. C’est nul, petit et lamentable.


Le CSP59 appelle tous les sans papiers, tous les soutiens à une réunion ce lundi 14 avril à 18h au local et à la mobilisation le mercredi 16 avril à Place de la République à Lille.

Le Samedi 19 avril à 14h, tous ensemble pour marcher avec les 35 marcheurs de Place de la République à Lille à Seclin où la Mairie et l’UL CGT nous recevront : Première étape de la marche de Lille à Paris, du 19 avril au 10 mai!

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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 10:37

Les Ch'tis sans papiers s'associent aux protestations du pays tout entier!

«Pédophiles, chômeurs, consanguins, bienvenue chez les Ch'tis». Cette banderole a été déployée à la 52éme minute du match Lens-Paris Saint Germain, juste à l'égalisation un partout. L'insulte «ethnique» et régionaliste arrive après l'énorme succès du film du Ch'ti Dany Boon dont la mère serait d'origine algérienne. La haine «ethniciste» et régionaliste visant les Ch'tis succède aux insultes racistes visant récemment un footballeur marocain et à une longue liste d'actes odieux semblables dont sont victimes les footballeurs d'Afrique ou dit de «couleur»: cris de singes, insultes de «bamboulas», de «bougnoules», saluts nazis, etc.
Après le «complexe» imposé aux racistes par la raclée que les 82% d'électeurs citoyens ont infligé à Le Pen le 6 mai 2002, le racisme, l'ethnicisme et le régionalisme «décomplexé» relèvent la tête à la faveur du nouveau contexte socialement et moralement déliquescent.
Trois ans après l'obtention de son local, le CSP59 a subi aussi, dans la nuit du dimanche 30 au lundi 31 mars 08, effraction, saccage et vol de tuyaux de cuivre, de téléphones et d'ordinateur. De 1996 à 2007, jamais un scandale tel un ouragan ne s'était abattu sur les locaux du CSP59 comme si on voulait absolument empêcher toute activité de permanence juridique, de réunion. Une plainte a été déposée tout comme le citoyen Ch'ti Lensois et le Maire de Lens pour que les voyous «décomplexés» soient arrêtés et punis.  Si on veut comprendre pourquoi cette banderole a été possible, il faut regarder en face des faits d'autant plus gênants qu'ils se déroulent dans le pays historiquement berceau des droits humains dont la devise est de plus en plus souillée : «Les humains naissent libres et égaux en droit et en dignité».
Le CSP59 attire l'attention de l'opinion publique sur la responsabilité TOTALE ET ENTIERE des autorités politiques à travers les politiques agressives antisociales, anti-démocratiques et xénophobes qui sont actuellement menées.
En effet les politiques libérales actuelles se caractérisent par : les politiques de casse des acquis sociaux et de restriction des libertés citoyennes sur fond de chasse à l'étranger sans papiers, dénommée «immigration choisie», comme seule et unique réponse à l'émigration subie, la politique des quotas d'expulsions qui piétine l'état de droit qui oblige à un examen rigoureux et impartial des dossiers des demandeurs, le délit de solidarité qui est le pendant de la délation à laquelle on veut associer des pans entiers de la société, le non respect du droit d'asile ratifié par le pays qui met fin à la tradition française de terre d'accueil, la mise ne place d'un «ministère de l'identité nationale» qui suggère hypocritement que l'immigration est un danger pour «l'identité française», l'étalage éhonté de la richesse, du luxe, des privilèges des riches et de certains politiques pendant que la majorité travailleuse de ce pays est contrainte à se serrer la ceinture, le tout pour le profit des actionnaires, la hausse des prix alors que l'on parvient de moins en moins à vivre de son travail, de son dur labeur et les licenciements, le chômage continuent à angoisser les familles du monde du travail, et ses enfants, etc.
Voilà sans être exhaustif ce qui conduit les autorités politiques, par des lois et la répression, à offrir systématiquement en pâture à la vindicte le bouc émissaire sans papiers, immigré(e)s, étrangers aux fléaux sociaux qui minent la société.
Voilà pourquoi on passe du sans papiers jetable comme un kleenex, sans droit, auquel on nie toute dignité, que l'on peut insulter à la libération par la grâce d'un proconsul françafricain des auteurs du rapt d'enfants tchadiens et à la banderole ethniciste, régionaliste et raciste contre les autochtones Ch'tis.
Voilà pourquoi aussi ce gouvernement va échouer contre les sans papiers et contre l'ensemble des travailleurs.
Voilà aussi pourquoi le CSP59 appelle à la solidarité la plus massive à la marche de Lille à Paris du 19 avril au 10 mai des 35 sans papiers et soutiens pour que VIVE LE «COMPLEXE» DES PRIVILEGES INDUS ET DU RACISME, POUR QUE TRIOMPHENT LA REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS ET LE PATRIOTISME DU VIVRE ENSEMBLE ET DE L'EGALITE DES DROITS ET DE DIGNITE.  

Samedi 05 avril 08, Place de la République/Parvis des Droits de l'Homme à Lille à 14h30, le CSP59 appelle à manifester à l'appel de l'UCIJ, du Resf au plan national et de la CNSP. Renforçons aussi notre mobilisation pour la réussite de la marche nationale de Lille à Paris du 19 avril au 10 mai du CSP59 dans le cadre de la CNSP

 

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 21:32

L'acte inadmissible et le contexte...

Dans la nuit du dimanche 30 mars au lundi 31 mars le local du csp59 a subi une effraction, a été saccagé et divers matériels ont été volés, notamment des tuyaux de cuivre et un ordinateur.

Le CSP59 est dans ce local depuis 2003, c’est la première fois qu’un vandalisme effroyable s’y produit. Les voyous ont opéré à des destructions et dégradations violentes, mais aussi par exemple pour accéder à l’étage ont décroché une vitre entière sans dégât!!! Avant de casser tout simplement la porte suivante. Les voleurs ont aussi dévissé le placo du plafond pour le poser sans dégât à terre.

Le vieil ordinateur (disque dur et écran) a été volé, mais il y avait juste à côté la sono et sur une étagère deux autres sonos, toutes neuves d’une valeur estimée de plus de 1500 euros qui n’ont pas été touchées par les goulus voleurs.

Le vol de l’ordinateur remet en mémoire le vol de CD avec brisure de vitre de la voiture d’un militant, Eva L., qui coordonne l’étude en cours sur le devenir des sans papiers. Une plainte a d’ailleurs été déposée à ce propos. Saïd B. qui dirige l’étude scientifique a aussi fait l’objet d’un vol d’ordinateur sans aucune effraction à domicile.

Les dégâts flagrants et gratuits ont été faits pour rendre impraticable le local.

Un autre facteur qui interpelle est le fait que tout cela se passe dans un contexte de guerre déclarée par la Préfecture du Nord pour mettre à mort le CSP59, guerre qui dure depuis les mois de juin/juillet/août 2007.

Ce contexte interpelle d’autant plus que de 2003, date d’installation au local de Fives, à juin 2007, jamais un tel vol violent dans le local du CSP59 n’était arrivé.

Objectivement il est impossible de ne pas s’interroger sur le sens véritable de l’acte de sauvagerie dans le local dans le contexte d’attaques sans précédent de l’Etat et de la Préfecture contre le CSP59?!

Le CSP59 met en garde tout de suite sur la dangerosité de la situation où les « choses » semblent objectivement aller trop loin.

Il n’y a pas d’autre solution que la satisfaction de la revendication de régularisation des 27 grévistes de la faim, des sans papiers annoncés régularisés sans suite et le retour du CSP59 en Préfecture comme avant. Rien, absolument rien, même y compris des pratiques non avouables qui sont utilisées dans ce combat déloyal et non « politique » au sens noble n’entameront notre détermination et notre résistance.


Samedi 05 avril 08, Place de la République/Parvis des Droits de l’Homme à Lille à 14h30, le CSP59 appelle à manifester à l’appel de l’UCIJ, du Resf au plan national et de la CNSP.
Renforçons
aussi notre mobilisation pour la réussite de la marche nationale de Lille à Paris du 19 avril au 10 mai du CSP59 dans le cadre de la CNSP.

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 17:24
Un--pote-----nous--tous-copier.jpgDenis CACHEUX, chanteur populaire, intermittent, militant des causes sociales est décédé.


Stupeur, consternation, douleur et tristesse nous assaillent.

Denis se mobilisait régulièrement au Tribunal pour apporter sa solidarité aux sans papiers arrêtés.

Denis était toujours dans les manifestations avec sa propre pancarte sur laquelle en artiste il caricaturait fort justement l’adversaire politique du moment avec des mots d’ordres d’une pertinence dont il avait le secret.

Voix rocailleuse et puissante, il animait aussi très souvent les fêtes militantes fredonnant des chansons ouvrières et populaires du 19éme et début 20éme siècle.

Denis avait exprimé son désarroi lors du décès de notre regretté Jean Marc LAVIGNE en décembre dernier.

A son tour, il vient de nous quitter brutalement nous laissant sans voix.

A sa famille et ses enfants, le CSP59 présente ses condoléances les plus tristes.


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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 15:55

Le compte rendu de l’audience accordée par le Ministère de l’Intérieur à la Coordination Nationale des Sans Papiers (CNSP) le 19 septembre 2002!

Le CSP59 publie ce document de la CNSP qui lève un coin de voile sur l’acharnement répressif policier, judiciaire contre la lutte des sans papiers et soutiens à Lille. En effet au delà de l’indignation que ce délire répressif suscite, beaucoup utilisent le terme de «folie» montrant ainsi leur étonnement que les pratiques répressives actuelles contre le CSP59 soient «possibles en France en 2007». Tout est permis et n’importe quoi est permis pour tuer le CSP59 vient remettre en cause des idées reçues et inculquées depuis la tendre enfance : «la démocratie et la loi  protègent le citoyen et la société», «Nul n’est au dessus de la loi et de l’état de droit, y compris les autorités». Or c’est exactement les abus de pouvoir au quotidien. Le décalage entre les sorties médiatiques du Préfet CANEPA lui même et les faits répressifs vérifiables et publics surprennent aussi. Comment peut-on dire publiquement et faire le contraire tout aussi publiquement ? Autre surprise, c’est le fait que le parquet semble suivre le pouvoir politique par ces mises en garde à vue, ces auditions multiples qui semble même ponctuer les manifestations de résistances du CSP59. Chaque actions est aussitôt suivie d’un acte répressif soit contre les sans papiers, soit contre les militants ou les deux en même temps. Le Préfet CANEPA a déclaré s’être «nommé» lui même Préfet de Région quand il était Secrétaire Général au Ministère de l’Intérieur. Le 19 septembre 2002, soit 6 mois après Le Pen au second tour en avril 2002, il dirigeait comme Directeur de Cabinet Adjoint de M. GUEANT la délégation du Ministère de l’Intérieur, avec Mme E. MIGNON, qui a reçu en audience une délégation de la CNSP. Les propos tenus ce jour là par M. CANEPA dans l’échange avec la CNSP éclaire d’un jour particulier l’acharnement répressif actuel contre le CSP59. 

L’analyse contextualisée (le bras de fer à Lille)  des propos tenus par M. CANEPA donne ceci : 

- Il est convaincu qu’en plaçant «sur le terrain public l’affrontement» avec le CSP59, l’opinion publique lui donnera tout à fait raison. Le sous entendu faux et bizarre chez un Préfet de la République est le préjugé, plutôt existant au sein de l’immigration selon lequel «tous les français, ou plutôt la majorité est raciste». Les mobilisations populaires de l’été autour des grévistes de la faim jetés à terre devant les urgences des hôpitaux démentent de telles allégations. 

- Il dit que gouvernement et mouvement de sans papiers «sont redevables d’un équilibre démocratique» permettant d’éviter de «durcir un certain nombre de fanatismes» parce qu’il y va «du sort de la démocratie». En dehors du fanatisme  identitaire raciste Lepéniste quel autre «fanatisme» menacerait la démocratie dans l’esprit de l’équipe Sarkozy ? Au vu de la pratique répressive en cours, il faut croire que dans «fanatisme» M. CANEPA met aussi le CSP59. Alors il faudrait qu’il explique en quoi un mouvement social et politique citoyen, antiraciste et antifasciste menacerait la démocratie ? 

- Plusieurs aspects de la «crise» de la grève de la faim provoquée par M. CANEPA par sa rafle du 15 juin 07 trouvent leur explication dans les propos de M. CANEPA et très certainement dans les réponses données, notamment par le porte parole du CSP59 au nom de la CNSP. Mais retenons surtout qu’à la base du comportement incroyable de l’Etat contre le CSP59, il y a bel et bien une conception dangereuse de la «démocratie» et de la «loi», du rapport entre ces deux concepts et une conception d’éviter les «fanatismes» sans satisfaire les revendications sociales et citoyennes légitimes et justes. En d’autres termes, au nom du «sort de la démocratie», soumettez vous, taisez vous, pas de contre pouvoir aux politiques du gouvernement. Ce document permet de forger votre propre opinion sur les enjeux pour le monde du travail, pour les démocrates et citoyens de la répression et de la résistance qui se jouent à Lille entre l’Etat Sarkozy et le CSP59. Soutenez notre marche de Lille à Paris du 1er mars au 22 mars !

     

 

Compte Rendu en date du 20/09/2002 de la CNSP (Fait à Paris le 20/09/02)

 

«Jeudi 19 septembre à 17 h une délégation de la CNSP a été reçue par le Ministère de l’Intérieur.

La délégation Ministérielle était composée de : M. Canepa, Directeur de Cabinet Adjoint, de Mme Mignon Emmanuelle, Conseillère Technique et M. Sartoux chargé de l’immigration au Cabinet. La délégation de la CNSP était composée des membres du Secrétariat National : Romain Binazon, Guitoun Saddok, Marc Bessala, Diaby Fodé, Aminata Diouf et Roland Diagne.

 

Intervention de M. CANEPA au nom de M. SARKOZY :

 «Les Sans Papiers doivent respecter la loi de la République. Comment peut-on venir dans un pays et demander au pays de changer la loi ? La loi RESEDA a fait l’objet d’un certain consensus. Le gouvernement n’entend pas pour l’instant modifier l’ordonnance de 1945. Un tel débat peut être d’ailleurs défavorable aux Sans Papiers. Le gouvernement est redevable d’un équilibre démocratique au lieu d’une épreuve de force. Vous et nous en sommes redevables, car si on place sur le terrain public l’affrontement, cela peut durcir un certain nombre de fanatismes. Situation que nous avons tous intérêt à éviter. Il y va du sort même de la démocratie. Un règlement de nature collective de la question des Sans Papiers ne peut se faire que sur la base de la loi. Sur ce point nous avons l’intention d’apporter des modifications sur l’asile. Il faut constater que les migrations ne s’arrêtent pas. Il n’y a pas que les africains, il y a les asiatiques, les kurdes, les irakiens, les roumains, les moldaves, etc. Il existe des squats, des camps de roumains, etc. Nous sommes déterminés à faire respecter des règles avec détermination et intelligence. Le problème des migrations est international. Il faut intervenir sur la question du co-développement, il faut plus de cohérence au niveau européen.

Par contre tout en appliquant la loi, nous voulons gommer certaines anomalies. Notamment les différences de traitements en général qu’on nous a signalé, les différences de traitements en particulier entre les algériens et les autres, nous allons ratifier dès octobre l’accord franco-algérien.

L’inspection Générale, notamment Mme Escoffier, est saisie pour faire un travail d’harmonisation dans le cadre du processus de réexamen des dossiers. Dès le 27 septembre M. le Ministre de l’Intérieur va réunir les Préfets dans ce sens. Il a demandé une approche intelligente, pragmatique et humaniste. Nous ne sommes pas dans la disposition d’esprit de l’immigration zéro. Tous les ans, il y a 100.000 nouveaux migrants admis dans le pays. Il y a environ 70.000 Sans Papiers déboutés par l’ancien gouvernement.

Nous allons régulariser ceux qui doivent l’être. Mais on ne peut pas nous demander de ne pas appliquer la loi. Nous allons demander que les Collectifs de Sans Papiers soient en contact régulier avec les Préfectures. Nous comptons tenir un calendrier qui ira jusqu’à la fin de l’année pour régler tout cela».

 

Intervention de la CNSP : «Merci de nous recevoir, même si nous devons faire remarquer que notre demande d’audience date de mai 2002.

La sortie de l’ombre des Sans Papiers le 18 mars 96, la défaite de la droite en 1997, la lutte de tous les Collectifs de Sans Papiers et soutiens, les promesses non tenues par l’ancien gouvernement d’abroger les lois qui fabriquent des Sans Papiers et de régulariser, la qualification des lois Pasqua/Debré/Chevènement de xénophobes par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, la marche nationale des Sans Papiers de Marseille à Paris, la mobilisation des jeunes, des travailleurs le 1er mai et le vote à plus de 80% pour barrer la route à Le Pen au second tour, tous ces facteurs posent l’exigence d’une mesure politique de régularisation globale telle que le dit notre plateforme.

Et au moment où Papon accusé de crime contre l’humanité est élargi au nom de l’humanitaire, comment ne pas en faire de même pour les 3.000 Sans Papiers en prison pour seul séjour irrégulier alors que vous ouvrez une phase de réexamen des dossiers ? Deux marcheurs Abdelhak BOUGHERARA de Valence et MERABET Ahmed de Lyon, sont expulsés peuvent –ils être ignorés par le réexamen. M.Chirac répondait par des vœux de « bonheur et de paix » aux Sans Papiers. Mais force est de constater que le « cas par cas » du nouvel réexamen que propose M.Sarkozy mettra encore une fois des Sans Papiers hors du « bonheur et de la paix » souhaité par M. le Président de la République. Or, sans avoir le droit de vote, il est indéniable que notre mouvement citoyen pour les droits humains a contribué à la mobilisation qui a barré la route aux fascistes. C’est justement la politique du refus de remettre le compteur à zéro qui laisse matière à l’activisme des fanatiques de l’extrême droite.

Des lois toujours plus restrictives depuis plus de 20 ans ont fabriqué des milliers de Sans Papiers. Faites donc un audit du nombre de Sans Papiers fabriqués par les lois restrictives. Les «examens et réexamens au cas par cas» sont une reconnaissance de fait des «anomalies à gommer» dont vous parlez. Mais alors ce qui manque c’est la conséquence et le réalisme politique résolus d’en finir avec le maintien au sein du pays berceau des Droits de l’Homme d’hommes, de femmes, d’enfants en situation d’inexistence légale et d’esclaves de patrons négriers.

Tout cela sur la base du fantasme de l’invasion, de l’appel d’air. Or, avant 1986, les ressortissants de la plupart des pays d’où nous venons n’avaient pas besoin de visa pour se rendre en France. Et pourtant, il n’y a pas eu invasion. Mieux, les visas font de la France et de l’Europe une véritable prison. On pouvait venir et repartir ; maintenant on arrive et on ne peut plus partir. Cela favorise des trafics de visas.

Toutefois nous allons déposer tous les dossiers des Collectifs. Mais il est clair que la lutte continue pour nous jusqu’à la régularisation globale».

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 13:01
Armand de la Commission Juridique, à nouveau arrêté et mis en garde à vue: L'acharnement policier continue contre le CSP59!

«Le feuilleton sans fin des sans papiers», c'est le titre de l'article de 20 minutes du 19 février 08 qui fait la citation suivante : «C'est une procédure judiciaire peu fréquente, reconnaît le ministère de l'intérieur. Des investigations doivent encore être menées pour la faire aboutir». Et l'article de préciser plus loin : «une autre procédure pour 'trafic d'influence' a connu le même sort en décembre : placé en garde à vue 35h, le responsable de la commission juridique du CSP59 n'a depuis plus été inquiété».

En fait dès le lendemain le mercredi 20 février 2008, le CSP59 apprenait que des sans papiers étaient auditionnés dans le cadre de cette supposée procédure pour «trafic d'influence sur la préfecture». A nouveau il s'agit de savoir si «Armand couche avec les femmes, prend de l'argent pour régulariser», sauf que seule la préfecture a le pouvoir de régulariser (sic!).

Dans le même journal le Préfet Daniel CANEPA déclare « je n'ai rien contre ce comité»; Alors il faut croire que si il en avait vraiment contre le CSP59, sans papiers en lutte persécutés et militants qui sont arrêtés et mis en garde à vue seraient tous dans des cercueils ?!

Depuis juin 2007, et cela continue sans cesse, tout est permis contre le CSP59 et c'est cela que la Ligue des Droits de l’Homme, le MRAP, la CGT, la FSU, Sud, la CNT, le PCF, les Verts, la LCR, la Coordination Communiste 59-62, etc., ont démasqué avec force en dénonçant «des attaques convergents pour démanteler le CSP59, les intimidations, discrimination, répression, calomnie».

SUZANNE CALONNE, la mamie de 86 ans, a été aussi embarquée par la police ce matin suite à l'arrestation d’Armand.

 

Paru dans 20 Minutes le 19/02/08 :
Le feuilleton sans fin des sans-papiers

 
Mais où va l'enquête sur le comité des sans-papiers ? Selon nos informations, le récent placement en garde à vue du porte-parole et de trois militants du CSP59 n'a pas encore abouti. L'enquête porte sur des tracts présumés diffamatoires diffusés cet été par le comité des sans-papiers. D'après le parquet de Lille, une information judiciaire est bien ouverte à l'encontre du CSP59 «collectivement», suite à la plainte contre X de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, pour «diffamation et atteinte à l'honneur et à la considération de la police nationale».

Mais aucune mise en examen personnelle n'a été prononcée par le juge d'instruction. Et ce, malgré plusieurs perquisitions. «C'est une procédure judiciaire peu fréquente, reconnaît le ministère de l'Intérieur. Des investigations doivent encore être menées pour la faire aboutir.» Lesquelles? Emmanuelle Lequien, avocate du CSP, reste sceptique : «Les gardes à vue n'aboutissent sur rien car il n'y a rien à trouver.»

Une autre procédure pour « trafic d'influence » a connu le même sort en décembre : placé en garde à vue durant 45 heures, le responsable de la commission juridique du CSP59 n'a depuis plus été inquiété : «Il était facile de prouver que nous n'avions jamais touché d'argent pour aider les sans-papiers», explique-t-il. La Ligue des droits de l'homme dénonce «des attaques convergentes pour démanteler le CSP». «Je n'ai rien contre ce comité», a précisé le préfet du Nord Daniel Canépa, tout en lui refusant l'accès à la commission d'examen des dossiers de sans-papiers.

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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 14:44

Après Armand de la Commission Juridique, après Roland le porte parole, La Brigade Criminelle convoque Eva LUMANISHA, militant du CSP59 chargé par l’IDM de coordonner le travail sociologique sur le devenir des sans papiers !

Eva LUMANISHA a reçu à son tour un appel téléphonique de la Brigade criminelle pour être «auditionné le lundi 4 février à 10h30» selon les termes de la police. Le scénario est exactement le même que celui qui a conduit à l’audition et à la mise en garde à vue de Roland le mercredi 30 janvier 08.

Lors de la perquisition du local de l’IDM durant la garde à vue de Roland, les policiers avaient embarqué sous scellés le disque dur de l’IDM. Selon les dires des policiers, «le cluster» contenait les fragments des textes du 16 et du 17 août 07 pour lesquels Mme Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur, a jugé utile de porter plainte pour «diffamation contre X pour avoir à Lille par écrits distribués dans un lieu public, portés atteinte à l’honneur et à la considération de l’administration publique de la police nationale». Mme Alliot-Marie s’appuie sur les articles 23 alinéa 1, 30, 42, 50 de la loi du 29 juillet 1881. Sa plainte a été envoyée le 6 novembre 07, le 22 novembre le Procureur de la République confie celle ci à un Juge d’instruction qui saisit la Brigade criminelle le 27 novembre 2007.

Ces tracts, comme la trentaine de tracts écrits et diffusés tout le long du mois d’août 07, relatent les témoignages des sans papiers grévistes de la faim qui remontaient tous les jours les exactions de la répression préfectorale qu’ils enduraient. L’obsession sarkozyste liberticide est de rechercher et trouver la ou les personnes qui ont rédigé et diffusé ces tracts dans un mouvement de sans papiers auto-organisé qui confie des mandats à des dizaines, voire des centaines de militants sans papiers et soutiens pour l’exécution des tâches diverses.

Encore une fois le CSP59 est un mouvement de lutte d’illégaux jamais hors la loi, basé sur la démocratie directe des sans papiers eux-mêmes, lesquels ont exclusivement le droit de vote, de censure et ont, seuls, le pouvoir de valider toute décision de leur mouvement. Ils, elles sont aussi les seul(e)s à avoir le pouvoir de confier des mandats ou missions aux militants et aux soutiens.  Le CSP59 est aussi un mouvement ouvert, sur la base du droit de vote exclusif des sans papiers, dont les assemblées et réunions sont publiques et très souvent en présence de policiers.  

En fait, le CSP59 est un «objet social et politique non identifié» par les institutions républicaines de plus en plus mises à mal par la mal gouvernance sarkozyste. Il apparaît à travers l’acharnement policier et judiciaire actuel, mais aussi à travers les arrestations multiples et les chantages préfectoraux exercés sur les sans papiers que tout est permis et n’importe quoi est permis pour en finir avec la visibilité des sans papiers et soutiens en lutte. Le fait que Mme Alliot Marie, gaulliste reconnue qui aurait été certainement candidate s’il y avait eu une primaire à l’UMP pour la présidentielle, soit amenée à se mouiller dans la fuite en avant répressive est un signe aggravant de capitulation au sein de la droite sur les valeurs et principes du pays berceau des Droits de l’Homme. C’est aussi l’aveu d’échec d’un Préfet qui s’est auto-nommé lorsqu’il était secrétaire général de Sarkozy, Ministre de l’intérieur.

Tout le monde peut constater, qu’au contraire du slogan de campagne de Sarkozy prétendant arracher les électeurs aux griffes de l’extrême droite, objectivement que Sarkozy fait ce que Le Pen veut.

La répression contre le CSP59 est un banc d’essai que la gouvernance Sarkozy va généraliser contre l’ensemble des luttes sociales et démocratiques. Seuls les groupuscules fascistes, tels que le Comité Expulsion Sans frontière ou le Groupe Identitaire, soutiennent publiquement la chasse à l’homme étranger. Le CSP59 n’est pas la Société Générale, le porte-parole et les militants ne sont pas des traders qui nuisent à la société  et à la République !

Toute cette cascade d’arrestations, de prises en otages, de chantages sur les sans papiers et de garde à vue des militants ne font que renforcer la nécessité de la lutte pour la satisfaction des revendications de régularisation des 56 grévistes de la faim, des restants des 553 et des sans papiers en général.

Samedi 23 février 08 à 14h, manifestation régionale du CHR de Lille, métro Oscar Lambret au parvis des Droits de l’Homme, Place de la République.

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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 17:53

Ce mercredi 30 janvier 2008 à 10h48, Roland Diagne, porte parole du CSP59, qui répondait à une convocation de la police a été placé en garde à vue. A 11h, il est conduit, accompagné de huit policiers de la police judiciaire, au local du CSP59 pour une perquisition sur commission rogatoire. D’après les policiers, le juge répondait à une plainte de Madame la Ministre de l’Intérieur pour atteinte à l’intégrité de la police dans les tracts des 13 et 17 août dernier. Les huit policiers se sont ensuite rendus au domicile personnel de Roland Diagne pour les mêmes motifs. Cette interpellation intervient quelques semaines après la mise en garde à vue d’un des membres de la Commission juridique du CSP59, alors interpellé dans le cadre d’une enquête pour « trafic d’influence » n’ayant pas  donnée lieu une mise en examen. Roland Diagne avait dans les mêmes temps été auditionné à deux reprises, la troisième convocation ayant été annulée par les services de police eux-mêmes.

Les personnes présentes ce matin lors de la perquisition au local du CSP59 ont questionné les policiers sur le déploiement d’une telle force (8 agents) pour rechercher deux tracts qui par ailleurs sont systématiquement rendus publics. Les policiers ont répondu que « c’était pour sa protection ». Ainsi, « çà lui éviterait des va et vient pour raisons d’enquête et en même temps cela lui permettrait d’entrer en contact avec son avocat et son médecin s’il en avait besoin » (sic).

Cette mise en garde à vue est une nouvelle attaque contre le mouvement des Sans Papiers après les tentatives infructueuses et vaines de cet été contre les grévistes de la faim.

La liquidation des accords Delarue n’est pas du seul fait du Préfet Canepa mais aussi une volonté politique au plus haut niveau de l’Etat. Ceci explique qu’après la mise en garde à vue de M. Nwatsock à la demande du Préfet du Nord, Monsieur Canepa, on assiste à une nouvelle plainte de Mme Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur pour « atteinte à l’intégrité de la police »(selon les dires des policiers présents à la perquisition de ce matin).

Les Sans Papiers ne sont pas dupes, cette nouvelle judiciarisation est le nouveau cheval de Troie d’une politique répressive qui vise principalement les militants du mouvement démocratique. Les Sans Papiers , en première ligne de cette attaque et leurs nombreux soutiens sauront une fois de plus résister à cette nouvelle offensive policière, vaine et inutile, et ne perdront pas de vue leur objectif principal : la régularisation de tous les Sans Papiers et en premier lieu la régularisation des 56 grévistes de la faim, conformément au respect de la parole donnée en septembre dernier, par Monsieur Canepa lui-même.

Loin de décapiter le mouvement, l’arrestation d’un des porte parole du CSP59 renforce la détermination de tous les Sans Papiers et de leurs soutiens. Le CSP59 en appelle, comme il l’avait déjà fait, à la mise sous surveillance du Préfet du Nord contre les pratiques liberticides auxquelles nous sommes confrontés depuis ces derniers mois.

 

L'association SALAM 59/62 dénonce l'acharnement à l'encontre des responsables du Comité des Sans Papiers 59 (CSP 59). Le placement en garde à vue de Roland Diagne et la perquisition de son domicile et du local de la rue Bernos marquent un tour nouveau dans la criminalisation du mouvement de soutien aux personnes sans-papiers. Les adhérents de l'association SALAM Nord/Pas-de-Calais, dont plusieurs ont eu à subir des tentatives d'intimidation similaires, affirment leur soutien total à Roland Diagne et au CSP 59, et s'associent aux revendications en vue d'obtenir la régularisation des grévistes de la faim pour lesquels le Préfet Canepa avait pris des engagements.

 

FSU : Après la mise en garde à vue d'Armand Nwatschock en décembre, le harcèlement des militants du Comité des Sans Papiers continue: Ce mercredi 30 janvier, suite à une convocation au commissariat de Lille, Roland Diagne, porte parole du CSP 59 a été placé en garde à vue. Le local d'IDM situé au 42 rue Bernos et mis à disposition du CSP 59  ainsi que le domicile de Roland Diagne ont été perquisitionnés. Ceci arrive au moment même où on apprend que le Préfet Canepa ne tient pas ses engagements du mois d'août en refusant de réexaminer les dossiers de 27 grévistes de la faim. La FSU 59-62 s'élève avec force contre cette nouvelle tentative de criminalisation du CSP 59. Elle demande l'arrêt de toute intimidation envers ses militants. Elle demande au Préfet de tenir ses engagements en entamant sans plus attendre le « réexamen bienveillant » des 27 grévistes. La FSU 59-62 appelle à participer aux manifestations organisées par le CSP et dans un premier temps ce mercredi 30 janvier à18h30 devant la Préfecture.

 

JC59 : Un professeur syndiqué CGT mis en garde à vue ! Nous avons appris dans la matinée la mise en garde à vue de Roland Diagne, porte parole du CSP59. Cette décision s'accompagne de perquisitions à son domicile ainsi qu'au local d’IDM mis à disposition du CSP 59. Nous ne tolérons plus l'acharnement policier contre les sans papiers et leurs représentants. Depuis toujours, les sans papiers contribuent à l'enrichissement de la France par leur travail, leur culture, leurs impôts, tout en prouvant quotidiennement leur attachement à notre pays pendant que les services de l'état ne répondent à cette aspiration légitime à une vie digne que par la traque et les reconduites à la Frontière.

Depuis la grève de la faim de cette été, et malgré les quelques régularisations, les arrestations ciblées se sont multipliés. Ainsi nous avons vu Saïd Yamani, membre du Mouvement des Jeunes Communistes de France et responsable du groupe MJCF de Roubaix se faire arrêter par la police Française, tout comme Mohamed Bangoura, membre du Parti Communiste Français de longue date. Aujourd'hui, c'est Roland Diagne qui est victime de son engagement. L'aspiration des sans papiers à la dignité ne peut être maté par des arrestations. Les politiques de terreurs et d'harcèlements contre les sans papiers, notamment les plus engagés menée par Sarkozy, Hortefeux et ses relais de terrains comme le préfet du Nord Daniel Canepa doivent cesser immédiatement. Nous ne voulons pas d'une France qui chiffre des objectifs d'expulsions en utilisant des méthodes digne d'un autre temps pour atteindre ses quotas. Nous voulons une France riche de sa diversité qui fait honneur à son image de terre des droits de l'homme. Nous réclamons la fin des poursuites policières et judiciaires contre les sans papiers et leurs représentants ainsi que la régularisation massive de tous les sans papiers.

 

L’UL-CGT du douaisis apporte tout son soutien aux camarades du Comité des Sans Papiers. Une nouvelle fois, Sarkozy et son valet Canepa, un de ses amis, démontrent non seulement qui veulent imposer un climat délétère et menaçant contre des militants qui agissent contre l'inacceptable. La politique de l'émigration choisie est en fait un coup d'accélérateur contre les migrants dans notre Pays. «Mettre en cause l'activité militante, traiter des militants comme des délinquants les traîner devant les tribunaux, c'est mettre en cause la démocratie». Il est temps de contrecarrer ces actes scandaleux.

 

RESF Lille affirme à nouveau sa solidarité avec le CSP59. L'acharnement des «autorités» contre le CSP59, et plus particulièrement contre ses porte-paroles Armand, Roland, nous renforce. Les «autorités» pensent pouvoir écraser le CSP59. Elles se trompent. RESF Lille réaffirme sa solidarité avec le CSP59. Les attaques qu'il affronte actuellement, nous les considérons comme des attaques contre chacun d'entre nous. Notre lutte pour les enfants scolarisés sans papier rejoint bien évidemment la lutte des sans-papiers. Sans-papiers avec ou sans enfants scolarisés, RESF Lille proteste et est solidaire.


Le MRAP 59-62 dénonce avec la plus grande force cet énième épisode de la stratégie de harcèlement et d’intimidation orchestrée par le Préfet CANEPA envers les militants du CSP 59 et leurs soutiens. Ces pratiques en deviendraient presque risibles si elles n’étaient avant tout scandaleuses, indignes d’un état démocratique, terribles pour les individus, et leurs proches, qui les subissent ! Elles sont l’aboutissement d’une double logique, qui tourne à l’obsession, voulue au plus haut de l’Etat : faire du «chiffre» en terme d’expulsions, qu’elles qu’en soient les conséquences pour les hommes, les femmes et les enfants concernés, et criminaliser tout mouvement de résistance. Le MRAP Nord Pas de Calais réaffirme son soutien au CSP 59 et à son porte parole, demande au Préfet CANEPA de tenir ses engagements en entamant sans plus attendre le «réexamen bienveillant» des 27 grévistes, s’associe à la revendication de régularisation des sans papiers et notamment des grévistes de la faim, participera avec la même détermination aux actions organisées par le CSP 59, notamment les rassemblements devant la Préfecture chaque mercredi à 18h30.

 

SDEN-CGT 59 : Roland Diagne porte parole du CSP59, convoqué par la PJ, est mis en garde à vue mercredi 30 janvier à 11 h 00. Dans la foulée il est emmené par 8 policiers au local du CSP 59 pour perquisition. Une autre perquisition s'ensuit au domicile de Roland. Il n’est libéré qu’à 19 h 00. La police agit sous commission rogatoire d'un juge après le dépôt de plainte du Ministre de l'intérieur contre X à propos d'un tract du 17 août 2007 (!) qui aurait «porté atteinte à la l'honneur de la police».

Lundi 4 février, Eva Lumanisha sera entendu à son tour par la police. Tous les prétextes sont bons pour intimider les militants du CSP 59 ; l'objectif du gouvernement est clair, tout faire pour en finir avec le CSP 59 et faire en sorte que les sans papiers retournent dans la clandestinité où ils pourront être exploités sans frein. C'est aussi l'occasion, avant un scrutin test, de donner des gages à l'électorat frontiste ! Le Sden Cgt 59 entend protester de la manière la plus vive contre ces pratiques anti-démocratiques d’un autre âge et contre ces tentatives de criminalisation des actes militants. Ces attaques contre le mouvement des sans-papiers s’inscrivent dans un contexte de remise en cause tous azimuts des acquis sociaux et des protections les plus élémentaires des travailleurs. L’objectif du gouvernement est clair, outre les enjeux électoraux et les gages de radicalité qu’il faut donner à l’électorat frontiste, il s’agit de tirer les conditions de travail de l’ensemble du monde du travail vers davantage de précarité, en commençant par les plus fragiles, à savoir les travailleurs sans papiers. C’est là tout l’enjeu pour permettre au patronat d’avoir les mains libres face aux salariés ! On ne peut que s’étonner qu’un pays qui se permet de donner des leçons de démocratie aux autres, surtout s’ils sont situés dans le tiers monde, ne soit pas irréprochable sur ce critère au moins !

Nous reprenons avec force le slogan du CSP : «avec ou sans papiers, tous des travailleurs!» Nous exigeons la fin des brimades contre le CSP 59, contre ses portes paroles et ses militants. Nous exigeons la régularisation sans condition de tous les sans papiers.


UD-CGT 59 : Le mercredi 30 janvier 2008, Roland DIAGNE, porte parole du CSP 59, a été placé en garde à vue puis libéré dans la soirée. Son domicile ainsi que le local de l’IDM, mis à disposition du CSP, ont été perquisitionnés. L’Union départementale Cgt du Nord dénonce vivement cette nouvelle tentative de criminalisation des militants du CSP 59 qui coïncide justement avec le refus du Préfet CANEPA de réexaminer les dossiers des 27 grévistes de la faim. La Cgt réaffirme son exigence de régularisation de tous les sans papiers et demande, dans ce cadre, au Préfet CANEPA d’entamer, sans plus attendre, le «réexamen bienveillant» des 27 dossiers de grévistes. La Cgt demande l’arrêt des poursuites policières et judiciaires contre les sans papiers et leurs représentants.

 

Les Verts 59-62 s’associent pleinement, aux côtés des associations réunies autour de RESF et du collectif Uni-e-s contre l’Immigration jetable, à la lutte contre « la directive de la honte ». Cette directive, qui a pour but d’établir des procédures communes en matière de retour des étrangers en situation non régulière, ne contribuera pas à la protection des personnes mais plutôt à l’amélioration et l’efficacité de la rétention et de l’expulsion, au mépris des droits et de la dignité des migrants. Ce combat sera porté au Parlement Européen par la députée Verte Hélène Flautre, Présidente de la sous-commission des droits de l’homme, et le groupe des Verts au PE. La région Nord-Pas-de-Calais a toujours été historiquement une région d’accueil et de transit. Or nous assistons depuis plusieurs années, et en particulier ces derniers mois, à une succession d’évènements scandaleux qui nous indignent au plus haut point : qu’il s’agisse de la situation des 600 migrants actuellement autour de Calais, laissés à l’abandon depuis la fermeture de Sangatte, et dont la survie n’est assurée que grâce à la mobilisation exemplaire de bénévoles épuisés, ou de la situation des roms dans la métropole lilloise et ailleurs, pourchassés, expulsés, et discriminés dans leur accès à l’emploi, ou encore de la criminalisation du mouvement des Sans-Papiers. Les Verts Nord-Pas-de-Calais, réunis en conseil d’administration le 9 janvier 2008, ont adopté les positions suivantes :Nous en appelons à la responsabilité politique des élus et des institutions, au nom des valeurs humanistes et des libertés fondamentales qui fondent l’Union européenne et la République. Nous demandons : la fermeture des Centres de Rétention Administrative, véritables prisons pour étrangers ; l’ouverture d’un centre d’accueil de jour avec des permanents pour les migrants à Calais, car il n’est plus possible que des bénévoles soient depuis si longtemps en charge de façon continue de ce qui doit relever des pouvoirs publics ; la mise en place d’une véritable politique d’accueil, d’hébergement et d’insertion des familles roms, citoyens européens venues s’installer sur notre territoire en raison des discriminations dont elles sont victimes dans leurs pays d’origine ; la régularisation des Sans-Papiers qui en ont fait la demande et que soit mis fin aux harcèlements policiers et judiciaires à l’égard de ce mouvement. Dans toutes les situations ici décrites, nous appelons les élus à porter plainte contre l’Etat pour non assistance à personnes en danger, et nous voulons rappeler avec force que l’immigration n’est pas un handicap mais une chance pour le pays d’accueil !

 

L’association franco-chilienne CORDILLERA  à Villeneuve d'Ascq  dénonce avec force, l’acharnement à l’encontre des responsables du Comité des Sans Papiers 59. Rappelons-nous d'Armand Nwatsock, membre de la commission juridique, place en garde à vue il y a quelques semaines. Le placement en garde à vue de Roland Diagne et la perquisition de son domicile et du local du CSP59, sont encore des exemples qu'illustrent clairement la politique gouvernementale de criminalisation du mouvement social et des militants soutiens de la lutte des sans-papiers. L’association CORDILLERA affirme leur soutien total à Roland Diagne et au CSP 59, et s'indigne devant cette nouvelle ignominie perpétré par les autorités politiques de ce gouvernement arrogant et autoritaire. Nous nous associons aux revendications pour la régularisation de tous les sans papiers grévistes de la faim et nous demandons au Préfet Canepa de tenir ses engagements.

Vive la lutte des sans papiers ! Liberté pour Roland Diagne, maintenant !

 

La CGT Cegelec Nord & Est s’insurge des pratiques policières et  judiciaires perpétrées à l’encontre du porte-parole du mouvement des sans papiers du Nord organisés au sein du CSP 59. Notre syndicat CGT apporte tout son soutien et toute sa solidarité aux sans-papiers et à Roland Diagne, qui est aussi un militant CGT du  service public d’éducation. Il est incroyable que, dans cette république qui prône les droits de  l’homme et des citoyens, de telles pratiques soient organisées par une justice censée être indépendante du pouvoir. Alors que le gouvernement de l’Etat Français bafoue chaque jour la Constitution et son article 4 du préambule, c’est ceux qui le défendent  qui sont mis : en examen, en garde à vue, en prison, victimes de persécutions et de perquisition à répétition, qu’ils soient syndicalistes ou autres. Sommes-nous encore dans un pays de droit ? Sommes-nous dans une république bananière ? Sommes-nous entrés dans un système préfasciste ou le capital est plus  fort que la Loi et les Droits inaliénables et fondamentaux ? Iront-ils jusqu’à la torture comme en Espagne, en Turquie ou au USA ? De plus en plus de travailleurs se posent des questions sur cette  démocratie bercée de paillettes et de strass, de répressions et d’arbitraire, de racisme et de xénophobie, de passe-droits pour les  plus riches, de restrictions pour les plus pauvres. Le gouvernement français veut gouverner par la division, la CGT entière,  la CGT de Cegelec ne laisseront jamais faire, ou alors il faudra que les hommes de l’Etat et leurs complices, nous enferment ou nous passent sur  le corps. Régularisez-les Sans Papiers, respectez-les !

 

PCF 59 : Ce mercredi 30 janvier au matin, des perquisitions ont été effectuées sur ordre de la préfecture au local du comité des sans papiers 59, dont le porte parole a été placé en garde à vue et le domicile perquisitionné. Après un conflit très dur cet été, la préfecture souffle le chaud et le froid, en alternant les déclarations sur le dialogue et les méthodes dures. Ces perquisitions interviennent dans un climat très tendu pour les personnes sans-papiers, qui vivent du fait de la politique du gouvernement dans une ambiance de peur et de pression de tous les instants. Le ministre Hortefeux continue de commander à ses préfets de faire du chiffre. Les sans-papiers se défenestrent, on sépare des familles, on veut leur faire passer des tests ADN qui rappellent les heures les plus sombres de notre histoire. Face à cette situation, le PCF Nord rappelle son soutien à la revendication de régularisation des sans papiers, aux exigences de liberté de circulation et d’installation, de reconnaissance des droits sociaux fondamentaux, ainsi que son refus des replis identitaires et nationalistes, et de la criminalisation du mouvement militant qui est à l’œuvre.

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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 09:52

 

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RECONNAISSANCE…
Les sans papiers n'oublient pas ceux qui les ont aidés. Quelques-uns ont obtenu le précieux sésame, d'autres espèrent une régularisation. Mais plusieurs d'entre eux, (treize) ont été expulsés. Les sans papiers sont revenus, là où cet été ils ont mené une grève de la faim, devant le centre hospitalier.
Durant plusieurs jours, au mois d'août, ils ont campé là, à la sortie du métro, aux portes du centre hospitalier. Hier, le temps était plus ensoleillé que ce jour d'été où ils ont été emmenés par les forces de police. Les sans papiers n'ont pas choisi le quartier de La Bourgogne par hasard pour faire entendre leurs voix, très touchés par l'accueil que leur avaient réservé certains habitant, lors des événements d'août. Avec les membres du comité CSP59, ils sont venus manifester, hier après midi. Une manif qui prenait donc symboliquement le départ du centre hospitalier où ils ont été soignés durant leur grève de la faim. Symboliques aussi ces silhouettes noires, comme on peut parfois en voir sur les bords des routes. Elles évoquent les treize expulsés, parmi lesquels il y avait quatre grévistes de la faim de Tourcoing. «Je suis soulagé, j'ai appris ma régularisation jeudi. Je suis persuadé que la lutte m'a aidé. Mon dossier a été réexaminé cinq fois ; la dernière a été la bonne», confie Cissé, un Guinéen. «J'ai vraiment été soutenu par les Français» Saïd aussi est un ancien sans papiers. Il a vécu «trois ans de galère». Depuis qu'il a été régularisé, il y a un an, il apporte son soutien indéfectible aux personnes en attente de régularisation. « On nous reproche de vouloir venir en France, mais c'est parce que nous parlons français. Mes grands-parents ont défendu la langue française du temps où l'Algérie était la colonie de la France. Si les Français n'étaient pas venus chez moi, je ne serais pas là ». Madame Clément est revenue quelque mois après, là où elle venait quotidiennement réconforter les grévistes de la faim. «J'habite à proximité, j'ai été sensible à leur situation. Depuis, avec mon mari, on parraine des sans papiers». Pour elle, la France a une capacité d'accueil suffisante, en rappelant que les secteurs du bâtiment ou de la restauration manquent de bras. «D'une certaine façon, ils participent à l'économie, mais souterraine, ce n'est pas acceptable» Jean-François, lui aussi du CSP, estime que ce genre de manifestation permet une meilleure visibilité des sans papiers. «À partir du moment où l'on montre que l'on est là, il y a moins de risque d'être expulsé. Les clandestins qui se cachent sont davantage menacés. Mais si on a connaissance de votre existence, ça devient plus difficile, surtout si des gens vous soutiennent» Tout cela, les manifestants l'ont rappelé en défilant dans les rues du quartier. Ils se retrouvaient ensuite rue de Menin, pour une exposition de photos et la projection du film Dessine moi une carte de séjour. Tout le temps du défilé, les manifestants ont été escortés par un cordon policier très léger.

La Voix du Nord - Edition du dimanche 27 janvier 2008

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