Blog du Comité
des sans papiers 59

Manifestation 
tous les mercredi
Place de la République 
à Lille, 18 heures 30


Régularisation
de tous les Sans Papiers!

42 rue Bernos
59800 Lille-Fives
csp59@wanadoo.fr

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des Sans Papiers"...
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Lille-Fives
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Présentation

Réponse de la CNSP à l'initiative du RESF suite à la tragédie de l'expulsion des travailleurs sans papiers isolés de la bourse du Travail de Paris. La CNSP soutient l'esprit de la réunion proposée et sait que la CSP75 y sera. La CNSP joint pour rappel à cette réponse plusieurs textes qui ont jalonné les 14 mois de présence à la Bourse du Travail de nos camarades de la CSP75 pour dire qu'une des leçons à retenir est qu'on apprenne à s'écouter au sein du mouvement démocratique dans son ensemble. Mais en attendant d'y revenir amplement, la priorité est de sortir par le haut tous ensemble, y compris avec la CGT, pour que la visibilité collective des travailleurs sans papiers isolés de la CSP75 soit préservée. La lutte continue pour la régularisation de tous les sans papiers.  

 

LA CNSP SOUTIENT L’ESPRIT DE LA PROPOSITION DU RESF :

EN SORTIR PAR LE HAUT EN REPARANT COLLECTIVEMENT LA FAUTE COMMISE CONTRE LES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS ISOLES DE LA CSP75

 

En invitant à une réunion urgente réunion ce samedi 27 juin à 10 heures précises à l’EDMP, 8 impasse Crozatier 75012 Paris le Resf déclare : « Nous proposons donc de geler toutes les discussions sur les responsabilités de uns et des autres jusqu’à la résolution de la crise actuelle. Tout autre attitude qui aboutirait inévitablement à de nouveaux déchirements serait irresponsable et risquerait de conduire les ex-occupants de la Bourse à la catastrophe. La boussole, c’est que c'est le gouvernement qui est responsable de cette situation. Elle n'existe que parce qu'il refuse la régularisation. Que les ex-occupants de la Bourse obtiennent des papiers et tous les problèmes disparaissent. C’est ainsi, nous semble-t-il, que la question doit être posée. On demande des papiers au gouvernement. Point barre. Pour le reste, on verra après ».

La CNSP est d’accord avec l’esprit de la démarche et qu’il s’agit donc de sortir par le haut :

- en aidant les 600 travailleurs sans papiers isolés avec enfants à s’installer collectivement dans un lieu qui leur permet de maintenir leur visibilité collective et éviter que la répression étatique Française ne relaye la grave bavure antisyndicale du syndicalisme Français;

- en soutenant les revendications formulées par la CSP75 auprès de la préfecture de Paris pour lesquelles les expulsés de la Bourse du Travail attendent une réponse de l’Etat Français;

- une fois l’unité de notre mouvement rétablie par ces deux actes indispensables :

- revoir la stratégie gouvernementale et patronale sur la régularisation « critère travail » qui divise les sans papiers en « bons » et « mauvais », en « régularisables parce que présenté par un syndicat Français » et « non régularisables » parce que travailleurs sans papiers isolés alors que beaucoup des travailleurs sans papiers isolés de la CSP75 sont syndiqués à la CGT notamment;

- rappelons que le même danger existait lors des circulaires pour les « parents d’enfants scolarisés », le même débat avait éclaté par ci par là et selon les endroits il y avait aussi des oppositions entre Resf et les CSP sur le sort à réserver aux sans papiers sans enfants, mais jamais cela n’a conduit au drame auquel nous venons d’assister;

- faire ensemble le bilan des divisions qui se manifestent dans l’ensemble du mouvement, dans sa partie CSP et partenaires soutiens depuis 2005, et qui ont conduit à la tragédie de l’expulsion raciste et antisyndicale de la bourse du Travail.

La CNSP a déjà pris des initiatives, y compris en direction de militants CGT, pour œuvrer à réparer la faute raciste et antisyndicale commise à la Bourse du Travail de Paris.

La CNSP sait que les camarades de la CSP75 participeront à toute initiative allant dans le sens des priorités définies ci-dessus conformes aux intérêts des travailleurs sans papiers isolés.

La CNSP salue le courage, la détermination des travailleurs sans papiers qui dorment à terre en plein Paris, mais qui gardent la dignité d’hommes et de femmes, de pères et mères de famille qui supporteront toutes les souffrances pour vivre dans la légalité et refuser la clandestinité imposer par l’Etat Français.

La CNSP sait que cette infamie agressive raciste antisyndicale indigne de l’histoire plus que centenaire de la CGT sera réparée par les traditions démocratiques et internationalistes du monde du travail Français.

Fait à Paris le 27/06/09

 

 

[23 juin 2009] EXPULSION DES SANS PAPIERS DE LA CSP75

REFUGIES A LA BOURSE DU TRAVAIL DE PARIS

PAR DES NERVIS EN CAGOULE :

UN GRAVE DERAPAGE DE LA CGT ET DU SYNDICALISME FRANCAIS !

 

Selon les témoignages des sans papiers eux mêmes : « une centaine de nervis du service de sécurité de la CGT portant des cagoules armés de barres de fer, de bâtons, de gaz lacrymogènes ont pénétré vers 11h30 au sein de la Bourse, à un moment où la majorité des sans papiers étaient partis manifester pour leur régularisation, se sont jetés sur les présents, notamment des femmes et des enfants pour les jeter dehors ».

 Cette bavure antisyndicale du syndicalisme français se fait le lendemain de la nomination de Brice HORTEFEUX au Ministère de l’Intérieur, celui là même qui a négocié avec la CGT suite aux grèves des travailleurs sans papiers les régularisations précaires non automatiquement renouvelable sur le critère « travail », critère en dessous de la revendication adoptée au 48éme congrès de la CGT Confédérale : « la régularisation de tous les sans papiers ».

Cette coïncidence est –elle un hasard? Les soupçons « d’accords secrets » entre la CGT et l’Etat Français pour laisser sur le carreau les sans papiers isolés dans le travail dissimulé par les patrons négriers ne sont-ils pas prouvés par cet acte anti-travailleur raciste? Telles sont les interrogations qui viennent à l’esprit.

La CNSP a publié plusieurs déclarations à chaque tension entre les syndicats et les travailleurs sans papiers de la Bourse du Travail de Paris pour apaiser et proposer des solutions allant dans le sens de l’unité des travailleurs et de leurs structures représentatives (syndicats et CSP) contre les pièges patronaux et gouvernementaux.

La CNSP a proposé à plusieurs reprises par écrit ou verbalement lors de contacts avec les syndicats de la Bourse ou la CSP75 des actions unitaires pour la régularisation de nos camarades sans papiers de la Bourse du Travail de Paris.

Mais malheureusement l’irresponsabilité de la division des travailleurs, notamment de la division raciste, l’a emporté au profit de la politique raciste et xénophobe du gouvernement Français.

Quand le mouvement syndical à travers ses dirigeants, y compris au plus haut niveau, succombe au poison de l’opportunisme teinté de surcroît de racisme, cela n’annonce rien de bon pour les travailleurs dans leur ensemble quelque soit leur statut et leurs origines. On appelle ici opportunisme la conciliation avec la politique patronale du gouvernement au point de sacrifier les intérêts de tout ou partie du monde du travail. 

La classe ouvrière est multinationale dans ce pays, elle est multicolore et multi-religieuse. Les dirigeants syndicaux du mouvement ouvrier doivent mesurer que cela concerne près de 30% des travailleurs.

Une telle situation accroît la responsabilité et la nécessité d’une prise en compte encore plus grande du poison raciste pour le combattre et unir les travailleurs dans la lutte pour la satisfaction de leurs légitimes revendications.

Le désastre de l’évacuation manu militari par des nervis du syndicalisme accompagnés de la police du gouvernement Français doit être vite réparer pour rétablire la confiance et l’unité des travailleurs.

C’est pourquoi nous disons que l’impuissance du syndicalisme à lutter pour la satisfaction des revendications des travailleurs, pour que la crise soit payée par les patrons est la cause véritable de cette fuite en avant raciste contre la fraction la plus précaire du monde du travail que sont les sans papiers réfugiés à la Bourse du Travail de Paris.

Faisons tout maintenant ensemble pour réparer cette bavure anti-syndicale et empêcher que l’ensemble des travailleurs ne payent cette faute opportuniste du mouvement syndical Français.

REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS!

Fait à Paris le 23/06/09                 

 

 

[28 février 2009] UNE DELEGATION DE LA CNSP VISITE LES SANS PAPIERS DE LA CSP75

 A LA BOURSE DU TRAVAIL DE PARIS!

 

Samedi 28 février une délégation de la CNSP s’est rendue auprès des sans papiers de la CSP75 à la Bourse du Travail de Paris. Cette visite fait suite à la lettre de la CNSP aux syndicats et à la CA de la bourse du Travail, lesquels en date du 5 février avaient publié un communiqué bien inquiétant et menaçant.

La CNSP proposait que tous les partenaires de la lutte des sans papiers se réunissent pour examiner un plan d’action unitaire en vue de créer un rapport de forces susceptibles d’obtenir les régularisations demandées par les sans papiers qui ont trouvé refuge à la Bourse.

Sans réponse la CNSP voulait par cette visite s’enquérir de l’analyse de la CSP75 de la situation et leur faire des suggestions unitaires en vue de sortir de ce face à face avec les directions syndicales pour des actions communes en direction du SEUL adversaire de TOUS  qu’est l’Etat, le gouvernement Sarkozy/Fillon/Hortefeux/Besson.

La délégation de la CNSP a écouté avec satisfaction les sans papiers et leurs délégués et avec la CNSP, nous tenons à réaffirmer que leur présence à la Bourse du Travail résulte :

- de la politique de la chasse raciste de l’Etat à l’humain étranger qui les a forcé à trouver refuge dans la Maison des travailleurs;

- du rejet discriminatoire de l’Etat de recevoir les collectifs de sans papiers pour réexaminer leurs dossiers;

de la position ségrégationniste du gouvernement qui n’accepte le réexamen que des dossiers syndicaux et patronaux;

- du sentiment que les grèves des travailleurs sans papiers sont ainsi instrumentalisés par le pouvoir Sarkozyste pour trier les « bons » et les « mauvais » sans papiers;

- du besoin de revenir TOUS ENSEMBLE  à la revendication de la REGULARISATION DES SANS PAPIERS.

La visibilité collective des sans papiers et l’unité avec les sans papiers en lutte sont une nécessité indispensable. Ne jamais accepter de sombrer dans la clandestinité, de redevenir des dossiers en Préfecture, des individus obligés de se cacher, des travailleurs clandestins qui tirent l’ensemble du monde du travail vers le bas et parfois des faits divers de délinquance dans les médias, telle est la devise des sans papiers et des CSP qui luttent. 

La CNSP réitère sa proposition du 15 février 09, les directions syndicales et la CA de la Bourse du travail doivent accepter de sortir de la posture qui consiste à rester bloqué sur la position : « vous sortez de la bourse du travail et nous travaillons avec vous ». Si les sans papiers sont venus à la Bourse du travail, c’est pour trouver refuge et dans l’espoir qu’ensemble, sans papiers, syndicats, organisations démocratiques et partis politiques, serons à même de créer le rapport de force suffisant pour amener le gouvernement à régulariser.

Ainsi entre juillet 2008 à février 2009, 750 dossiers ont été déposés en Préfecture de Paris par la CSP75 et 110 ont été examinés sur lesquels 90 ont été régularisés. Il est clair que c’est la visibilité des sans papiers qui a permis d’obtenir ces résultats.

Rappelons que la grève des sans papiers organisée par la CGT sur la même période a donné 1000 régularisations. C’est dire que plus que jamais l’unité de toutes nos forces est nécessaires pour avancer fortement vers l’objectif adopté au 48éme congrès de la régularisation de tous les sans papiers.

La crise financière et économique actuelle exige la construction du TOUS ENSEMBLE pour gagner sur les revendications des travailleurs que la crise soit payée par les fauteurs de crise que sont les patrons actionnaires du CAC40 qui annoncent des milliards de profits. Les sans papiers ne peuvent être exclus du TOUS ENSEMBLE.

C’est cela que la CNSP espère et attend du mouvement syndicale Français, c’est comme cela que nos anciens, Français, immigrés, travailleurs avec ou sans papiers, ont pu réaliser par les luttes les conquêtes sociales et démocratiques de 1936, 1945, 1968.

Fait à Paris le 28 février 09

 

 

[15 février 2009] Sur la présence des sans papiers de la CSP75 à la Bourse du Travail de Paris : Lettre de la CNSP aux syndicats CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, UNSA, Solidaires et à la COMMISSION ADMINISTRATIVE DE LA BOURSE DU TRAVAIL!

 

La CNSP a lu avec beaucoup d’inquiétude votre communiqué, en date du 5 février 09.

La CNSP ainsi que tous les travailleurs sans papiers, et nous en sommes certains la CSP75, sont conscients des problèmes objectifs de fonctionnement que cause le fait que des travailleurs sans papiers se soient réfugiés dans la Maison des Travailleurs qu’est la Bourse du Travail.

Ce qui inquiète dans ce communiqué :

- c’est cette opposition qui apparaît entre « salariés sans papiers » défendus par les syndicats et les sans papiers qui sont à la Bourse du Travail;

- c’est la présentation de cette présence de sans papiers comme ayant pour but délibéré d’empêcher l’activité syndicale;

- c’est d’opposer « les salariés de l’entreprise de câblage » et les sans papiers en les désignant comme responsables de leur « mise au chômage »;

- c’est de faire croire comme vous l’écrivez que leur présence à la Bourse du travail résulte du fait que « patronat et gouvernement sont totalement épargnés par cette action, alors que ces salariés précarisés sans papiers sont « utilisés » par les employeurs pour tirer tous les acquis sociaux vers le bas, casser le code du travail et les conventions collectives »;

- c’est donc tomber dans le piège tendu par Sarkozy/Fillon de l’exclusion des Collectifs de sans papiers, voire des associations comme interlocuteurs des Préfectures et même la division des syndicats sur le dossier de cette catégorie de travailleurs victimes de patrons négriers et fraudeurs du travail clandestin.

Votre communiqué du 5 février 09 est dangereux pour les sans papiers et pour l’ensemble des travailleurs avec ou sans papiers de ce pays, pour l’ensemble des Français et des immigrés de ce pays parce qu’il ignore totalement le fait que si des sans papiers ont été contraints de chercher asile dans la Maison des Travailleurs, la bourse du Travail, c’est forcément :

- un acte de désespoir de sans papiers qui cherchent par tous les moyens à vivre dans la légalité;

- une demande de solidarité aux autres catégories de travailleurs;

- la conséquence de la chasse à l’homme et aux travailleurs étrangers du pouvoir Sarkoziste;

- le résultat de la faiblesse collective de l’ensemble du mouvement syndical, du mouvement social que les syndicats sont chargés d’organiser, y compris les sans papiers;

- la non transparence et la non lisibilité de l’action syndicale actuelle pour la régularisation des salariés sans papiers, lesquels dépendent en partie des patrons, en partie de la « chance » d’être à plusieurs dans une boîte à lutter, de - l’arbitraire des préfectures du gouvernement, lesquels les assignent parfois à résidence par l’emploi, ce qui est totalement illégal, ségrégationniste et contraire au Code du travail, etc.

Votre communiqué du 5 février 09 est incompréhensible, car il n’offre d’autre perspective que l’affrontement de l’ultimatum que les travailleurs sans papiers rentrent à la maison et cela après la formidable grève générale du 29 janvier 09 qui permet d’envisager un TOUS ENSEMBLE POUR QUE LES PATRONS PAYENT LEUR CRISE.

Votre communiqué fait planer le CAUCHEMAR que les Syndicats Français se TROMPENT DE CIBLE TOUT COMME LES GREVISTES ANGLAIS QUI FONT GREVENT CONTRE L’EMBAUCJE DE SALARIES ETRANGERS.

La CNSP réitère sa proposition : Réunir tous les syndicats de la Bourse du Travail, la CSP75, toutes les associations partenaires de la lutte des sans papiers et la CNSP pour examiner un plan d’action commune pour créer le rapport de forces nécessaires à la régularisation des sans papiers de la bourse du Travail. 

C’est possible, il faut de la volonté et de l’engagement avant que vous ne soyez amenés à poser un acte grave et irresponsable que nous payerons tous tôt ou tard. Nous restons confiants dans le sens des responsabilités du syndicalisme Français.

Fait à Paris le 15 février 09             

 

 

[17 septembre 2008] LES SALES DESSOUS DE CARTES DE LA LOI SARKOZY SUR L’IMMIGRATION : L’apartheid en matière d’embauche et de contrat de travail !

 

Lettre Ouverte aux syndicats : CGT, CFDT, FO, FSU, SUD, UNSA, CGC, CFTC, CNT, des Avocats, de la Magistrature, etc.

« Afin de me permettre de poursuivre l’instruction de votre dossier de demande de titre de séjour, je vous serai obligé de bien vouloir me transmettre par retour de courrier : Le contrat de travail (en 3 exemplaires) que je vous envoie par courrier afin de l’établir par une entreprise qui se trouve dans le Nord uniquement, ainsi que l’engagement du versement de la redevance auprès de l’Anaem. Je prends soin de vous préciser que la durée de ce contrat, pour être validé par la Direction Départementale du Travail et de l’Emploi, ne peut être inférieur à 1 an ». Voilà ce qu’écrit maintenant la Préfecture du Nord à des sans papiers régularisés avec un récépissé les autorisant à travailler en attendant la fabrication de leur carte d’un an.

Ainsi l’Etat annonce que M ou Mme X est régularisé, lui remet un récépissé autorisé à travailler en attendant l’établissement de la carte d’un an, puis 3 ou 6 mois après, au moment du renouvellement du récépissé, la personne reçoit ce courrier discriminatoire qui l’assigne à résidence dans le Nord sur le critère de l’emploi et lui impose un CDD d’un an conditions du renouvellement.

Sarkozy/Hortefeux ont été obligés par les grèves et occupations des sans papiers CGT des entreprises de la restauration  à concéder la dite « régularisation sur le critère travail ». Ce courrier prouve que tout de suite le gouvernement dévoie  celle-ci en enchaînant le travailleur sans papiers à « son » patron en piétinant le Code du Travail.

La République française, version Sarko/Hortefeux, organise un nouveau statut administratif légal du travailleur sans papiers décidé « uniquement » par le patron d’une entreprise de la Préfecture considérée et par un CDD d’un an.

Tels sont les nouveaux principes et valeurs de la Démocratie Libérale française. Sarko/Hortefeux n’ont en fait rien inventé, ils ne font que dépoussiérer les recettes de l’apartheid qui a régné en Afrique du Sud.

Remplacer « l’immigration familiale » par «l’immigration de travail », tel est le contenu ségrégationniste de « l’immigration choisie ». L’intention cachée est d’en finir avec la carte de séjour vie privée et familiale, donc avec la carte de résident de 10 ans en lui substituant des titres de séjour précaires allant de 3 mois, 6 mois, 1 an, 3 ans non automatiquement renouvelables. 

Cette grave atteinte raciste au droit au regroupement familial prolonge la mise en place hypocrite et dangereuse d’un « Ministère de l’identité nationale» communautariste et donc raciste, qui désigne sans le dire les noirs, les africains, les maghrébins, les musulmans comme « la menace et l’ennemi intérieur » à la France (sic !). En réalité Sarko/Hortefeux sont un vrai danger pour le vivre ensemble dans l’égalité des droits.

Cette dérive racialiste se traduit aussi par l’imposition par le pouvoir d’une « période d’essai » de 4 ans environ pour obtenir la nationalité française par mariage et de plus de 2 ans pour obtenir un titre de séjour de résident. Elle est aussi à l’origine de la fin annoncée et pratiquée du Droit d’asile en France, et dans l’UE.

C’est ainsi qu’il devient possible dans la France d’aujourd’hui par exemple qu’un étranger résident retraité qui a obtenu le regroupement familial, mais qui malheureusement décède pendant que son épouse et ses enfants attendaient l’établissement de leurs titres de séjour de 10 ans; Madame et ses enfants se voient ensuite opposés par la Préfecture un refus de séjour, un mois et demi après le décès du papa retraité, pour, tenez vous bien, « absence de vie commune ». Ce genre de situations ubuesques et scandaleuses se multiplient et deviennent la marque déposée de l’ère raciste Sarko/Hortefeux. L’offensive du racisme d’Etat est tout azimut, il faut faire face.

La CSNP appelle tous les partenaires syndicaux, associatifs, les forces politiques de progrès et les citoyens en France:

à dénoncer l’actuelle transformation raciste de la République française;

à exiger l’abrogation de toutes les dispositions et pratiques d’Etat qui discriminent les travailleurs sans papiers régularisés sur la base du « critère travail « , notamment la dépendance du sort administratif de l’étranger aux intérêts du patronat;

à demander le respect du Droit d’asile ratifier par la France, le respect du statut vie privée et familiale et du droit à la carte de résident de 10 ans;

La CNSP appelle l’opinion publique, les citoyens et les gouvernements des pays d’émigration :

à exiger le respect des droits et de la dignité des étrangers, notamment de leurs compatriotes expatriés  en France.

La CNSP se souvient et rend encore une fois un hommage solennel aux militants décédés qui ont été des symboles du combat qui continue pour la régularisation de tous les sans papiers : Romain BINAZON, Professeur Léon SCHWARTZENBERG, l’Amiral SANGHINETTI, Jean Marc LAVIGNE, le chanteur populaire Denis CACHEUX, etc.

Fait à Paris le 17 septembre 08

 

 

[20 Janvier 2009] Aux Camarades du Bureau confédéral CGT,
A la Camarade Francine Blanche,


La CNSP a reçu cette invitation qui ne lui initialement destinée. La CNSP et les CSP59 sont victimes d'un ostracisme discriminatoire de l'Etat Français, lequel a donné consigne aux Préfectures d'exclure les CSP comme interlocuteurs auto-defenseurs des sans papiers. Comme l'ensemble des partenaires syndicaux et associatifs le savent, la CNSP et les CSP vivent et luttent, malgré la répression dure que les sans papiers subissent, depuis 1996 jusque de nos jours.
La CNSP a demandé par lettre ouverte aux partenaires syndicaux que le réexamen sur la base du critère travail obtenu par la formidable mobilisation des sans papiers dans des secteurs comme la restauration notamment et l'assumation de leur responsabilité d'organisation syndicale de tous les travailleurs avec ou sans papiers notamment la CGT, que donc ce réexamen ne soit laissé à l'initiative des patrons, soit ouvert à tous (les syndicats, les associations et les CSP), que les témoignages de salariés réguliers, les promesses d'embauche, etc soient pris en compte et que la régularisation critère travail soit automatiquement renouvelable indépendamment du fait que l'embauche continue d'exister ou pas, etc.
La CNSP est étonnée que l'ensemble des associations soient conviées par la CGT à une réunion pour faire le point à l'exclusion de la CNSP et des CSP, notamment Parisiens et d'Ile de France.
Espérant que ce n'est qu'un oubli malencontreux, la CNSP demande au bureau confédéral d'inviter la CNSP et les CSP Parisiens et d'ïle de France.
Ci-joint la lettre d'invitation de la CGT et la liste des invités.
Fait le 20/01/09  

Jeudi 2 juillet 2009

Le 23 juin 2009 le camarade et ami des sans-papiers nous a quitté brutalement laissant une tristesse énorme dans le cœur de tous les sans-papiers. Son parcours et son activité militante se confond avec les luttes de l’immigration de ces quatre dernières décennies. Il n’est pas possible de résumer une vie militante aussi intense et aussi constante. Rappelons seulement quelques unes des étapes dont la CNSP se sent héritière :

Participation à la fondation des Comités Palestine puis du Mouvement des Travailleurs Arabes et du Comité de Défense de la vie et des droits des travailleurs immigrés,

Grève de la faim avec son épouse en février 1972 pour s’opposer à la mesure d’expulsion les concernant, Cette grève est une des premières organisées par des immigrés depuis la guerre d’Algérie,

Participation active dans l’organisation et le soutien aux grèves de la faim des années 1972-1973 alors qu’il est titulaire pendant de nombreux mois d’un titre de séjour provisoire,

Participation en 1973 à l’appel à la grève générale des travailleurs immigrés de la région parisienne contre les agressions et crimes racistes du midi de la France,

Participation active au comité de soutien au mouvement de grève des foyers Sonacotra,

Il est un des fondateurs des journaux de l’immigration : Sans Frontière (1979-1986) puis Baraka,

Pionnier du combat pour les radios libres : Radio Soleil créée en 1981,

Il est un des fondateurs de l’association Générique en 1987 qui œuvre pour le recueil et la sauvegarde des archives de l’immigration et de ses luttes,

Responsable de la Commission immigrée de la LDH,

Animateur inlassable de la campagne « Votation citoyenne » pour le droit de vote aux résidents étrangers,

Enfin présence régulière auprès des sans papiers en lutte depuis 1996 etc.

Pour nous sans-papiers nous perdons un militant de tous nos combats. Nous gardons encore en mémoire son indignation lors de l’évacuation par la police de l’église Saint Bernard le 23 août 1996. Le seul hommage que nous pouvons lui rendre en ce moment de tristesse est de continuer son combat.

A sa famille, la CNSP présente ses condoléances les plus attristées.

Jeudi 2 juillet 2009
Quelques photos de Patrice...





Jeudi 2 juillet 2009

Neuf-Mesnil, Quiévrechain, Valenciennes, Wavrechain, Escaudain, Aniche, Douai, Grenay, Bully Montignies, Méricourt, Harnes, Carvin, Seclin, Ronchin, Lille.

Telles sont les étapes de la marche thématique : la solidarité c’est l’intégration, l’intégration c’est les papiers.

A chaque étape un accueil chaleureux, solidaire et une gratitude exprimée à l’endroit des sans papiers par les sinistrés, des Elus et des citoyens.

Voilà la lettre émouvante et édifiante que les sinistrés de Neuf-Mesnil ont envoyé au CSP59 : « Tout d’abord un grand merci a vous les sans papiers de la part des sinistrés de Neuf-Mesnil de nous avoir prêter attention et de votre déplacement ainsi que de ce geste fait de votre part. Petite rencontre un peu courte mais l’occasion de voir qu’il y a encore des personnes qui pensent à nous dans nos mobil home. Voilà nous tenions à vous remercier et à vous souhaiter beaucoup de courage et de morale dans vos démarches et vos épreuves. Nous ne pouvons pas nous rencontrer sur Lille. Mais nous aurons une grande pensée pour vous ce samedi cordialement. Philippe et Sabine et les enfants. Et encore tenez bon les gars ».

« Avoir prêté attention », «  votre déplacement ainsi que de ce geste », «  voir qu’il y a encore des personnes qui pensent à nous dans nos mobil home ». Ces mots des sinistrés de la tornade rappellent à chacun de nous la terrible déshumanisation qu’est l’individualisme égoïste qui lamine nos sociétés ainsi de plus en plus bestialisée par l’indifférence insensible devant les souffrances humaines.

Le « geste » des sans papiers - la remise de 1000 euros au CCAS pour les sinistrés suite à repas fraternel de solidarité - dont parlent les sinistrés dans leur lettre au CSP59 résulte du combat pour le droit à l’existence légale de ceux dont la lutte nécessite par sa nature même, plus que d’autres, de la solidarité des citoyens de ce pays.

L’expérience concrète est ici une formidable école de la solidarité comme valeur indispensable de la vie en société.

Cette valeur humaine par essence prend aujourd’hui encore plus d’importance en raison du culte de « l’individu gagneur » qui a travesti notre société en vertu de la domination sans partage de l’idéologie libérale qui a régné jusqu ‘ici et à cause de la crise du système qui entraîne la recherche de bouc-émissaire tout désigné que sont les sans papiers, les immigré(e)s, la religion musulmane, bouddhiste, etc.

La création de cette infamie raciste hypocrite qu’est le « Ministère de l’identité nationale », l’ADN, l’enfermement de mineurs et l’allongement possible du délai à 18 mois de rétention dans les CRA, l’expulsion en partie de la Cimade des CRA, l’ignorance délibérée des CSP, des associations et des syndicats comme interlocuteurs des Préfectures ou de l’Etat, la pratique du ‘dialogue social’ ramenée à la formule pas de contre pouvoir, mais soumission totale à l’Etat, la politique des chiffres et quotas ethniques d’expulsions, la traque et la chasse aux sans papiers, la criminalisation de la solidarité sont des illustrations éloquentes des dérives liberticides qui menacent les fondements de la République démocratique et sont les pendants de la déshumanisation porteuse du déclin.

Les 25 marcheurs ont porté le message de la solidarité, de l’humanité et de la fraternité à chaque étape et ont reçu en retour des engagements des Maires et Elus Municipaux : lettre et Motion de soutien à la revendication de régularisation des marcheurs en direction du Préfet du Nord.

Joignant la parole à l’acte, des élus de Grenay avec son écharpe tricolore, le Maire, de Wavrechain et d’Escaudain étaient présents à Place de la République/Parvis des Droits de l’homme pour saluer et dire merci encore une fois aux marcheurs sans papiers pour la « formidable leçon de civisme, de solidarité, de fraternité que vous marcheurs sans papiers donnez à nous tous par votre traversée du département ».

Le Préfet nous invitait à déposer auprès des « fonctionnaires du service départemental d’information générale » nos « motions ». Ce que nous avons fait en remettant en Préfecture 10311 signatures de pétition demandant la régularisation.

Le Préfet a répondu à notre demande d’audience que « les locaux de la préfecture étant fermés à cette date, il n’est pas possible de réserver une suite favorable à votre demande ». C’est pourquoi donc nous allons demander au Préfet de nous recevoir dans la semaine un jour ouvrable et notre délégation sera accompagnée d’élus de la République.

Les marcheurs et leur CSP59 adressent un vibrant remerciement à l’ensemble des Mairies, des Maires et Elus Municipaux, des associations, des syndicats et des citoyens  qui ont reçu la marche des sans papiers.

 

Article de Nord Eclair :

Après plus de dix jours sur la route, les marcheurs sans-papiers arrivent à Lille

Publié le dimanche 21 juin 2009 à 06h00 - Nord Eclair

http://www.nordeclair.fr/Locales/Lille/2009/06/21/apres-plus-de-dix-jours-sur-la-route-les.shtml

 

Les sans-papiers étaient ravis du bon accueil reçu dans les différentes villes traversées : Ronchin, Grenay... À l'exception de Lens.

Hier après-midi, vingt-trois marcheurs sans-papiers sont arrivés à la mairie de Lille, où ils ont été accueillis par l'adjointe aux droits de l'Homme.

But : obtenir des papiers contre leur solidarité avec les sinistrés de la tornade d'août 2008.
Étonnant contraste, hier à l'Hôtel de ville. D'un côté, le décor policé de la mairie. De l'autre, une cohorte de sans-papiers chantant dans les escaliers. Ce qu'ils demandent ? La régularisation. Mot d'ordre ? « La solidarité, c'est l'intégration. L'intégration, c'est les papiers ! ».

En octobre dernier, le CSP59 (Comité des sans-papiers du Nord) récolte mille euros en organisant un repas de solidarité pour les sinistrés de la tornade d'août. « Nous sommes des nordistes, on vit ici, alors pas question de rester les bras croisés », explique Biaby Mohammed Lamine, porte-parole. Le 7 juin, les marcheurs remettent l'argent à la commune de Neuf Mesnil et marchent vers Lille. « Nous sommes à vos côtés », a souligné Dalila Dendouga, adjointe aux droits de l'Homme. Mais la préfecture, première concernée par l'avenir des sans-papiers, n'était pas représentée.

 

Article de La Voix du Nord :

Les sans-papiers de retour d'une grande marche dans le Nord, hier à Lille

dimanche 21.06.2009, 04:50 - La Voix du Nord

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Metropole_Lilloise/actualite/Secteur_Metropole_Lilloise/2009/06/21/article_les-sans-papiers-de-retour-d-une-grande.shtml

 

Vingt-cinq marcheurs, algériens, thaïlandais et guinéens majoritairement, militaient aussi pour obtenir des papiers.

La « Marche des sans-papiers » s'est achevée hier place de la République à Lille. Partis le 7 juin de Maubeuge, ils ont rencontré les sinistrés de tous bords : victimes de la tempête, futurs licenciés, etc... Pour leur rappeler la notion de solidarité.

Quand les sans-papiers marchent, les sympathisants signent. La preuve, hier à Lille, avec Roland Diagne, porte-parole du CSP 59, qui annonce dix mille trois cent onze signatures obtenues à la dernière Marche des sans-papiers, débutée le 7 juin à Maubeuge. 

Vingt-trois militants et deux soutiens ont traversé la moitié du département par étapes quotidiennes de quinze à trente kilomètres, partant à la rencontre des laissés pour compte de tous bords. Comme les victimes de la tempête à Neuf-Mesnil pour lesquels ils ont recueilli un millier d'euros remis au CCAS local. Ou encore les salariés en sursis de Bénédicta ou de Michelin, autour de Seclin. Et beaucoup d'autres à Valenciennes, Lens, etc.

Ils sont finalement arrivés hier à Lille, passant par le centre de rétention de Lesquin, les mairies de Ronchin et de Lille (une délégation a à chaque fois été reçue), accompagnés même par des élus et associations. « Dans une société de plus en plus déliquescente et individualiste, cette marche est porteuse d'avenir, leur a expliqué Roland Diagne. Vous avez donné une leçon de solidarité à la population.» « On a vécu plein de choses au fur et à mesure des rencontres, confiait Mohammed-Reda, l'un des marcheurs, les maires et élus nous ont considérés comme des êtres humains. Mais la préfecture nous voit juste comme des dossiers.» Référence aux portes closes qui ont accueilli les marcheurs, place de la République. Mais le CSP entend y obtenir une audience «  un jour ouvrable  ».

Mercredi 24 juin 2009

Les 25 marcheurs ont été bloqués devant la Mairie de Lens par la police, blocage qui a été levé suite à l’intervention de 2 élus de cette Mairie.

Les marcheurs se rendaient à Grenay où ils ont été reçus par le Maire PCF qui est allé à leur rencontre dès qu’il a appris le blocage policier.

Le Maire, M. Champerey, a marché avec les sans papiers jusque  sa ville. Ayant été sollicité au dernier moment suite au désistement de la Mairie de Lens, l’on ne peut que se féliciter de la très grande sensibilité politique du Maire de Grenay à la cause des travailleurs sans papiers qui refusent la clandestinité que leur impose l’Etat.

Le Maire PCF de Méricourt est aussi sollicité à la dernière minute devant un autre désistement. Non seulement M. Bernard Baude reçoit les marcheurs, les héberge en leur fournissant le repas, mais il invite les sans papiers à intervenir à la fin de la séance du Conseil Municipal ce soir et à animer un débat demain dans sa ville. Ce que le CSP59 va s’honorer à faire en signe de grande gratitude, car l’adhésion sans faille à une cause est compatible avec les remerciements, signe de correction.

Auparavant les marcheurs avaient été reçus à Neuf-Mesnil, 1305 habitants où la tempête a touché 130 familles dont 20 de catégorie 4 et qui vivent encore dans les mobiles homes pour lesquels 1000 euros ont été remis au CCAS par les marcheurs, à Quiévrechain, Escaudain, Valenciennes, Aniche, Sin le Noble, Douai.

La marche sera ce jeudi 18 juin vers 17h à Carvin.

Elle prendra le chemin de Seclin le vendredi 19 juin dès 8h du matin pour se rendre à l’entreprise Bénédicta, puis Michelin pour marquer la solidarité des sans papiers solidaires des sinistrés de Neuf Mesnil aux travailleurs en grève de ces deux entreprises où des licenciements sont annoncés.

Les marcheurs iront devant la Maire de Seclin, puis à l’UL CGT pour un petit déjeuner avant de se rendre à Ronchin où ils sont accueillis par la Mairie qui met à leur disposition la salle de sport et le repas.

La solidarité des sans papiers aux sinistrés est non seulement reconnue par les Mairies, mais celle ci renvoient l’ascenseur de la solidarité aux marcheurs sans papiers, ce qui est un début de reconnaissance par la République que : La solidarité, c’est l’intégration, l’intégration, c’est les papiers.

Programme du samedi 20 juin, jour d’arrivée de la marche à Lille :

- 14h : Départ de la marche du centre de Rétention de Lesquin, rendez vous est donné à tous à 13h30 à la Mairie de Ronchin pour un co-voiturage à Lesquin ;

- 16h 30 : Le CSP59 demande un accueil à la Mairie de Lille ;

- 17h : Manifestation dans Lille avec les sans papiers.

- Le CSP59 et ses partenaires LDH, Mrap, Cimade ont adressé une lettre de demande d’audience au Préfet de Région, M. Jean-Michel BERARD et attendent une réponse.

- Plusieurs Maires ou leurs représentants seront parmi nous à l’étape de la Mairie de Lille vers 16h30 ou pour ceux ou celles qui le peuvent dès 14h au départ du Centre de Rétention de Lesquin. Utilisez tous les moyens pour informer et soyons nombreux à la marche de Lesquin à Lille..

Le CSP59 remercie toutes les Mairies, tous les syndicats, notamment la FSU, la CGT Métallurgie, les associations, les militants et les citoyens qui ont permis que cette marche de solidarité se mette en marche jusqu’ici. Certains ont suppléé avec brio au déficit de d’autres, malgré les sollicitations de dernière minute auxquelles le CSP59 a été contraint.

Jeudi 18 juin 2009

Les 25 ont été bloqués devant la Mairie de Lens par la police, blocage qui a été levé suite à l’intervention de 2 élus de cette Mairie.

Les marcheurs se rendaient à Grenay où ils ont été reçus par le Maire PCF qui est allé à leur rencontre dès qu’il a appris le blocage policier.

Le Maire, M.Champerey, a marché avec les sans papiers jusque de sa ville. Ayant été sollicité au dernier moment suite au désistement de la Mairie de Lens, l’on ne peut que se féliciter de la très grande sensibilité politique du Maire de Grenay à la cause des travailleurs sans papiers qui refusent la clandestinité que leur imposée l’Etat.

Le Maire PCF de Méricourt est aussi sollicité à la dernière minute devant un autre désistement. Non seulement M. Bernard Baude reçoit les marcheurs, les héberge en leur fournissant le repas, mais il invite les sans papiers à intervenir à la fin de la séance du Conseil Municipal ce soir et à animer un débat demain dans sa ville. Ce que le CSP59 va s’honorer à faire en signe de grande gratitude, car l’adhésion sans faille à une cause est compatible avec les remerciements, signe de correction.

La marche sera ce jeudi 18 juin vers 17h à Carvin.

Elle prendra le chemin de Seclin le vendredi 19 juin dès 8h du matin pour se rendre à l’entreprise Bénédicta, puis Michelin pour marquer la solidarité des sans papiers solidaires des sinistrés de Neuf Mesnil aux travailleurs en grève de ces deux entreprises où des licenciements sont annoncés.

Les marcheurs iront devant la Maire de Seclin, puis à l’UL CGT.

Jeudi 18 juin 2009
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